Kennedy Center 2026 : un juge ordonne le retrait du nom de | actualites360
Un juge fédéral bloque le changement de nom du Kennedy Center par Trump et ordonne le retrait de sa signalétique
WASHINGTON, D.C., le 29 mai 2026
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Summary
Un juge fédéral américain a ordonné vendredi le retrait du nom du président Donald Trump du Kennedy Center for the Performing Arts, statuant que le célèbre établissement culturel de Washington ne peut être renommé sans une loi du Congrès. La décision bloque également la fermeture temporaire du centre pour des rénovations majeures, le juge ayant qualifié le vote du conseil d'administration de « mal informé et apparemment prédéterminé ».
WASHINGTON, D.C., le 29 mai 2026
Un juge fédéral a bloqué vendredi la tentative du président Donald Trump d'ajouter son nom au John F. Kennedy Center for the Performing Arts et a ordonné le retrait de toute la signalétique et des références en ligne au « Trump Kennedy Center » dans un délai de 14 jours. La décision de 94 pages, rendue par le juge de district américain Christopher Cooper, stipule que seul le Congrès a le pouvoir de modifier le nom de l'institution, dédiée à la mémoire du président assassiné.
La décision de justice
Dans son ordonnance, le juge Cooper a souligné le caractère explicite de la loi fondatrice du centre. « La loi organique du Kennedy Centre indique très clairement que le centre doit porter le nom du président Kennedy, et il ne peut arborer aucun autre nom officiel ou mémorial public sur décision unilatérale du conseil d'administration », a écrit le magistrat. Il a ordonné que toute la signalétique physique et les documents en ligne faisant référence au « Donald J. Trump and John F. Kennedy Memorial Center for the Performing Arts » ou au « Trump Kennedy Center » soient retirés dans les deux semaines.
La décision va au-delà de la simple question du nom. Le juge a également bloqué l'administration dans son projet de fermer le centre culturel emblématique pour une rénovation de deux ans qui devait débuter en juillet. Le juge Cooper a qualifié les plans de rénovation de « flous » et a estimé que le vote du conseil d'administration du 16 mars pour fermer l'établissement était « mal informé et apparemment prédéterminé », sans égard pour ses obligations légales.
« Aucun des membres du conseil d'administration ne disposait d'informations suffisantes avant la réunion du 16 mars pour prendre une décision éclairée de fermer le centre », a écrit le juge Cooper.
La décision n'empêche pas définitivement une future fermeture, mais précise que le conseil d'administration ne devrait le faire qu'après avoir obtenu des informations suffisantes pour prendre une décision indépendante et réfléchie.
La réaction du Kennedy Center
L'administration du Kennedy Center a rapidement annoncé son intention de faire appel. Une porte-parole du centre a déclaré à NPR par courriel que le centre allait contester la décision. Roma Daravi, vice-présidente des relations publiques du Kennedy Center, a défendu la nécessité des travaux dans une déclaration détaillée.
« Nous examinerons attentivement la décision, bien que la réalité demeure : le centre a besoin d'une restauration urgente et significative – une vérité que même le plaignant reconnaît. Avec 257 millions de dollars obtenus par le président Trump et approuvés par le Congrès, les ressources sont en place et nous restons déterminés à explorer toutes les voies légales pour garantir que le Trump Kennedy Center soit restauré en tant que monument culturel national dont tous les Américains pourront profiter », a déclaré Roma Daravi.
La Maison Blanche, sollicitée par NPR pour un commentaire, n'a pas répondu dans l'immédiat.
Contexte et origines du conflit
Le président Trump était devenu président du conseil d'administration du Kennedy Center l'année dernière. Début 2025, il avait pris le contrôle du conseil d'administration, justifiant cette décision par le fait que l'institution était, selon lui, trop orientée à gauche. Trump et les membres votants actuels du conseil – tous choisis par le président – avaient prévu de commencer les rénovations début juillet, juste après les célébrations du 250e anniversaire des États-Unis.
Le juge Cooper a également contesté les affirmations du président. Dans un message publié sur Truth Social en février, Trump avait évoqué un examen d'un an du projet impliquant des entrepreneurs, des experts musicaux et des institutions artistiques. Le magistrat a catégoriquement rejeté cette version des faits.
« Il n'y a pas eu "d'examen d'un an du Trump Kennedy Center, qui a eu lieu avec des entrepreneurs, des experts musicaux, des institutions artistiques et d'autres conseillers et consultants, pour décider entre" une fermeture complète et partielle, comme le président Trump l'a affirmé », a écrit le juge Cooper.
Le procès avait été intenté en mars par la représentante Joyce Beatty de l'Ohio, membre d'office du conseil d'administration du Kennedy Center dont les droits de vote avaient été supprimés l'année précédente. Le Kennedy Center a déjà commencé à réduire sa programmation et a licencié la majeure partie de son personnel chargé des programmes.
Les fonds pour la rénovation
La question financière est au cœur du débat. Un montant de 257 millions de dollars a été obtenu par le président Trump et approuvé par le Congrès pour la restauration du Kennedy Center. L'administration actuelle considère que ces fonds justifient l'urgence des travaux. Cependant, la décision du juge Cooper souligne que l'aspect financier ne dispense pas le conseil d'administration de son obligation de prendre une décision éclairée et conforme à la loi.
Le magistrat a noté que les administrateurs auraient pu évaluer la pertinence de la fermeture de plusieurs manières prudentes. « Ce n'en était pas une », a-t-il conclu. La décision rappelle que le Congrès a donné son nom au Kennedy Center, et que seul le Congrès peut le changer.
Questions & Réponses
Pourquoi le juge a-t-il ordonné le retrait du nom de Trump du Kennedy Center ?
Le juge Christopher Cooper a statué que la loi fondatrice du centre stipule clairement qu'il doit porter le nom du président Kennedy et que seul le Congrès peut modifier cette appellation.
Le Kennedy Center peut-il encore être fermé pour rénovations à l'avenir ?
Oui, la décision n'empêche pas une fermeture future, mais elle exige que le conseil d'administration dispose d'informations suffisantes pour prendre une décision indépendante et réfléchie.
Qui a intenté le procès contre le changement de nom et la fermeture ?
La plainte a été déposée par la représentante Joyce Beatty de l'Ohio, une membre d'office du conseil d'administration du Kennedy Center dont les droits de vote avaient été supprimés l'année dernière.