Le Bundestag vote la réforme de la loi sur le chauffage – les aides aux pompes à chaleur diminuent immédiatement
Berlin, 10 juillet 2026
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Summary
Les aides publiques aux pompes à chaleur et aux autres systèmes de chauffage respectueux du climat diminuent avec effet immédiat ; aucune demande ne pourra être déposée jusqu'au 21 juillet. Le Bundestag doit voter le 10 juillet la loi sur la modernisation énergétique des bâtiments, qui remplace l'actuelle loi sur le chauffage et supprime la règle des 65 % d'énergies renouvelables.
Berlin, 10 juillet 2026
Le Bundestag vote vendredi la loi sur la modernisation énergétique des bâtiments (GModG), par laquelle le gouvernement fédéral noir-rouge réduit dès à présent les aides aux pompes à chaleur et aux autres chauffages respectueux du climat et suspend les demandes jusqu'au 21 juillet.
Selon le ministère fédéral de l'Économie, une phase de transition pour les ajustements techniques est prévue du 9 au 20 juillet auprès de la banque publique KfW et de l'office fédéral Bafa. Pendant cette phase, s'applique selon le ministère une règle de protection de la confiance : toute personne disposant déjà d'une confirmation de demande valable ou d'une description technique du projet peut continuer à déposer sa demande aux conditions précédentes. À partir du 21 juillet, de nouvelles conditions d'aide, moins avantageuses, doivent entrer en vigueur.
Transition technique chez KfW et Bafa
Le plan du gouvernement fédéral prévoit de réduire progressivement les aides publiques aux pompes à chaleur et aux autres chauffages respectueux du climat au cours des prochaines années. « Jusqu'à présent, les propriétaires immobiliers pouvaient obtenir une subvention couvrant jusqu'à 70 % des coûts d'investissement, dans la limite de 21 000 euros. » À l'avenir, les propriétaires de maisons individuelles ou collectives, les copropriétés ainsi que les entreprises et les communes pourront demander les aides selon les nouvelles règles à partir du 21 juillet auprès de la Kreditanstalt für Wiederaufbau (KfW).
L'aide de base de 30 % est maintenue. En revanche, le bonus de rapidité climatique, qui était jusqu'à présent de 20 %, baisse immédiatement à 16 % et sera ensuite réduit progressivement tous les six mois. Le projet de loi pour la commission budgétaire du Bundestag prévoit en outre que, selon les plans, d'autres réductions auront lieu tous les six mois. D'ici 2030, cette mesure devrait permettre d'économiser environ 2,1 milliards d'euros.
Les taux d'aide dépendent davantage du revenu
Les taux d'aide dépendront à l'avenir davantage du revenu du ménage. « Ceux qui gagnent moins de 30 000 euros par an pourraient à l'avenir recevoir jusqu'à 22 400 euros d'aides. » Pour cette catégorie de revenus, le montant maximal de la subvention passe en 2026 de 21 000 à 22 400 euros. « Parallèlement, le bonus de revenu doit à l'avenir profiter principalement aux personnes dont le revenu annuel est inférieur à 30 000 euros. » En revanche, pour les propriétaires dont le revenu annuel ne dépasse pas 40 000 euros, il baisse à 19 600 euros en 2026 et à 13 200 euros d'ici 2030. « Pour les revenus à partir de 40 000 euros, l'aide maximale est déjà de 16 500 euros et doit également diminuer progressivement. » Pour les ménages dont le revenu annuel dépasse 50 000 euros, la subvention pourrait, selon les plans, retomber à 6 600 euros d'ici 2030.
Un bonus enfant est nouvellement introduit : pour une famille avec un ou plusieurs enfants, le revenu pris en compte est réduit de 10 000 euros. Le bonus enfant s'applique également aux familles aux revenus plus élevés. « Pour les familles avec enfants, les seuils de revenu doivent chacun augmenter de 10 000 euros. »
Le gouvernement fédéral noir-rouge prévoit une réforme de l'actuelle loi sur le chauffage, qui doit remplacer la loi sur le chauffage en vigueur. Elle autorise l'installation de nouveaux chauffages au fioul et au gaz, car elle supprime l'exigence selon laquelle les nouveaux systèmes de chauffage devront, à partir de 2028, fonctionner à au moins 65 % avec des énergies renouvelables. Le cœur de la loi actuelle sur l'énergie des bâtiments doit disparaître, à savoir la règle des 65 % : celle-ci prévoit que tout nouveau chauffage installé doit fonctionner à 65 % avec des énergies renouvelables.
