Loi sur la modernisation des bâtiments : première lecture | actualites360
Le Bundestag débat du projet de loi sur la modernisation des bâtiments porté par la coalition noire-rouge
Berlin, le 11 juin 2026
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Summary
Le 11 juin 2026, le Bundestag a tenu la première lecture du projet de loi sur la modernisation des bâtiments porté par la coalition noire-rouge. La ministre de l'Économie Katherina Reiche a plaidé pour un nouveau départ de la transition énergétique dans le secteur de la chaleur, tandis que l'opposition et la gauche ont vivement critiqué le projet.
Berlin, le 11 juin 2026
Au Bundestag, la première lecture du projet de loi sur la modernisation des bâtiments porté par la coalition noire-rouge, qui constitue le successeur de la loi sur le chauffage du gouvernement de la coalition « feux tricolores », s'est tenue jeudi 11 juin 2026.
Contenu du projet de loi
Le projet de loi sur la modernisation des bâtiments présenté par le gouvernement noir-rouge a suscité des débats animés, avec des questions intercalées pratiquement après chaque intervention. Le projet porte le titre de « Gesetz zur Änderung des Gebäudeenergiegesetzes, zur Änderung des Gebäude-Elektromobilitätsinfrastruktur-Gesetzes und zur Änderung weiterer Vorschriften im Wärmebereich » et a été déposé sous les numéros de documents 21/6278 et 21/6565.
La ministre fédérale de l'Économie, Katherina Reiche (CDU), a défendu avec force le nouveau texte, qu'elle a qualifié de nouveau départ pour la « Wärmewende » (transition énergétique dans le secteur de la chaleur). Les règles précédentes issues de la loi du gouvernement « feux tricolores » étaient trop compliquées, « sie waren bürokratisch, und sie waren wenig flexibel ». Le message central de la loi est que « Heizungszwänge durch Technologieoffenheit ersetzt » werden. Reiche a également déclaré : « Mit dem Gebäudemodernisierungsgesetz ziehen wir einen Schlussstrich unter eine Politik des Misstrauens ».
Le contrat de coalition avait prévu l'abrogation de la loi sur le chauffage. La disposition centrale imposant que les nouvelles chaudières fonctionnent à 65 % grâce aux énergies renouvelables a été supprimée dans le projet présenté. La GEG (loi sur l'énergie des bâtiments) de la coalition « feux tricolores » prévoyait que, depuis 2024, les chauffages installés dans les constructions neuves fonctionnent avec au moins 65 % d'énergies renouvelables.
Le projet prévoit à la place un « escalier du bio » (Bio-Treppe) : à partir de janvier 2029, au moins 10 % de combustibles respectueux du climat devront être utilisés, puis au moins 15 % à partir de janvier 2030, au moins 30 % à partir de janvier 2035 et au moins 60 % à partir de janvier 2040. La condition est que, à compter du 1er janvier 2029, ces systèmes utilisent une part croissante de combustibles neutres en CO2, comme le biométhane, le biofioul ou le gaz liquéfié biogénique.
Hydrogène et quotas pour les distributeurs
Outre les pompes à chaleur, le raccordement à un réseau de chaleur urbain, les modèles hybrides et les chauffages à biomasse, l'installation de nouveaux chauffages au gaz et au fioul doit rester possible. Le projet de loi range explicitement parmi les gaz verts l'hydrogène vert, bleu, orange et turquoise. L'hydrogène vert est produit exclusivement à partir d'électricité d'origine renouvelable. Pour l'hydrogène bleu et turquoise, on utilise du gaz naturel.
Le texte prévoit en outre un « quota modéré de gaz verts ainsi qu'un quota de fioul vert » pour les metteurs sur le marché de gaz naturel et de fioul de chauffage : le secteur de la distribution de combustibles devra être tenu de vendre des alternatives et des mélanges respectueux du climat dans certaines proportions. En 2028, le quota doit démarrer en dessous de 1 % avant d'augmenter. Les fournisseurs devront en outre être obligés de mesurer correctement la part de combustibles respectueux du climat.
Répartition des coûts entre propriétaires et locataires
Si les propriétaires bailleurs choisissent d'installer un nouveau chauffage fossile dans un immeuble résidentiel existant, ils devront désormais participer aux coûts de chauffage courants. À partir de 2028, les locataires ne supporteront plus que la moitié des redevances de réseau et du prix du CO2. À partir de 2029, les propriétaires bailleurs prendront également en charge la moitié du surcoût lié au mélange prescrit de combustibles biogènes, mais uniquement jusqu'à un maximum de 30 % du combustible total consommé.
Critiques de l'opposition
L'opposition a formulé de vives critiques. Katharina Dröge (Bündnis 90/Die Grünen) a déclaré : « Mitten in der größten Ölkrise, die die Welt jemals erlebt hat, machen Sie ein Gesetz, in dem Sie den Leuten sagen, kauft wieder alte Gasheizungen, als gäbe es diese Krise einfach nicht ». Marc Bernhard (AfD) a qualifié le projet de « nichts anderes als Habecks Heizungshammer durch die Hintertür ». L'escalier du bio et la hausse continue du prix du CO2 signifiaient de facto l'interdiction des chauffages au fioul et au gaz.
Marc Bernhard (AfD) a également déclaré : « Sie wollen uns allen Ernstes erzählen, dass das Heizungsgesetz abgeschafft wird und in Zukunft wieder jeder die Heizung einbauen kann, die er will? » et a déploré : « Ihre angebliche Freiheit bei der Heizungswahl ist in Wirklichkeit eine Falle ». Violetta Bock (Die Linke) a affirmé : « Wir wissen, dass der vorliegende Gesetzesentwurf verfassungswidrig ist ». De nombreuses expertises existeraient déjà et des recours intentés par des associations de protection de l'environnement seraient en préparation.
Suite de la procédure
L'orateur du SPD Helmut Kleebank a plaidé pour un vote favorable et déclaré : « Klimaschutz ist kein Luxus ». Le changement climatique et la protection du climat étaient, selon lui, des questions sociales. « Aus dieser Realität ziehen wir heute Konsequenzen mit dem vorliegenden Gesetz », a poursuivi Kleebank. Les personnes aux revenus modestes étaient plus durement touchées par les conséquences du changement climatique. « Diese Gruppen zu schützen, ist auch eine vorrangige Aufgabe von Politik ».
Lars Rohwer (CDU/CSU) a contesté l'argument selon lequel la loi imposerait trop de contraintes. Dans les constructions neuves, la pompe à chaleur est aujourd'hui déjà « absolut der Standard ». Des interventions excessives dans le droit public et un débat public survolté ne sont donc pas nécessaires. Le projet prévoit d'élargir les aides à l'extension et à la décarbonation des réseaux de chaleur.
La loi sur la planification communale de la chaleur est en vigueur depuis début 2024. Elle prévoit que les grandes villes (plus de 100 000 habitants) présentent un plan chaleur d'ici mi-2026. Le projet va désormais être examiné plus en détail au sein de la commission compétente, à savoir la commission de l'Économie et de l'Énergie.
Reiche a annoncé : « Diese Politik, die korrigieren wir jetzt ». Selon les mots de la ministre, il s'agit d'ouvrir une nouvelle étape de la transition énergétique dans le secteur de la chaleur, fondée sur une responsabilité accrue des propriétaires et des locataires ainsi que sur un mix de différentes technologies.