Genève, le 25 mai 2026

L’épidémie de la maladie à virus Ebola qui sévit en République démocratique du Congo (RDC) a dépassé le seuil des 900 cas suspects, a annoncé dimanche le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Selon les estimations du gouvernement congolais, la fièvre hémorragique a déjà coûté la vie à plus de 200 personnes. L’épidémie actuelle est causée par la variante Bundibugyo du virus, identifiée pour la première fois en 2007, dont le taux de létalité se situe entre 30 et 50 pour cent.

Face à cette crise sanitaire, l’OMS a relevé vendredi le risque de propagation nationale au niveau « très élevé ». Le risque est considéré comme « élevé » pour la région, tandis qu’il reste « faible » à l’échelle mondiale.

Une riposte tardive face à un virus urbain

L’ampleur de la crise est aggravée par la lenteur de la réaction initiale, selon les acteurs de terrain. « Normalement, nous commençons les contre-mesures dès les premiers cas. Jamais aussi tard que cette fois, alors qu’il y avait déjà plusieurs centaines de cas », a expliqué Florent Uzzeni, un responsable impliqué dans la riposte.