Les marchés américains ouvrent en ordre dispersé après un long week-end, sur fond de négociations entre les États-Unis et l'Iran
New York, 22 juin 2026
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Summary
Les Bourses américaines ont évolué en ordre dispersé lundi 22 juin 2026 après un long week-end férié, les investisseurs gardant un œil sur les négociations entre les États-Unis et l'Iran. Plusieurs méga-acquisitions ont été annoncées, dont le rachat d'Apogee Therapeutics par AbbVie pour près de 11 milliards de dollars et celui d'Arcosa par CRH.
New York, 22 juin 2026
Les marchés actions américains ont ouvert en ordre dispersé lundi 22 juin 2026, après un long week-end marqué par un jour férié ayant suspendu la séance de vendredi, les investisseurs restant attentifs à l'évolution des négociations diplomatiques entre les États-Unis et l'Iran ainsi qu'à plusieurs annonces de fusions-acquisitions d'envergure.
Le Dow Jones Industrial Average progressait d'environ 0,2 % à 51 645 points plus d'une heure avant l'ouverture, selon les données du courtier IG, tandis que le Nasdaq 100 était indiqué en hausse plus modeste de 0,1 % à 30 449 points. En cours de séance new-yorkaise, vers la mi-journée, le Dow Jones prenait 0,3 % à 51 719 points, porté notamment par Caterpillar (+3,2 %). À l'inverse, le S&P 500 cédait 0,4 % et le Nasdaq Composite 1,3 %, pénalisé par la chute d'Alphabet. Les cours de clôture de la veille, jeudi, s'étaient établis à 51 564,70 points pour le DJIA, 7 500,58 points pour le S&P 500, 26 517,93 pour le Nasdaq Composite et 30 406,19 pour le Nasdaq 100.
Une ouverture en ordre dispersé
La séance a été dominée par plusieurs annonces de fusions-acquisitions majeures. Le groupe pharmaceutique américain AbbVie a indiqué qu'il allait acquérir Apogee Therapeutics pour 10,9 milliards de dollars, soit 135,11 dollars par action en numéraire, ce qui représente une prime de 49 % par rapport au cours de clôture d'Apogee jeudi, à 90,38 dollars. AbbVie a précisé que cette opération visait à renforcer son portefeuille de médicaments anti-inflammatoires. À la suite de cette annonce, les titres Apogee Therapeutics se sont envolés d'environ 47 % à 133 dollars en avant-Bourse, tandis que les actions AbbVie progressaient de 6,8 %.
Dans le secteur des matériaux de construction, CRH a annoncé le rachat d'Arcosa pour 150 dollars par action en numéraire. Arcosa, dont la capitalisation boursière atteignait près de 7 milliards de dollars, a vu son titre prendre 7,5 % à 146 dollars après l'annonce. Les actions CRH, cotées à New York, reculaient pour leur part de 0,6 % en avant-Bourse.
Méga-acquisitions : AbbVie sur Apogee, CRH sur Arcosa
Le secteur des semi-conducteurs a également animé la séance, en Asie comme aux États-Unis. Le fabricant sud-coréen de puces mémoire SK Hynix a dépassé Samsung Electronics pour devenir l'entreprise la plus valorisée de Corée du Sud, profitant de l'essor des puces liées à l'intelligence artificielle. SK Hynix, fournisseur clé de produits High-Bandwidth Memory (HBM) utilisés dans les accélérateurs d'IA de Nvidia, avait annoncé en avril un quadruplement de son bénéfice trimestriel. En Asie, le compartiment semiconducteurs était par ailleurs recherché en début de semaine.
À Wall Street, les actions Intel grimpaient de 2,7 % en avant-Bourse lundi, après avoir bondi de près de 11 % jeudi et atteint un record, grâce à un contrat conclu avec Apple pour la fabrication de puces. Le titre Micron prenait pour sa part 4,2 % en avant-Bourse. Nvidia cédait 0,6 %.
