Les Gardiens de la Révolution menacent de poursuivre leurs attaques jusqu'au retour du calme sur la côte
Washington/Téhéran, 17 juillet 2026
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Summary
Les Gardiens de la Révolution iraniens annoncent de nouvelles attaques jusqu'au retour du calme sur la côte. Entre-temps, les États-Unis ont mené de nouvelles frappes aériennes contre des cibles iraniennes et intensifient leur blocus maritime contre les ports iraniens.
Washington/Téhéran, 17 juillet 2026
Les Gardiens de la Révolution iraniens (IRGC) ont annoncé qu'ils poursuivraient leurs attaques jusqu'au retour du calme sur la côte, tandis que les États-Unis ont mené une nouvelle vague de frappes aériennes contre l'Iran et renforcé leur blocus maritime contre les ports iraniens.
La situation dans le détroit d'Ormuz s'est encore tendue après l'escalade dans la région. Selon la société grecque de gestion des risques maritimes MARISKS, les progrès limités obtenus après le cessez-le-feu de juin ont été de facto anéantis par les nouvelles attaques. La société avertit que la menace directe de l'Iran contre l'infrastructure alternative d'exportation pétrolière de la région du Golfe représente « peut-être le développement le plus significatif » de la situation actuelle.
Le ministère iranien de la Santé a rapporté jeudi 38 morts et plus de 400 blessés depuis le 22 juin. La nouvelle attaque américaine a eu lieu à 22h30 heure locale et vise, selon l'armée américaine, à affaiblir les capacités militaires de l'Iran. Des dizaines de « cibles militaires » ont été touchées avec des munitions de précision, dont des systèmes de défense antiaérienne et des installations radar de surveillance côtière, a indiqué le commandement régional responsable, CENTCOM, sur la plateforme en ligne X.
Des objectifs stratégiques dans le viseur
Parmi les cibles visées figurait également le pont stratégiquement important de Kahurestan. Selon le « Wall Street Journal », le pont se trouve sur la route qui relie la ville portuaire de Bandar Abbas à la ville de Shiraz, dans l'intérieur nord-ouest du pays. Les attaques contre les ponts visaient à interrompre les voies d'approvisionnement vers une base navale iranienne située dans le détroit d'Ormuz, a rapporté le journal en citant un responsable américain. Bandar Abbas abrite une base navale des puissants Gardiens de la Révolution iraniens et est d'une importance cruciale pour la capacité de l'Iran à exercer son pouvoir dans le détroit.
Le gouvernement américain a justifié ses frappes militaires par la protection de la navigation. « La destruction de la tour affaiblit directement la capacité de l'IRGC à coordonner des attaques contre des membres d'équipage civils innocents », a indiqué le Pentagone. L'attaque protégerait également la liberté de navigation pour tous les navires – à l'exception de ceux qui tenteraient de briser le blocus maritime américain contre les ports iraniens. Le président américain Donald Trump a affirmé dans une adresse à la nation que l'on obtenait en Iran de « grands succès, et vous verrez les fruits de ce travail très, très bientôt ».
En parallèle des frappes aériennes, la direction iranienne a intensifié ses menaces. « Le message de l'Iran est tout aussi clair : ou bien tous les producteurs régionaux exportent de l'énergie, ou personne », a analysé un expert. Le détroit d'Ormuz était considéré avant le conflit comme une voie maritime internationale libre de péage et servait, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), de plaque tournante pour environ 20 % du gaz naturel liquéfié échangé dans le monde. Par ailleurs, environ 20 % du pétrole mondial transitait par cette voie maritime, du golfe Persique vers la mer d'Arabie.
Conséquences économiques du blocus
Les conséquences économiques de l'escalade se font déjà sentir. Le volume de transport通过 le détroit d'Ormuz a baissé au premier trimestre à environ 14,6 millions de barils par jour et a fortement reculé depuis l'escalade du conflit. Les prix du pétrole ont nettement augmenté en raison de la vague d'attaques dans le golfe Persique. Des pipelines alternatifs comme l'oléoduc saoudien Est-Ouest et l'« Abu Dhabi Crude Oil Pipeline » des Émirats arabes unis pourraient, selon l'Agence internationale de l'énergie, dérouter au maximum 8,8 millions de barils de pétrole par jour – une fraction du volume précédent.
Au début du conflit, des rapports indiquaient que l'Iran exigeait 1,7 million d'euros par navire pour l'utilisation de la voie maritime. L'importance de cette source de revenus souligne les intérêts économiques qui sous-tendent le contrôle du détroit. Le correspondant de ZDF, David Sauer, a déclaré : « L'intention est de maintenir la pression sur l'Iran ».
