Nouvelle mise en accusation contre Egisto Ott : l'affaire | actualites360
Nouvelle mise en accusation contre Egisto Ott et Martin Weiss pour violation du secret professionnel
Vienne, 13 juillet 2026
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Summary
Le parquet de Vienne a déposé un acte d'accusation supplémentaire contre l'ancien inspecteur en chef du BVT Egisto Ott et son ancien supérieur Martin Weiss. Tous deux sont poursuivis pour violation d'une obligation de confidentialité dans le cadre du所谓的 « dossier BVT ». Un procès commun devant le tribunal régional est attendu à l'automne.
Vienne, 13 juillet 2026
Le parquet de Vienne a déposé lundi un nouvel acte d'accusation contre l'ancien inspecteur en chef de l'Office fédéral de la protection de la Constitution et de la lutte contre le terrorisme (BVT), dissous, Egisto Ott, ainsi que contre son ancien supérieur Martin Weiss, devant le tribunal régional des affaires pénales.
Les deux prévenus sont poursuivis pour violation d'une obligation de confidentialité. Comme l'a annoncé lundi le parquet par communiqué de presse, le nouvel acte d'accusation vise l'ancien inspecteur en chef du BVT Ott ainsi que son ancien supérieur, l'ancien chef de département du BVT Martin Weiss.
Chef d'accusation : violation de l'obligation de confidentialité
Selon l'acte d'accusation, Ott et Weiss seraient les auteurs du所谓的 « dossier BVT ». Il s'agit d'un dossier de 26 pages contenant les noms d'employées et d'employés du ministère de l'Intérieur ainsi que leur affectation de service, qu'Ott aurait transmis par voie postale à un journaliste.
Ott aurait, durant l'été 2017, confié ou rendu accessibles à un journaliste des informations secrètes relatives à la protection de la Constitution. Concrètement, il lui est reproché d'avoir divulgué des informations « qui ne lui avaient été confiées ou rendues accessibles qu'en raison de sa fonction ».
Contenu du dossier BVT
L'envoi contenait également l'affirmation selon laquelle un chef de section du BVT de l'époque aurait reçu des pages de passeport vierges de la République populaire démocratique de Corée et en aurait remis trois à des représentants du service secret sud-coréen.
Deuxième chef d'accusation concernant l'ATIB
Dans un autre chef d'accusation, à examiner séparément, Ott est en outre accusé d'avoir transmis en décembre 2018 à un député national du FPÖ de l'époque des informations confidentielles concernant un « informateur occasionnel » du BVT. Ces informations auraient porté sur l'ATIB (Union turco-islamique pour la coopération culturelle et sociale), la succursale de l'autorité religieuse turque en Autriche.
Ott aurait tiré ses connaissances de Martin Weiss. Ce dernier est donc également mis en accusation en qualité d'auteur complice. Weiss aurait « contribué à l'acte punissable d'Ott », selon une déclaration du parquet de Vienne.
Motivation du parquet
Le parquet motive également son accusation par les conséquences des actes allégués. « Par l'acte décrit, le droit des personnes concernées à la protection de leurs données à caractère personnel a été violé et le maintien de l'ordre public ainsi que de la sécurité nationale mis en danger », souligne le parquet dans son communiqué de presse.
L'innocence est présumée pour Ott et Weiss. La défense a déjà annoncé qu'elle avait formé un pourvoi en nullité et un appel contre la condamnation de première instance d'Ott de mai dernier. Le parquet a également fait appel du montant de la peine.
Procédure antérieure et appels
Ott a été condamné fin mai à Vienne en première instance pour abus d'autorité, espionnage et d'autres délits à une peine d'emprisonnement ferme de quatre ans et un mois. Le jugement n'est pas définitif.
Depuis, le parquet « enchaîne » de nouveaux actes d'accusation contre l'ancien agent du renseignement. Le parquet de Vienne dépose désormais une accusation contre Ott et Weiss pour le délit de « violation d'une obligation de confidentialité » (anciennement violation du secret de fonction).
Entre les différentes procédures, l'« affaire BVT » a également occupé au fil des années une commission d'enquête parlementaire ainsi que les autorités de poursuite pénale. Le BVT lui-même a entre-temps été dissous.
Perspective : procès commun à l'automne
Les deux actes d'accusation seront probablement jugés ensemble devant le tribunal régional. Il faut s'attendre à une date de procès contre Ott à l'automne.
La question de savoir si Weiss se présentera effectivement devant le tribunal reste toutefois incertaine. Weiss se trouve depuis un certain temps à Dubaï et n'est pas accessible à la justice nationale ; il a jusqu'à présent échappé aux poursuites pénales. Que Weiss comparaisse au procès serait une grande surprise.
Ott est défendu par sa représentante légale Anna Mair. Celle-ci n'a pas souhaité s'exprimer lundi après-midi à la demande de l'APA.
Sur le plan juridique, Ott et Weiss sont reprochés la violation d'une obligation de confidentialité. L'ancien article relatif à la violation du secret de fonction a entre-temps été remanié et adapté aux exigences du droit de la protection des données.
Le dossier, qui constitue le cœur du nouvel acte d'accusation, fait 26 pages. Il contient selon l'accusation des reproches adressés au service de renseignement intérieur ainsi que des données à caractère personnel d'employées et d'employés du ministère de l'Intérieur.
Avec les chefs d'accusation désormais ajoutés, le parquet de Vienne élargit encore le complexe déjà en cours autour de l'affaire BVT. Il reste à voir comment le tribunal régional coordonnera les deux procédures sur le plan des dates.