L'escalier bio remplace la règle des 65 %
À l'avenir, les nouveaux chauffages au gaz et au fioul devront également rester possibles, à condition d'utiliser progressivement une part croissante de combustibles neutres en CO2, comme le biométhane. Le所谓的 « escalier bio » prévoit que cette part atteigne au moins 10 % d'ici 2029, puis augmente progressivement jusqu'à au moins 60 % d'ici 2040. D'ici 2045, elle devra atteindre 100 %. Au moins pour les constructions neuves, la possibilité de choisir un nouveau chauffage au fioul ou au gaz pourrait disparaître en 2030, car une directive européenne y impose des exigences strictes en matière de protection du climat.
La Fédération allemande des pompes à chaleur (Bundesverband Wärmepumpe) a déclaré à MDR AKTUELL que les ajustements étaient probablement inevitables au vu de la situation financière. « Il n'y a aucune raison d'attendre, mais il n'y a pas non plus de raison de paniquer maintenant. » Martin Sabel, directeur général de la fédération, a conseillé : « C'est pourquoi toute personne envisageant une pompe à chaleur serait 'bien avisée de ne pas attendre trop longtemps'. » La fédération a en parallèle plaidé pour le maintien du montant et de la logique des aides. « Sabel voit d'un œil critique surtout le fait que des modifications du droit réglementaire soient prévues en parallèle. Cela fait perdre en partie le repère. » La Fédération allemande de l'industrie du chauffage (Bundesverband der Deutschen Heizungsindustrie) a déclaré que les ajustements devaient être menés avec « mesure ». « L'essentiel est que les investissements nécessaires dans le parc immobilier ne soient pas freinés. »
Critiques des fédérations et de l'opposition
Les critiques viennent aussi bien de l'opposition et des organisations de protection de l'environnement que de la Fédération allemande des industries de l'énergie et de l'eau (BDEW). Ils craignent que les objectifs climatiques dans le secteur du bâtiment ne puissent pas être atteints avec la nouvelle loi. La responsable écologiste de la politique énergétique Alaa Alhamwi a déclaré : « Le gouvernement fédéral a promis aux citoyens un soutien fiable au chauffage jusqu'en 2029. » La fédération des conseillers en énergie GIH réagit également « très critiquement ». Son président Stefan Bolln a averti : « Les réductions à court terme, les réglementations complexes et l'absence de délais de transition freinent précisément les personnes qui souhaitent aujourd'hui investir dans des bâtiments respectueux du climat. » En outre, les gaz verts ne sont pas disponibles en quantité suffisante et sont plus urgently needed dans d'autres secteurs, comme l'industrie.
La réforme s'inscrit également dans le contexte de l'engagement de l'Allemagne à atteindre la neutralité climatique d'ici 2045. Dans le même temps, les critiques soulignent que les coûts de chauffage des ménages privés qui continuent à miser sur le fioul ou le gaz augmenteront considérablement en raison de la hausse continue des prix du CO2.
En vertu de la nouvelle loi, les propriétaires-bailleurs doivent participer aux coûts de chauffage courants des locataires lorsqu'ils installent un nouveau chauffage au gaz ou au fioul. Concrètement, les propriétaires-bailleurs devront prendre en charge la moitié des redevances de réseau, du prix du CO2 ainsi que des coûts des biocombustibles – par exemple le biométhane. La Fédération allemande des pompes à chaleur a souligné que la confirmation de demande ne constitue pas encore une demande d'aide valable ; les demandeurs doivent utiliser la phase de transition pour compléter leurs dossiers à temps.
Réforme de la loi sur le chauffage : les aides aux pompes à | actualites360