Réforme des soins 2026 : aperçu des plans d'économie de | actualites360
Warken présente un projet de réforme des soins : cotisations plus élevées pour les personnes sans enfants et les hauts revenus, ajustements des prestations retardés
Berlin, 04 juin 2026
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Summary
La ministre fédérale de la Santé, Nina Warken (CDU), a présenté un projet de réforme complète des soins visant à stabiliser la situation financière de l'assurance dépendance. Le projet prévoit notamment des cotisations plus élevées pour les personnes sans enfants, une augmentation de la limite de cotisation et des retards dans l'ajustement des prestations.
Berlin, 04 juin 2026
La ministre fédérale de la Santé, Nina Warken (CDU), a présenté un projet de réforme des soins qui vise à stabiliser l'assurance dépendance et à atténuer les augmentations de cotisations pour les assurés, grâce à des cotisations plus élevées, des ajustements de prestations retardés et de nouvelles offres de prévention.
Le projet de loi du ministère fédéral de la Santé a été consulté par Deutschlandfunk, le studio de la capitale de l'ARD, le Tagesspiegel et l'agence de presse allemande (dpa). Le portail Politico avait été le premier à en faire état. Cette réforme fait partie des projets que le gouvernement fédéral noir-rouge souhaite adopter cet été. Le paquet vise à augmenter les revenus des caisses de soins tout en évitant des augmentations de cotisations abruptes pour les assurés.
Situation financière de l'assurance dépendance
Au cœur du projet se trouve un déficit financier que le ministère qualifie d'urgent. Pour l'année prochaine, avec un taux de cotisation de 3,6 %, un déficit de 7,6 milliards d'euros est attendu dans l'assurance dépendance. Selon le projet, la ministre fédérale de la Santé Warken s'attend à un déficit de plusieurs dizaines de milliards d'euros par an, soit environ 22,5 milliards d'euros cumulés au cours des deux prochaines années. Le ministère met en garde contre les charges croissantes pesant sur les caisses de soins en raison du changement démographique – plus de six millions de personnes dépendent actuellement de soins dans toute l'Allemagne.
Pour combler ce déficit, le projet prévoit plusieurs mesures du côté des recettes. Le taux de cotisation pour les personnes sans enfants devrait passer de 4,2 % à 4,3 % le 1er janvier 2027, soit une augmentation de 0,1 point de pourcentage pour atteindre un total de 0,7 point de pourcentage de cotisation. La limite de cotisation sera augmentée, de sorte que les hauts revenus seront davantage mis à contribution ; cela devrait rapporter environ 1,6 milliard d'euros supplémentaires dans les caisses l'année prochaine et 1,7 milliard d'euros supplémentaires chaque année pendant les deux années suivantes. Les employés en mini-jobs devront à l'avenir verser une cotisation à l'assurance dépendance. De plus, des restrictions concernant l'assurance conjointe des conjoints sans cotisation, telles qu'elles existent dans l'assurance maladie légale, entreront en vigueur.
Côté recettes : cotisations plus élevées pour les hauts revenus et les personnes sans enfants
Côté dépenses, le ministère prévoit des retards dans l'ajustement des prestations. Les assurés seront désormais classés dans le prochain degré de dépendance supérieur seulement après un délai de six mois. Les niveaux de dégrèvement plus élevés des suppléments pour dépendance pour les résidents des maisons de retraite entreront également en vigueur un demi-an plus tard. Ces deux mesures devraient soulager les caisses de soins d'environ 2,6 milliards d'euros en 2027. Le projet prévoit des économies totales d'environ onze milliards d'euros la première année et d'environ 20,34 milliards d'euros d'ici 2030.
En ce qui concerne les prestations, le projet contient des réductions, mais aussi de nouvelles offres. Pour les personnes dépendantes du degré de dépendance 1, le montant de dégrèvement actuel allant jusqu'à 131 euros par mois, qui permettait jusqu'à présent de financer par exemple l'aide ménagère, disparaîtra. Elles recevront plutôt davantage de conseils de prévention. Ceux qui seront nouvellement classés dans les degrés de dépendance 2 ou 3 ne recevront que la moitié du montant de dégrèvement pendant les trois premiers mois. Le système de subventions échelonnées pour l'hébergement en établissement devrait en principe être maintenu. Les assurés de 60 ans et plus auront droit à des prestations régulières de prévention médicale et de dépistage précoce afin de prévenir les risques sanitaires liés à l'âge.
