Genève, le 30 mai 2026

Le chef de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a annoncé dimanche que plus de 900 cas suspects d’Ebola avaient été enregistrés en République démocratique du Congo, où l’épidémie a déjà coûté la vie à plus de 200 personnes selon les estimations du gouvernement congolais.

Une épidémie d’une ampleur et d’une rapidité inhabituelles

L’actuelle flambée épidémique est provoquée par la variante Bundibugyo du virus Ebola, identifiée pour la première fois en 2007. Cette souche présente un taux de létalité compris entre 30 et 50 pour cent, ce qui la rend particulièrement dangereuse pour les communautés touchées. La propagation rapide du virus a surpris les autorités sanitaires par son ampleur et sa vélocité.

« Normalement, nous commençons les contre-mesures dès l’apparition des premiers cas. Jamais aussi tard que cette fois, alors qu’il y avait déjà plusieurs centaines de cas », a déclaré un responsable impliqué dans la riposte. Il a ajouté : « Nous avons donc affaire à une épidémie de grande envergure, qui a déjà atteint plusieurs régions. » La mobilité élevée des habitants de la province d’Ituri a considérablement compliqué les efforts de confinement.