Les légendes du football autrichien tirent un bilan mitigé de la Coupe du monde et soutiennent Rangnick
Vienne, 04 juillet 2026
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Summary
Après l'élimination en Coupe du monde contre l'Espagne (0:3), les légendes du football autrichien ont dressé un bilan mitigé. Tandis que Hans Krankl, Herbert Prohaska, Toni Polster et Andreas Herzog ont déploré des déficiences physiques et l'absence de joueurs exceptionnels comme Christoph Baumgartner, ils ont explicitement soutenu le sélectionneur Ralf Rangnick – et salué la cohésion au sein de l'équipe.
Vienne, 04 juillet 2026
Les légendes du football autrichien ont jugé l'élimination de la sélection de l'ÖFB contre l'Espagne (0:3) après les seizièmes de finale comme correcte, mais pas enthousiasmante, adressant de nettes critiques au niveau de forme physique et à certains joueurs.
La voix des légendes
À l'heure du bilan du tournoi, les jugements des anciennes gloires de l'ÖFB ont divergé, mais le ton était unanime : « Nous aurions certainement tous espéré un petit peu mieux », a déclaré le recordman historique des buts avec l'ÖFB, Toni Polster. Hans Krankl a lui aussi résumé l'ambiance en déclarant : « Wir müssen uns nicht genieren » – tout en pointant toutefois de nets reculs par rapport à la phase finale de l'Euro 2024.
Herbert Prohaska a opté pour une appréciation sobre : « Das Minimalziel mit dem Erreichen der K.o.-Phase haben wir erreicht », a déclaré l'ancien sélectionneur après le 0:3 contre l'Espagne. Le tournoi n'était ainsi pas un échec, mais il n'avait pas non plus été pleinement accompli.
Soutien à Rangnick
Prohaska est resté en même temps clair sur le fond : « Es wäre vermessen, etwas anderes zu sagen », a-t-il expliqué à propos de la prolongation anticipée du contrat de Ralf Rangnick, qui devra continuer à s'occuper de l'équipe de l'ÖFB jusqu'à l'Euro 2028 à domicile. La décision constitue « der logische und richtige Schritt ».
Andreas Herzog, qui a suivi le tournoi sur place en tant qu'expert de l'ORF, a qualifié la défaite contre l'Espagne d'attendue. « Nein, Argentinien war klar besser als wir, Spanien war klar besser als wir », a souligné le joueur à 103 sélections. La question n'était pas de savoir si l'Autriche avait perdu, mais comment elle avait perdu.
Son diagnostic est néanmoins resté critique : « Bei einer WM, wenn du Sensationen schaffen willst, (...) musst du am obersten Limit spielen, und das ist uns nicht gelungen. » La raison se trouve avant tout dans un domaine que les légendes de l'ÖFB n'ont cessé de souligner à travers toutes les générations.
Critiques sur le niveau physique
« Das ist kein Zeichen, wo ich sage, da kann man von einem absoluten Topniveau beim Fitnesslevel sprechen », a formulé l'un des experts au sujet de l'état de l'équipe. Toni Polster a lui aussi dit sans détour : « Und natürlich waren wir körperlich nicht im besten Zustand. »
Krankl a durci le diagnostic : « Bei der EM sind wir über den Platz geflogen, da waren wir fit, da sind wir marschiert und waren die fitteste Mannschaft im Turnier. » Lors de la phase finale en cours, en revanche, il a souvent fallu remplacer des joueurs dès la pause.
Herzog a mis en garde contre une excessive complaisance : « Aber auch bei anderen Nationen sind Spieler ausgefallen, das will ich nicht als Ausrede gelten lassen. » Une Coupe du monde ne pardonne aucun déficit, en particulier dans le pressing : « Wenn beim intensiven Pressing nicht alle zu 100 Prozent mitziehen (können), findet der Gegner Lösungen. »
Prohaska, sélectionneur en 1998, a invoqué le caractère particulier d'une Coupe du monde : « Ein Turnier ist etwas anderes als ein Länderspiel oder zwei Länderspiele in fünf Tagen. » Qui veut créer des sensations doit pouvoir jouer à la limite pendant des semaines.
Absence de joueurs clés
Outre la condition physique, certains joueurs ont été au centre des critiques. « Bis auf Alexander Schlager und Marcel Sabitzer hat es kein Spieler geschafft, bei der Weltmeisterschaft in Topform zu spielen », a jugé l'une des légendes de l'ÖFB. L'absence de Christoph Baumgartner a été particulièrement douloureuse, ses qualités ayant « der Offensive ganz offensichtlich » fait défaut.
