Schellhorn démantèlement bureaucratique : 43 mesures sur | actualites360
Schellhorn défend la lenteur du démantèlement bureaucratique et renvoie aux ministères
Vienne, 10 juillet 2026
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Summary
Le secrétaire d'État NEOS Sepp Schellhorn a défendu jeudi soir dans le ZiB 2 le fait que seules 43 des 113 mesures du premier paquet de dérégulation aient été mises en œuvre. Il a renvoyé à la compétence des différents ministères et n'a annoncé aucun successeur pour « Sepp 1 ».
Vienne, 10 juillet 2026
Le secrétaire d'État NEOS Sepp Schellhorn a reconnu jeudi soir dans le ZiB 2 que sur 113 mesures du premier paquet de débureaucratisation, seules 43 ont été mises en œuvre, et en a attribué la responsabilité aux différents ministères.
Bilan après 500 jours
Le bilan est sobre : 500 jours après l'entrée en fonction du gouvernement, 38 pour cent des projets de démantèlement bureaucratique sont réalisés. Sur les 113 mesures du premier paquet adopté en décembre, appelé en interne « Sepp 1 », 43 sont mises en œuvre selon les indications de Schellhorn. Seulement quatre pour cent des propositions n'auraient même pas encore été abordées, a souligné le secrétaire d'État jeudi dans le ZiB 2 auprès du présentateur Martin Thür.
Schellhorn a rejeté fermement le reproche d'inaction. « Nein, ich dereguliere mich auf keinen Fall », a-t-il répondu à la question de savoir s'il bloquait lui-même. Les retards ne viendraient pas de lui, mais des ministères : « An mir liegt es nicht, es liegt an den einzelnen Ministerien. » Il se voit comme un médiateur entre les différentes instances et comme un « harter Buckler », qui se bat pour que la débureaucratisation ait lieu.
Thür a illustré à quel point la mise en œuvre est parfois laborieuse par un exemple concret : dans la loi sur la gestion environnementale, l'exigence d'un numéro de télécopieur doit encore être supprimée. Schellhorn a pris connaissance de l'exemple avec sérénité et a renvoyé la balle : « An mir liegt's nicht. » On s'efforce de faciliter les procédures et non de les compliquer.
L'arithmétique de la coalition comme frein
L'arithmétique de la coalition freine le rythme, a reconnu le responsable du NEOS. Il exige 24 réformes du ministère de l'Économie, le ministère ne se jugeant lui-même compétent que pour 23 d'entre elles. « Es hat einfach seine Vorläufe, drei Parteien müssen sich halt einigen, das ist eben die Koalitionsarbeit », a déclaré Schellhorn. Il comprend l'impatience, mais travaille à « alles ab ».
Il n'y aura pas de deuxième grand paquet selon les termes de Schellhorn. « Sepp 2 » n'est pas prévu, a-t-il confirmé. On veut plutôt procéder « kleinteilig in die Ministerien hinein ». Un grand paquet « würde den zeitlichen Rahmen und die Ungeduld sprengen ». Le premier paquet était destiné à « die Dampflokomotive faktisch auf Volldampf zu bringen ».
Rapport EcoAustria et 20 milliards d'euros de potentiel
En matinée, Schellhorn avait présenté le premier « Entbürokratisierungsbericht », réalisé par l'institut de recherche économique EcoAustria pour 15 467,67 euros. Selon cette analyse, la bureaucratie coûte à l'État jusqu'à 20 milliards d'euros par an. Si l'Autriche réduisait sa charge bureaucratique au niveau néerlandais, 20 milliards d'euros de croissance par an seraient possibles, a calculé Schellhorn. « Dieses Potenzial müsse ausgeschöpft werden », a-t-il dit : « Ich will liefern. »
Plus de 5 000 contributions de citoyens ont été intégrées au rapport, a rapporté le secrétaire d'État. On ne travaille désormais « nicht im Blindflug » et « nicht aus dem Bauchgefühl heraus, sondern auch evidenzbasiert ». On ne veut pas « mit einem vollen Paket zuschütten » les ministères. On procède plutôt « kleinteilig in die Ministerien hinein ».
