Les NEOS veulent soumettre le nombre d'établissements d'enseignement supérieur en Autriche à un examen critique
Vienne, 08 juin 2026
Georgia Kazantzidu / Wikimedia Commons / CC0
Summary
Le parti NEOS exige un examen critique du nombre d'établissements d'enseignement supérieur et de formations en Autriche. Au Parlement, la porte-parole pour les questions scientifiques Martina von Künsberg Sarre a discuté avec l'ancien directeur général de l'UE Robert-Jan Smits des orientations stratégiques pour le site universitaire autrichien.
Vienne, 08 juin 2026
Le parti NEOS souhaite, dans le cadre de la « Stratégie pour l'enseignement supérieur 2040 » en cours, examiner de manière critique le nombre d'établissements d'enseignement supérieur et de formations en Autriche et en a discuté lundi au Parlement avec l'ancien directeur général de l'UE pour la recherche et l'innovation, Robert-Jan Smits.
La porte-parole des NEOS pour les questions scientifiques, Martina von Künsberg Sarre, a déclaré dans un communiqué que les 77 établissements d'enseignement supérieur et 3 600 formations actuellement existants en Autriche devaient être soumis à un examen critique. « Aber auch die international große Anzahl von 77 Einrichtungen und 3.600 Studien müssen wir kritisch hinterfragen », est-elle citée. Face à la concurrence internationale, le parti estime qu'une action est nécessaire pour renforcer l'excellence, la promotion des talents et la visibilité du site.
Selon les chiffres cités par les NEOS, l'Autriche compte actuellement 23 universités publiques, 21 hautes écoles spécialisées (Fachhochschulen), 17 universités privées, 14 hautes écoles pédagogiques et deux hautes écoles privées. Cette diversité d'établissements et de programmes ne devrait pas, selon la vision du parti, être simplement maintenue, mais réorganisée de manière stratégique.
État des faits : chiffres sur le paysage de l'enseignement supérieur
Sur le fond, le parti vise davantage d'excellence, une meilleure promotion des talents, une visibilité internationale accrue, des durées d'études plus courtes et un taux de réussite plus élevé. « wie man mehr Exzellenz, bessere Talentförderung, höhere internationale Sichtbarkeit, kürzere Studiendauern und eine höhere Abschlussquote schaffe » – ces questions, les NEOS souhaitent les intégrer au processus stratégique. Künsberg Sarre a souligné dans le même temps que chaque établissement n'avait pas à tout proposer.
Pour ouvrir le débat parlementaire, Robert-Jan Smits, ancien directeur général de l'UE pour la recherche et l'innovation et ancien recteur de l'Université d'Eindhoven, avait été invité. Les NEOS souhaitaient discuter avec lui des orientations stratégiques nécessaires pour le secteur de l'enseignement supérieur et recueillir des impulsions pour le processus stratégique en cours.
Processus stratégique et conflits en cours
La « Stratégie pour l'enseignement supérieur 2040 » lancée par le ministère des Sciences constitue le contexte de ce débat. Ce processus doit permettre de discuter de manière fondamentale si et comment le paysage autrichien de l'enseignement supérieur doit être réorganisé. Un rapport final est prévu pour le premier trimestre 2027.
Ce processus s'est toutefois récemment compliqué : en raison des mesures d'austérité prévues dans le secteur universitaire, la Conférence des universités et la Conférence des universités privées s'étaient initialement retirées du processus stratégique. Ce conflit entre la politique et les représentations du secteur de l'enseignement supérieur est considéré comme l'un des principaux obstacles au succès de la Stratégie 2040.
Position des NEOS sur le développement des profils
Künsberg Sarre a souligné à ce propos l'importance d'un développement clair des profils : « Der österreichische Standort wird in Zukunft nur attraktiv sein und mithalten können, wenn wir gut aufgestellt sind. Es geht um strategische Profilbildung. Es muss nicht jede Hochschule alles machen. » La dirigeante des NEOS indique ainsi clairement qu'une réduction ou une concentration des sites et des formations doit, à ses yeux, être explicitement mise sur la table.
Les observateurs interprètent cette initiative comme une tentative du parti d'opposition d'influencer tôt la direction et les thèmes du processus stratégique. Les prochains mois, jusqu'à la présentation du rapport final début 2027, montreront si les représentations du secteur de l'enseignement supérieur se réengageront dans le processus et si le gouvernement révisera ses plans d'austérité à la lumière de la stratégie.
La dépêche de l'APA, sur laquelle se fonde le présent reportage, date du 8 juin 2026. Les NEOS ont annoncé qu'ils suivraient le débat lors des prochaines séances parlementaires et présenteraient leurs propres propositions sur la structure de l'espace de l'enseignement supérieur.
Questions & Réponses
Qui est Martina von Künsberg Sarre ?
Martina von Künsberg Sarre est la porte-parole pour les questions scientifiques du parti NEOS et a formulé dans un communiqué l'exigence d'un examen du nombre d'établissements d'enseignement supérieur.
Combien d'établissements d'enseignement supérieur existe-t-il actuellement en Autriche ?
Selon les chiffres cités par les NEOS, l'Autriche compte au total 77 établissements d'enseignement supérieur, dont 23 universités publiques, 21 hautes écoles spécialisées (Fachhochschulen), 17 universités privées, 14 hautes écoles pédagogiques et deux hautes écoles privées.
Qu'est-ce que la « Stratégie pour l'enseignement supérieur 2040 » ?
La « Stratégie pour l'enseignement supérieur 2040 » est un processus lancé par le ministère des Sciences, dans le cadre duquel il doit être discuté si et comment le paysage autrichien de l'enseignement supérieur sera réorganisé ; un rapport final est prévu pour le premier trimestre 2027.
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