Semi-conducteurs : Intel, Micron et l'élan asiatique
La pression pesait en revanche sur Alphabet, dont l'action lâchait 6 %, alourdissant la tendance du Nasdaq Composite. Ce recul a été attribué au départ de John Jumper, chercheur et Prix Nobel, qui a annoncé vendredi qu'il quittait Google DeepMind pour rejoindre la start-up d'IA Anthropic. Les observateurs cités expliquent : « Beobachter erklären das Minus mit dem Weggang von John Jumper. Der Forscher und Nobelpreisgewinner hatte am Freitag mitgeteilt, dass er die KI-Forschungstochter Google Deepmind verlassen und zum KI-Startup Anthropic wechseln werde. »
L'attention des investisseurs s'est également portée sur les négociations entre les États-Unis et l'Iran. Selon Li Xing, d'Exness, les deux pays cherchaient à parvenir à un accord dans un délai de 60 jours. M. Xing a commenté : « Fortschritte auf dem Weg zu einer Einigung könnten die Nachfrage nach sicheren Häfen verringern und den Dollar belasten. Die Vorsicht könnte jedoch angesichts der zahlreichen Rückschläge, die die Verhandlungen in den letzten Monaten gekennzeichnet haben, andauern. » La Saxo Bank a de son côté estimé que les progrès enregistrés dans les discussions, notamment les efforts visant à sécuriser le passage par le détroit d'Ormuz malgré les défis diplomatiques persistants concernant le Liban, avaient apaisé les craintes d'une perturbation de l'approvisionnement énergétique et d'un choc inflationniste plus large.
Le dossier iranien pèse sur le pétrole et profite à l'or
Le marché pétrolier a réagi à ce climat diplomatique : le baril de Brent chutait de 4 % à 77,38 dollars, tandis que le WTI cédait 3,0 % à 73,59 dollars le baril. L'or s'est repris de ses pertes passagères, progressant de 0,4 % à 4 177 dollars l'once fine. L'argent gagnait 0,6 % à 65,31 dollars l'once et le platine 0,2 % à 1 667,01 dollars.
Sur le marché des changes, l'euro se traitait à 1,1428 dollar, 184,65 yens, 0,9246 franc suisse et 0,8627 livre sterling en fin de séance new-yorkaise. Le dollar index prenait 0,1 %, les marchés continuant de parier sur une politique monétaire plus restrictive de la Réserve fédérale américaine. La réunion de la Fed la semaine passée avait indiqué que les taux d'intérêt américains devraient rester élevés plus longtemps, ce qui a réduit l'attractivité des actifs sans rendement. Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans a ainsi grimpé de 6 points de base à 4,51 %.
Le bitcoin s'échangeait à 64 610,51 dollars, en hausse de 1,3 % sur la séance. Sur les cryptomonnaies comme sur les changes, les opérateurs restaient prudents face aux incertitudes diplomatiques.
Plusieurs révisions d'indices ont également été annoncées : Flex et Marvell Technology intégreront le S&P 500, remplaçant Campbell's et Pool. Au Nasdaq-100, Astera Labs, Coreweave, Nebius, Rocket Lab et Teradyne seront ajoutés, tandis que Charter Communications, Cognizant, Insmed, Verisk et Zscaler en sortiront.
SpaceX : troisième séance de repli après l'introduction géante
Sur le compartiment des introductions en Bourse, SpaceX restait au centre de l'attention. Le titre de Börsenneuling SpaceX a accusé lundi son troisième repli quotidien consécutif, cédant plus de 5 % peu après l'ouverture, soit une baisse d'environ 10 dollars à quelque 175 dollars par action. En avant-Bourse, la perte atteignait 4,7 %. Le groupe avait fait son entrée en Bourse le 19 juin, dans ce que les sources décrivent comme le plus grand IPO de l'histoire, levant 85,7 milliards de dollars — un montant supérieur à toute introduction précédente — avec une hausse de 19 % lors de la première séance. Elon Musk serait devenu à cette occasion le premier trillionnaire de la planète.
Jeudi, la capitalisation de SpaceX avait brièvement culminé à près de 3 000 milliards de dollars, faisant du groupe, dem Raumfahrt- und KI-Konzern von Tesla-Chef Elon Musk, la quatrième entreprise mondiale, devant Amazon et Microsoft. Lundi, sa valorisation était retombée à environ 2 200 milliards de dollars, rétrogradant à la septième place du classement des entreprises les plus valorisées, derrière TSMC et Amazon. Par rapport à son prix d'introduction de 135 dollars, le titre évoluait encore en hausse d'environ 30 %.
