Alger, 2 juillet 2026
Lors des élections législatives en Algérie, plus de 10 000 candidats se sont affrontés jeudi sur des centaines de listes pour 407 sièges à l'Assemblée nationale populaire.
La campagne électorale a duré environ trois semaines et a mené les candidats à travers villes et villages. Les thèmes centraux étaient le pouvoir d'achat, la hausse des prix, le chômage des jeunes et la justice sociale. Le politologue algéro-suisse Hasni Abidi a déclaré qu'une participation encore en baisse ne serait pas seulement l'expression d'un profond mécontentement, mais aussi une gifle pour les élites au pouvoir.
La participation comme baromètre
Les analystes partent du principe que la participation sera à nouveau faible. Lors des précédentes élections législatives de 2021, le taux de participation n'avait atteint que 23 % des électeurs inscrits, un plancher historique. Les observateurs interprètent le scrutin moins comme un choix d'orientation que comme un baromètre de l'humeur sur la relation entre la population et la classe politique.