Thür a relancé en demandant si ce n'était pas un « Wunsch ans Christkind ». Schellhorn a répliqué : « Das ist eine berechtigte Kritik, ich verstehe Ihre Ungeduld. » Il aimerait lui aussi que cela aille plus vite : « Unser Wunsch wäre, dass wir viel mehr schon viel schneller streichen können, weil die Wirtschaft es braucht und weil der Standort es braucht. »
Le rôle du secrétaire d'État
Schellhorn a décrit modestement le rôle du secrétaire d'État : « Ich kann selber nichts umsetzen, das wissen Sie. » Il est là pour « zu moderieren, einzubringen und mit den Ministerien auch einzeln zu verhandeln ». La responsabilité incombe à l'ensemble du gouvernement fédéral, « aber auch bei jedem Bürgermeister, jeder Bürgermeisterin und jedem Landeshauptmann ».
Interrogé sur le fédéralisme, qui complique par exemple les permis de construire, Schellhorn s'est montré diplomate : « Der Föderalismus ist sehr stark. » Il invite régulièrement les Länder à « mit uns zu rudern ». Il voit des exemples positifs en Styrie et dans la collaboration avec les secrétaires d'État Pröll et Leichtfried.
Schellhorn a repris à plusieurs reprises l'image du rameur collectif : « Wir rudern alle, auch ich rudere und ich lade immer wieder die Landeshauptleute ein, auch hier mit uns zu rudern. » On est « gemeinsam in einem Boot », il ne s'agit pas d'intérêts particuliers. Le commentaire de l'ORF a noté à ce sujet qu'il s'agissait là « nicht unbedingt ein geschicktes Bild ».
Fédéralisme et Länder
Lorsque le ministère de l'Économie dit qu'une affaire ne lui est pas imputable, « dann werden wir das ausdiskutieren », a annoncé Schellhorn. Dans de nombreux domaines, il faut abandonner les anciennes réglementations et « neu denken ». Mais il faut « gewisse Dinge abgestimmt werden », et dans la logique tripartite, « immer wieder andere Vorschläge dazu ».
Une voiture de fonction évoquée lui tient autant qu'à cœur que le télécopieur, c'est-à-dire pas du tout : « Das ist die mediale Berichterstattung », a écarté Schellhorn d'un geste. À la question de savoir pourquoi le paquet de réformes « Sepp 1 » ne serait pas suivi d'un « Sepp 2 », il a invoqué la complexité : « Man wird im Leben auch gescheiter. »
Schellhorn a contesté l'appréciation selon laquelle le premier paquet aurait été trop modeste. C'était « das erste große Entbürokratisierungs-Entlastungspaket ». « Aber das Große und Ganze sind ja die anderen 23 », a-t-il dit en évoquant les mesures encore en suspens. Le gouvernement est en fonction depuis 500 jours, 38 pour cent sont réalisés.
Perspective : pas de « Sepp 2 »
Dans l'ensemble, le secrétaire d'État s'est montré combatif : « Ich will liefern. » Il ne va « auf keinen Fall » se « deregulieren » lui-même. Il prend au sérieux les critiques sur la lenteur de la mise en œuvre, mais la responsabilité en incombe aux ministères. « Wir arbeiten alles ab », a-t-il assuré.
La réaction sur les réseaux sociaux et dans le « ZiB 2 » est restée mesurée. Thür a confronté Schellhorn au chiffre sobre de 43 sur 113, le secrétaire d'État a renvoyé au grand potentiel d'économies de 20 milliards d'euros. « Da habe ich recht », a déclaré Schellhorn à ce moment-là, « und das ist das, worauf es ankommt. »
À la fin de l'interview, Schellhorn a remercié pour la « berechtigte Kritik » et a réaffirmé sa volonté de réforme. Les prochaines étapes se feront « kleinteilig », un deuxième grand paquet n'est pas prévu. Les Länder et les ministères sont désormais attendus au tournant.
Le rapport présenté jeudi doit fournir la base des travaux à venir. EcoAustria a reçu pour cela 15 467,67 euros. Schellhorn a annoncé qu'il négocierait les résultats avec les ministères dans les semaines à venir. « Wir rudern alle », a-t-il répété pour conclure.
Les prochaines semaines montreront si le rythme du démantèlement bureaucratique s'accélère réellement. Schellhorn mise sur la négociation plutôt que sur un deuxième grand paquet. Reste à savoir si cela suffira à convaincre l'économie et les citoyens, ce qui se mesurera au nombre de mesures mises en œuvre.
Une chose est sûre : 43 sur 113 sont un début, mais pas un motif de gloire. Le gouvernement a encore quelque 70 projets de « Sepp 1 » en suspens. Schellhorn se voit comme un modérateur, pas comme un décideur. Reste à voir si ce rôle suffira à libérer le potentiel d'économies de 20 milliards d'euros.