Pour l'exercice 2025, SpaceX a fait état d'une perte de 4,9 milliards de dollars pour un chiffre d'affaires de 18,7 milliards. Au 19 juin, le groupe disposait de 100,8 milliards de dollars de liquidités, dont une part importante est destinée à des projets capitalistiques : centres de données dans l'espace, développement du lanceur lourd Starship et construction du site de fabrication de puces « Terafab » au Texas. Des passifs supplémentaires à long terme sont liés, selon les documents d'introduction, à l'infrastructure d'IA. SpaceX a annoncé lundi dans une publication réglementaire son intention d'émettre des obligations senior unsecured à destination d'investisseurs institutionnels qualifiés, sans préciser le montant ni les conditions. Le produit de cette émission doit aider à rembourser un prêt relais de 20 milliards de dollars, qui représente l'essentiel du passif total d'environ 29 milliards. Ce crédit, arrivant à échéance en septembre 2027, avait été utilisé pour rembourser les dettes de xAI, la start-up d'IA de M. Musk, rachetée par SpaceX en février.
Révisions d'indices et marche des changes
Sur la valorisation de SpaceX, les avis des analystes divergeaient. KeyBanc a lancé lundi le suivi du titre avec une recommandation « Sector Weight », jugeant que le cours intégrait déjà largement le potentiel de croissance. Selon les modèles de la banque, l'action se négocie à environ 29 fois le chiffre d'affaires estimé pour 2027 et quelque 71 fois l'EBITDA attendu, soit une prime notable par rapport à la plupart des concurrents. Oppenheimer, en revanche, a fixé un objectif de cours de 250 dollars, tandis que Zephirin a attribué une note « Buy » avec un objectif de 310 dollars. Les analystes d'Oppenheimer s'attendent à ce que SpaceX lève des capitaux supplémentaires essentiellement par endettement, à l'image de Tesla. Franco Granda, de Pitchbook, a néanmoins mis en garde : « Franco Granda von Pitchbook warnte hingegen, Anleger sollten den Zeitplänen des Konzerns skeptisch gegenüberstehen. » Moody's, Fitch et S&P Global avaient auparavant accordé à SpaceX des notations de catégorie investment grade.
Plusieurs grands acteurs technologiques figuraient derrière SpaceX dans le classement des capitalisations : Nvidia, Alphabet, Apple, Microsoft et Amazon, dans cet ordre. La capitalisation de SpaceX, à environ 2 400 milliards de dollars, lui avait brièvement permis d'occuper la sixième place des entreprises mondiales.
Le climat général du jour restait dominé par la prudence, les opérateurs arbitrant entre espoirs diplomatiques, annonces de fusions-acquisitions et révisions d'indices. Le Nasdaq 100 avait, lui, « dieser hatte am Donnerstag deutlich erholt geschlossen », ce qui constituait l'un des points d'appui techniques avant cette nouvelle séance.
Questions & Réponses
Que s'est-il passé sur les marchés américains le 22 juin 2026 ?
Les Bourses américaines ont évolué en ordre dispersé lundi 22 juin 2026, après un long week-end férié. Le Dow Jones gagnait 0,3 % à 51 719 points vers la mi-journée, tandis que le S&P 500 cédait 0,4 % et le Nasdaq Composite 1,3 %, pénalisé notamment par la chute de l'action Alphabet.
Quelles grandes acquisitions ont été annoncées ce jour-là ?
AbbVie a annoncé le rachat d'Apogee Therapeutics pour 10,9 milliards de dollars (135,11 dollars par action), et CRH a annoncé celui d'Arcosa pour 150 dollars par action en numéraire. À la suite de ces annonces, les titres Apogee ont bondi d'environ 47 % et ceux d'Arcosa de 7,5 %.
Quel rôle ont joué les négociations entre les États-Unis et l'Iran ?
Selon Li Xing d'Exness, les deux pays cherchaient un accord dans un délai de 60 jours. La Saxo Bank a jugé que les progrès sur le détroit d'Ormuz avaient apaisé les craintes d'une perturbation énergétique, entraînant une baisse de 4 % du Brent à 77,38 dollars le baril et de 3,0 % du WTI à 73,59 dollars.
Marchés USA 22 juin 2026 : statu quo, Iran et | actualites360