Prestations : moins de dégrèvement dans le degré de dépendance 1, nouvelle prévention
Un nouvel élément central est le soi-disant accompagnement des soins pour les soins à domicile. Cela permettra de détecter plus tôt les détériorations de l'état de santé. De plus, un mécanisme sera pour la première fois ancré pour que les prestations de l'assurance dépendance soient régulièrement ajustées en fonction de l'inflation. Cette dynamisation devrait amortir l'augmentation des quotes-parts que les personnes dépendantes doivent supporter elles-mêmes – un domaine où l'assurance dépendance, contrairement à l'assurance maladie légale, ne couvre de toute façon qu'une partie des coûts.
Les proches aidants sont également concernés. Le projet prévoit que les caisses de soins verseront à l'avenir des cotisations de retraite moins élevées pour les aidants familiaux. Cela devrait soulager les caisses de 1,8 milliard d'euros l'année prochaine ; d'ici 2030, le soulagement devrait passer progressivement à 2,1 milliards d'euros. Parallèlement, le ministère prévoit que les enfants de personnes dépendantes pourraient être davantage mis à contribution pour financer l'hébergement de leurs parents en établissement. Les réglementations exactes à ce sujet feront l'objet d'une loi distincte. Avec ces mesures, Warken entend également soulager les communes des coûts de l'aide sociale – bien que les économies sur les subventions aux établissements devraient, à l'inverse, entraîner des dépenses supplémentaires pour les villes et les communes.
Impacts sur les proches et les communes
La réforme repose ainsi sur un ensemble de mesures d'économie et de recettes. Le taux de cotisation à l'assurance dépendance avait augmenté pour la dernière fois de 0,2 point de pourcentage début 2025. Le projet vise à éviter pour le moment une nouvelle augmentation plus forte, tout en mieux amortissant les charges démographiques. Le système d'assurance dépendance légale et privée devrait être maintenu dans son principe.
Politiquement, le calendrier est ambitieux : la réforme est l'un des projets que la coalition noir-rouge veut faire adopter par le Bundestag et le Bundesrat avant la pause estivale. L'agence de presse allemande (dpa) et l'agence de presse AFP ont rendu compte du projet ; la rédaction csg en est responsable. La version finale du projet de loi pourrait encore différer dans ses détails du projet de loi actuel, mais la direction générale est claire : plus de recettes des hauts revenus, des personnes sans enfants et des travailleurs à temps partiel, des ajustements de prestations retardés, une prévention renforcée et une indexation des prestations régulières sur l'inflation.
Calendrier politique et questions en suspens
Les critiques devraient surtout s'opposer aux délais d'attente plus longs pour les reclassements et à la réduction du montant de dégrèvement dans le degré de dépendance 1. Les partisans soulignent qu'avec l'accompagnement des soins et les prestations de prévention pour les plus de 60 ans, de nouvelles voies sont explorées pour retarder, voire éviter, la dépendance. Les deux parties s'accordent sur le diagnostic selon lequel l'assurance dépendance doit être fondamentalement consolidée sous la pression d'une société vieillissante.
La réforme des soins fait partie d'un paquet de réformes plus large du gouvernement fédéral noir-rouge. La coalition avait annoncé dans son programme de travail qu'elle assurerait la stabilité financière des assurances sociales. Avec les plans désormais présentés, Warken se concentre avant tout sur la question des recettes, tandis que les questions structurelles – comme le financement des tâches de soins à l'échelle de la société ou le développement des structures ambulatoires – restent pour l'instant ouvertes.
Pour les assurés, le projet signifie à court terme des déductions plus élevées pour les personnes sans enfants et les hauts revenus, à moyen terme une plus grande sécurité de planification grâce à l'ajustement à l'inflation, mais aussi des délais d'attente plus longs avant que les degrés de dépendance et les suppléments plus élevés ne s'appliquent. La question de savoir si la réforme pourra effectivement empêcher les augmentations de cotisations comme prévu dépendra de l'ampleur des écarts entre l'évolution des salaires et le nombre de personnes dépendantes par rapport aux hypothèses du ministère dans les années à venir.
Dans les semaines à venir, les associations, les Länder et les groupes parlementaires devraient débattre du projet. Ce n'est qu'après ces discussions que l'on verra sous quelle forme la réforme entrera finalement en vigueur – et quelles mesures présentées ici seront maintenues.