Poutine refuse une rencontre avec Zelensky : réunion E3 à | actualites360
Poutine refuse toute rencontre avec Zelensky, les dirigeants européens se réunissent à Londres
Berlin, 05 juin 2026
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Summary
Le président russe Vladimir Poutine a rejeté la proposition de rencontre directe formulée par son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, déclarant n'y voir « keinen Sinn ». En réaction, le chancelier allemand Friedrich Merz, le président français Emmanuel Macron et le premier ministre britannique Keir Starmer doivent встречать Zelensky à Londres dimanche soir pour coordonner leur soutien à Kyiv.
Berlin, 05 juin 2026
Le président russe Vladimir Poutine a rejeté la proposition de rencontre directe avancée par le président ukrainien Volodymyr Zelensky, tandis que le chancelier allemand Friedrich Merz, le président français Emmanuel Macron et le premier ministre britannique Keir Starmer prévoient de встречать Zelensky à Londres dimanche soir pour coordonner leur action.
Le rejet de Poutine et la réaction de Zelensky
Lors d'une intervention au Forum économique international de Saint-Pétersbourg, Vladimir Poutine a affirmé ne voir « keinen Sinn » dans une réunion avec le chef de l'État ukrainien. Le président russe a qualifié la lettre ouverte de Zelensky de moyen de rendre toute rencontre personnelle impossible, estimant qu'elle contenait des éléments d'insolence à l'égard de Moscou. « Ist das ein Weg, um Konditionen für persönliche Treffen und Gespräche zu schaffen, oder ein Umfeld zu schaffen, das jegliche persönliche Treffen unmöglich macht? », a-t-il déclaré devant la tribune économique russe.
Poutine a ajouté que la meilleure réponse à cette lettre consistait à donner un ordre aux forces armées : « An die Arbeit, Brüder! » Selon ses propres termes, toute solution en vue d'un accord de paix doit d'abord être élaborée avant qu'une rencontre au sommet ne puisse être envisagée. Le dirigeant du Kremlin a toutefois reconnu un développement économique plus faible en Russie, tout en se disant convaincu que le pays continuerait à se renforcer.
Soutien européen à l'offre de dialogue
De son côté, Volodymyr Zelensky a réagi en déclarant que Vladimir Poutine avait une fois de plus choisi la guerre. Il a ajouté que la réponse du président russe décevrait de nombreuses personnes à travers le monde. Dans une lettre ouverte, le président ukrainien avait proposé des pourparlers directs pour mettre fin à la guerre d'agression russe et suggéré que la Suisse, la Turquie ou un État arabe puissent accueillir une telle rencontre. Il avait également proposé que des représentants de l'Europe et des États-Unis participent aux discussions en tant que garants éventuels.
La proposition de Zelensky a été accueillie favorablement par plusieurs capitales occidentales. Le chancelier allemand Friedrich Merz a salué cette offre de dialogue : « Ich begrüße sehr, dass Präsident Selenskyj erneut ein Angebot gemacht hat zu sprechen. Ich will es betonen: erneut ». Il a fait cette déclaration en marge du sommet UE-Balkans occidentaux au Monténégro. De même, une porte-parole de l'UE, Anitta Hipper, a indiqué à Bruxelles : « Wir begrüßen Präsident Selenskyjs Aufruf zu direkten Verhandlungen sowie die Forderung nach einem Waffenstillstand - und unsererseits werden wir noch einmal die Fakten darlegen, nämlich dass die Ukraine Frieden will und Europa Frieden will ».
Coordination à Londres : format E3
Le gouvernement fédéral allemand a également apporté son soutien à l'initiative ukrainienne. Merz a par ailleurs souligné que l'offre de Zelensky n'était pas une première, rappelant que le président ukrainien avait déjà proposé à plusieurs reprises de s'entretenir directement avec son homologue russe. Lors d'une réunion de la « coalition des volontaires » à Paris plus tôt dans l'année, le chancelier avait indiqué que l'Allemagne pourrait au moins « Kräfte für die Ukraine auf benachbartem Nato-Gebiet einmelden ».
En réponse au refus de Poutine, une rencontre est prévue dimanche soir à Londres. Selon l'Élysée, le président français Emmanuel Macron, le premier ministre britannique Keir Starmer et le chancelier Merz se retrouveront d'abord entre eux avant de s'entretenir avec Zelensky. Un porte-parole du gouvernement britannique a confirmé cette rencontre à l'Agence de presse allemande (dpa). La présidence française a précisé que l'objectif de la réunion était d'assurer une coordination étroite sur le soutien continu à l'Ukraine et sur l'accroissement de la pression exercée sur la Russie.