Efforts diplomatiques au bord du gouffre
Le gouvernement américain cherche entre-temps à poursuivre l'échange diplomatique. « L'Iran reste en étroite concertation avec les États-Unis d'Amérique », a déclaré Leavitt jeudi devant la presse de la capitale à Washington. Reste à savoir si ces entretiens mèneront à une désescalade. Un diplomate pakistanais a déclaré à l'Agence de presse allemande : « Il ne sera pas facile de poursuivre la médiation si le conflit s'étend à l'Arabie saoudite ».
La crainte d'une extension régionale du conflit grandit. Des attaques contre l'aéroport de Sanaa, dans le nord du Yémen, et contre des cibles en Arabie saoudite ont fait naître de nouvelles inquiétudes quant à une possible résurgence de la guerre au Yémen, en cours depuis 2014. Le chef houthi yéménite, al-Houthi, a déclaré dans un discours télévisé que toutes les installations pétrolières d'Arabie saoudite et les infrastructures critiques du pays étaient des « cibles pour nos missiles et nos drones ». Un cessez-le-feu informel est en vigueur entre les Houthis et la coalition dirigée par l'Arabie saoudite depuis 2022.
Risque d'une extension régionale
Le Pakistan, qui joue le rôle de médiateur dans le conflit, se trouve de plus en plus sous pression. Un diplomate pakistanais a averti que le Pakistan pourrait être « contraint d'entrer dans le conflit » si la guerre s'étendait à la région. Cette déclaration illustre les risques d'une nouvelle escalade, qui pourrait également toucher d'autres États riverains du golfe Persique.
Le détroit d'Ormuz avait été utilisé, selon l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA), ces dernières années pour le transport d'environ 20 millions de barils par jour en moyenne. Le blocus actuel et les attaques contre les infrastructures maritimes représentent donc une menace considérable pour l'approvisionnement énergétique mondial. Le marché de l'énergie réagit déjà par une hausse des prix à cette incertitude.
La communauté internationale observe l'évolution avec une inquiétude croissante. Les Nations unies et divers gouvernements ont appelé à une désescalade. La probabilité d'une nouvelle escalade reste, selon les experts, « très élevée ». Les jours à venir montreront si les canaux diplomatiques entre Washington et Téhéran resteront ouverts malgré les affrontements militaires.
Escalade militaire et réactions internationales
La dimension militaire du conflit s'est également élargie. Les États-Unis ont envoyé des avions-citernes en Israël pour des opérations conjointes contre l'Iran. Dans le golfe d'Oman, les États-Unis ont détruit une tour de surveillance iranienne, tandis que des Marines américains ont inspecté un pétrolier iranien. Les attaques contre les infrastructures iraniennes semblent viser à affaiblir durablement la capacité des Gardiens de la Révolution à contrôler le détroit stratégique.
Trump a entre-temps menacé d'une nouvelle escalade : la semaine prochaine, toutes les centrales électriques et tous les ponts seraient détruits, « à moins qu'ils ne viennent à la table des négociations et ne négocient », a-t-il déclaré à la chaîne Fox News. Cette menace place la direction iranienne face à un choix entre de nouvelles destructions et l'engagement de négociations sérieuses.
La milice houthie au Yémen a poursuivi ses attaques contre le trafic maritime international dans la région. Un navire thaïlandais a été attaqué dans le détroit d'Ormuz, et les autorités ont signalé huit morts lors d'une frappe israélienne contre une communauté en deuil au Yémen. Ces incidents illustrent la fragilité de la situation sécuritaire dans l'ensemble de la région.
Conflit au Yémen et attaques contre la navigation civile
Les répercussions économiques du conflit ne se limitent pas au secteur de l'énergie. Les chaînes d'approvisionnement de l'industrie chimique sont touchées, et certaines entreprises chimiques pourraient paradoxalement profiter de la hausse des prix. Les conséquences à long terme pour l'économie mondiale dépendront crucialement de la rapidité avec laquelle le conflit pourra être résolu.
Entre-temps, l'ambassadeur de l'Iran auprès de l'ONU a qualifié de crimes de guerre les attaques américaines contre les infrastructures civiles. Cette évaluation souligne la dimension juridique du conflit et la question de la proportionnalité des moyens militaires utilisés. La communauté internationale est confrontée au défi de garantir le respect du droit international humanitaire dans cette situation de conflit complexe.
Crise iranienne : frappes américaines et menace des | actualites360