Reiche fait un geste sur les lois énergétiques : le soutien solaire pour les petites installations est maintenu à titre transitoire
Berlin, 17 juillet 2026
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Summary
La ministre fédérale de l'Économie, Katherina Reiche (CDU), a fait un pas en arrière sur les lois énergétiques controversées. Au lieu de supprimer complètement le tarif fixe de rachat pour les nouvelles petites installations solaires, un paiement transitoire limité dans le temps est désormais prévu, avant que les exploitants ne doivent passer à la commercialisation directe.
Berlin, 17 juillet 2026
La ministre fédérale de l'Économie, Katherina Reiche (CDU), a fait un pas en arrière sur les lois énergétiques controversées et prévoit désormais un paiement transitoire limité dans le temps pour les petites installations solaires, comme le révèle une nouvelle version du projet de loi sur les énergies renouvelables (Erneuerbare-Energien-Gesetz).
Un recul après les critiques
Le projet révisé de la loi sur les énergies renouvelables (EEG), dont l'Agence de presse allemande (dpa) a pris connaissance, prévoit que les petites installations solaires jusqu'à 25 kilowatts de puissance installée, mises en service à partir de 2027, bénéficient à titre transitoire d'un tarif fixe de rachat réduit pendant une durée pouvant aller jusqu'à 36 mois. Ce n'est qu'ensuite que les exploitants devront passer à la commercialisation directe. Reiche avait initialement prévu de supprimer entièrement le tarif fixe de rachat pour ces installations, ce qui avait suscité de vives critiques parmi les investisseurs, les associations du secteur énergétique et au sein du SPD.
La femme politique de la CDU avait auparavant cherché à supprimer complètement le tarif fixe de rachat. Il s'agissait, selon sa présentation, de réduire globalement les coûts du soutien prévu par l'EEG. Reiche maintient officiellement cet objectif, mais souhaite réduire les coûts du dispositif. Ses détracteurs lui reprochent de freiner ainsi la transition énergétique. Le tarif de rachat est en effet considéré depuis longtemps comme un incitatif central pour le développement photovoltaïque privé et à petite échelle.
Délai transitoire et commercialisation directe
Jusqu'à présent, la règle était la suivante : quiconque produit de l'électricité solaire sur son toit et l'injecte dans le réseau reçoit un montant fixe par kilowattheure pendant 20 ans. Ce dispositif garantissait aux investisseurs des revenus calculables sur une longue période. La nouvelle construction rompt avec ce principe. À l'avenir, les particuliers devront vendre l'énergie produite via des prestataires aux bourses de l'électricité. Le niveau de rémunération y fluctue en fonction du marché et peut se situer aussi bien au-dessus qu'en-dessous des montants fixes précédents.
La limitation du paiement transitoire à trois ans maximum doit faciliter le passage des exploitants au nouveau modèle. "Pour une transition en douceur, un 'paiement transitoire limité dans le temps' est toutefois prévu", indique-t-on au ministère fédéral de l'Économie. "Les petites installations de moins de 25 kilowatts de puissance installée, en particulier les petites installations photovoltaïques sur toit, ne recevront plus de soutien permanent", ajoute-t-on du ministère de Reiche. L'orientation générale est ainsi maintenue, mais le calendrier de la transition est étiré.
Réactions du secteur
La présidente du BDEW, Kerstin Andreae, a salué cet ajustement. "Le secteur énergétique et les investisseurs attendent cela depuis des mois", a déclaré Andreae. "Le temps presse." Elle a rappelé que la Commission européenne devait approuver l'EEG sur le plan des aides d'État avant que des investissements puissent être réalisés à partir de janvier. Selon Andreae, le secteur a besoin d'urgence de sécurité de planification, d'autant que de nombreuses installations entreront de toute façon dans les années à venir dans une phase de modernisation et de flexibilisation.
Le contexte du débat est constitué par les ajustements nécessaires, selon le ministère, pour tenir compte de l'évolution des conditions de marché. "Ainsi, des volumes suffisants sont disponibles pour les installations existantes, dont le soutien initial de 20 ans prévu par l'EEG arrive à échéance dans les années à venir et qui souhaitent investir dans leur flexibilisation", a-t-on indiqué au ministère. La réforme doit également garantir que les objectifs d'expansion promis seront atteints. D'ici 2030, la part des énergies renouvelables dans la production d'électricité en Allemagne doit atteindre 80 %, comme l'indique le projet de loi. En 2025, la part du vent, du soleil, de la biomasse et autres dans la production d'électricité s'élevait déjà à 58 %, selon les données du secteur énergétique.