Le président Macron a souligné que l'Ukraine et la Russie étaient les parties capables d'élaborer à la fois un cessez-le-feu et un plan de paix : « Ich glaube, dass es heute die Ukraine und Russland sind, die sowohl einen Waffenstillstand als auch einen Friedensplan ausarbeiten können ». Il a également rappelé que les Européens demeuraient de loin les soutiens les plus importants de Kyiv. Londres et Paris ont par ailleurs évoqué la perspective d'un déploiement de troupes au sol en Ukraine dans le cadre d'une mission de maintien de la paix après la conclusion d'un cessez-le-feu durable.
Le rôle des États-Unis et les limites de Washington
Le président américain Donald Trump a déclaré à la Maison-Blanche qu'il jugerait positive la tenue d'une rencontre entre Poutine et Zelensky. Toutefois, la correspondante de l'ARD à Kyiv, Susanne Petersohn, a rapporté les propos de Zelensky selon lesquels l'Ukraine n'avait pas le temps d'attendre que les États-Unis se recentrent sur la paix dans le pays. « Selenskyj hat vor wenigen Tagen gesagt, dass die Ukraine keine Zeit habe abzuwarten, bis die Vereinigten Staaten wieder Zeit haben, sich dem Frieden in der Ukraine zu widmen, und dass man eben selbst tätig werden muss », a-t-elle indiqué.
Petersohn a ajouté que le véritable destinataire de la lettre de Zelensky n'était pas Poutine, mais bien d'autres acteurs, dont Trump, afin de démontrer que l'Ukraine n'était pas l'agresseur. « Der Adressat ist gar nicht Putin, sondern jeder andere außer Putin, weil man eben nochmal zeigen will: Die Ukraine ist nicht der Aggressor, die Ukraine wurde überfallen, Russland ist der Aggressor », a-t-elle souligné. Ces déclarations interviennent dans un contexte où les efforts pour mettre fin au conflit ont jusqu'à présent échoué, en raison du manque de volonté de la Russie et de la réticence des États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, à fournir des garanties de sécurité.
Malgré ce blocage diplomatique, l'Allemagne fédérale estime que des pourparlers avec la Russie sur la fin de la guerre pourraient se tenir dans les mois à venir. Des milieux gouvernementaux ont affirmé qu'« Langsam öffnet sich ein Fenster für Gespräche der europäischen Seite mit Russland ». La Russie reste soumise à des pressions militaires, économiques et stratégiques, mais continue de mener sa guerre meurtrière sur le front, en intensifiant ses opérations de combat. Berlin, Paris et Londres, réunis au sein du format E3, jouent un rôle clé dans les efforts européens pour mettre un terme à la guerre d'agression russe.
Échange de prisonniers et perspectives de paix
Parallèlement aux tensions diplomatiques, la Russie et l'Ukraine ont annoncé un nouvel échange de prisonniers de guerre. Le ministère russe de la Défense a indiqué avoir récupéré 185 de ses soldats et avoir remis en échange des Ukrainiens capturés. Zelensky a confirmé le retour de 185 soldats ukrainiens et a précisé qu'un civil avait également été libéré. La Russie et l'Ukraine ont procédé à plusieurs échanges de prisonniers au cours des derniers mois, un mécanisme qui demeure l'un des rares canaux de coopération concrète entre les deux belligérants.
La rencontre prévue à Londres s'inscrit dans une séquence diplomatique particulièrement dense. Elle doit permettre aux trois dirigeants européens d'adresser un message uni à la fois à Kyiv et à Moscou, à un moment où l'intérêt de Washington pour une solution de paix semble s'être atténué. Les participants entendent également examiner les mesures concrètes de soutien militaire, financier et humanitaire à apporter à l'Ukraine, ainsi que les sanctions supplémentaires qui pourraient être imposées à la Russie si celle-ci persiste dans son refus de négocier.
Questions & Réponses
Pourquoi Vladimir Poutine a-t-il refusé la rencontre proposée par Volodymyr Zelensky ?
Lors du Forum économique de Saint-Pétersbourg, Vladimir Poutine a déclaré ne voir « keinen Sinn » dans une telle rencontre, qualifiant la lettre ouverte de Zelensky d'insolente et estimant qu'elle rendait toute réunion personnelle impossible.
Qui participera à la réunion de Londres dimanche soir ?
Le chancelier allemand Friedrich Merz, le président français Emmanuel Macron et le premier ministre britannique Keir Starmer doivent d'abord se réunir entre eux, avant de встречать le président ukrainien Volodymyr Zelensky pour coordonner le soutien à Kyiv et la pression sur la Russie.
Quelles mesures concrètes ont été évoquées par les Européens concernant l'Ukraine ?
Londres et Paris ont évoqué la possibilité de déployer des troupes au sol pour une mission de maintien de la paix après un cessez-le-feu durable, tandis que le chancelier Merz a indiqué que l'Allemagne pourrait au moins enregistrer des forces sur le territoire adjacent de l'OTAN.