« Spielertypen wie ihn haben wir nicht so viele, er ist schwer zu ersetzen », a-t-il ajouté. Ainsi, l'équipe n'a pas pu pleinement exploiter « Unsere Stärken wie hohes Pressing und Bälle erkämpfen konnten wir nicht so ausspielen », a résumé Polster. Polster a également renvoyé à l'écart avec les attentes du public : « Sicherlich kann diese Mannschaft besser spielen, als sie es gezeigt hat. »
Les départs de certains joueurs ont également été évoqués. « Der Arnautovic und wohl auch der Alaba hören auf, das ist alles normal », a déclaré Polster. La remarque faisait référence à la fin de carrière de Marko Arnautovic et David Alaba, qui manqueront à l'équipe à l'avenir.
Regard vers l'avenir
Une inquiétude qui dépasse le cadre du tournoi a été formulée par Herzog : « Ein weiterer Punkt, der mir perspektivisch ein bisschen Sorgen bereitet, ist der Umstand, dass wir derzeit auch keine 'Zangler' oder 'Straßenkünstler' mehr in unseren Reihen haben. » Par ces termes, il désignait ces attaquants imprévisibles capables de décider seuls d'un match.
Krankl a abondé : « Wir brauchen künftig mehr Zangler ». Pour lui, une chose est sûre : « Mit dem oft zitierten Pressingstil hebe sich das Nationalteam längst nicht (mehr) von anderen ab. » L'équipe autrichienne n'a pas su dominer dans le jeu de balle et la vivacité non seulement les équipes de classe mondiale, mais aussi par exemple l'Algérie.
S'y ajoute un contexte historique qui devrait modérer les attentes. « Die 78er-WM-Mannschaft ist als einer der acht Besten der Welt ausgeschieden, unsere Burschen jetzt waren unter den 32 besten Teams der Welt », a relativé un ancien joueur. La première qualification pour la phase à élimination directe « seit Ewigkeiten » ne doit pas être « nicht kleinreden », a ajouté le joueur à 103 sélections.
L'Espagne comme référence
Malgré les critiques sur le niveau physique, les légendes ont apporté leur soutien au sélectionneur Rangnick, même si Krankl a assorti les prochaines semaines d'une condition : « Irgendwann muss man damit anfangen. » La poursuite de la collaboration est, dans l'état actuel des choses, sans alternative.
Polster a formulé cela sans ambiguïté : « Dafür ist immer der Trainer verantwortlich », a-t-il déclaré – entendant par là la responsabilité sportive globale, sans pour autant formuler de reproche concret envers Rangnick. Ainsi, le bilan de Coupe du monde des légendes est mitigé, mais clair sur la question de l'homme à la tête de l'équipe.
L'équipe elle-même a, selon les observateurs, préservé sa cohésion : « Wir sind ein Team, der Zusammenhalt innerhalb der Mannschaft scheint sehr gut zu sein », a-t-il été rapporté. Cette solidarité est considérée par les légendes comme une base sur laquelle bâtir les prochaines échéances – la qualification pour l'Euro 2028 à domicile.
L'Espagne en tant qu'adversaire a été unanimement respectée par les légendes. « Wenn man sieht, wie die Spanier pressen, die gehen sofort in den Gegenschlag », a fait remarquer un vétéran de l'ÖFB. « Das war ein Lehrspiel, der Gegner war in allen Belangen eine Klasse besser als wir. »
En conclusion, les gloires de l'ÖFB ont appelé à la modération dans l'appréciation. « Bitte auch vorsichtig sein mit Aussagen wie 'historisch gut' oder 'wir haben Geschichte geschrieben' », a averti l'une des voix. L'Euro 2028 à domicile doit être l'objectif et la référence – et non le bilan intermédiaire après l'élimination en seizièmes de finale.
Ce qui me frappe : au début du mandat de Rangnick, nous avons gagné des matchs et il critiquait encore l'équipe. Si le niveau physique n'a pas été au rendez-vous cette fois, alors l'analyse doit être honnête – et c'est sur cela que Rangnick sera jugé, tel est le ton général.
Le bilan de la Coupe du monde par les légendes est donc le suivant : l'objectif minimum de la phase à élimination directe a été atteint, mais rien de plus. La sélection de l'ÖFB ne s'est pas couverte de honte, mais n'a pas non plus créé de sensation. Les devoirs pour les deux prochaines années sont ainsi clairement répartis.
Krankl a résumé en une formule : « Für mich war es summa summarum eine ordentliche WM. » Correct – ni plus, ni moins.
Les légendes de l'ÖFB sur le bilan de la Coupe du monde | actualites360