Énergie éolienne et délestage du réseau
Outre les dispositions relatives au soutien solaire, le projet contient également des ajustements concernant l'expansion de l'énergie éolienne. Au lieu des 8,4 gigawatts prévus jusqu'ici, au moins 9,5 gigawatts de puissance devront être installés d'ici 2035. "Parallèlement, des incitations doivent veiller à ce que 'suffisamment d'énergie éolienne soit construite dans le sud de l'Allemagne', c'est-à-dire que les éoliennes soient réparties plus uniformément sur le territoire", indique le projet. La ministre répond ainsi aux critiques formulées depuis des années selon lesquelles l'expansion de l'énergie éolienne se concentre fortement dans le nord et y provoque des congestions du réseau.
Il y a également des évolutions concernant les règles d'indemnisation des arrêts liés à des congestions du réseau. La suppression de l'indemnisation du redispatch dans les zones de congestion doit être ajustée plus précisément, a-t-on indiqué dans l'entourage du ministère. Les coûteuses "coupures" doivent être évitées. Il s'agit, d'une part, de créer des incitations pour un développement des énergies renouvelables favorable au réseau et, d'autre part, d'éviter des charges excessives pour les gestionnaires de réseau.
Le SPD exige des améliorations
Le SPD, dont les représentants, comme le ministre fédéral de l'Environnement Carsten Schneider, avaient critiqué à plusieurs reprises les projets de Reiche, s'est montré jeudi réservé mais satisfait. Au sein du groupe parlementaire SPD, on a indiqué que le délai transitoire constituait un signal important adressé aux investisseurs privés, mais qu'il était insuffisant. Des améliorations supplémentaires seront exigées dans le cadre de la procédure parlementaire, notamment sur la question de la sécurité de planification pour les installations de taille moyenne. Il n'existe pas, à ce jour, de consensus transpartisan sur la future configuration de l'EEG.
La question centrale du débat politique est de savoir comment soutenir financièrement l'expansion des énergies renouvelables tout en stabilisant la contribution EEG, respectivement les prix de l'électricité. L'EEG est utilisé depuis l'an 2000 pour promouvoir l'électricité verte en Allemagne et a depuis été réformé à plusieurs reprises de manière fondamentale. La présente refonte est la première grande réforme sous la direction de la ministre Reiche et, simultanément, la première sous le nouveau gouvernement fédéral.
Les investisseurs et les développeurs de projets avaient fortement pressé, au cours des derniers mois, en faveur d'un accord rapide, car de nombreux projets, notamment dans le domaine du photovoltaïque sur toit et des petites éoliennes, dépendent d'un cadre de soutien contraignant. L'incertitude avait déjà entraîné des reports de lancements de projets, a-t-on indiqué dans le secteur. Avec le projet révisé, un cadre fiable est désormais créé pour les trois prochaines années, a-t-on ajouté.
Calendrier et approbation de l'UE
Selon le ministère, la refonte doit encore être adoptée cette année par le cabinet, puis soumise à la procédure parlementaire. Si le calendrier devait être retardé, un nouveau vide dans la planification des investissements menacerait. La Commission européenne doit en outre approuver l'EEG sur le plan des aides d'État, ce qui, selon l'expérience, peut prendre plusieurs mois. Le secteur attend donc une procédure rapide.
Les observateurs interprètent cet ajustement comme une manœuvre tactique de Reiche visant à préserver la paix au sein de la coalition tout en ne mécontentant pas les investisseurs. L'orientation fondamentale – moins de tarifs fixes, davantage d'orientation vers le marché – reste toutefois maintenue, indique-t-on dans les milieux de la politique énergétique. Les conditions transitoires concrètes qui prévaudront au final se préciseront lors des consultations à venir.
Cette information a été diffusée le 17.07.2026 dans le programme Deutschlandfunk.
Réforme de l'EEG : Reiche fait un geste sur le soutien | actualites360