Les frappes américaines touchent des ponts et un aéroport dans le sud de l'Iran alors que les tensions s'intensifient dans le Golfe
Washington, 17 juillet 2026
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Summary
Les États-Unis ont mené une nouvelle vague de frappes aériennes contre des cibles dans le sud de l'Iran, notamment des ponts et un aéroport, tandis que l'Iran a signalé des attaques de représailles contre des installations américaines dans plusieurs pays voisins. L'escalade a fait grimper les bilans de victimes, perturbé le transport maritime près du détroit d'Ormuz et ravivé les craintes d'une guerre régionale plus large.
Washington, 17 juillet 2026
Les États-Unis ont mené une nouvelle vague de frappes aériennes dans le sud de l'Iran le 17 juillet 2026, touchant des ponts, un aéroport et des infrastructures militaires, ce qui a poussé l'Iran à signaler des frappes de représailles contre des installations américaines à Bahreïn, au Koweït, à Oman, en Jordanie et en Syrie.
Les frappes américaines et la réponse de l'Iran
Les frappes, annoncées par le Commandement central américain (Centcom) sur X, ont utilisé des munitions de précision contre des dizaines de cibles militaires. Le Centcom a déclaré que l'objectif de l'opération était de "further weaken Iran's military capabilities", en frappant des systèmes de défense aérienne, des installations radar de surveillance côtière et d'autres sites militaires. "Man habe mit Präzisionsmunition unter anderem Flugabwehrsysteme und Radaranlagen zur Küstenüberwachung getroffen," a indiqué le commandement dans son communiqué.
Les médias d'État iraniens ont rapporté que la nouvelle série d'attaques avait touché un aéroport et deux ponts dans le sud de l'Iran, puis ont indiqué que cinq ponts au total avaient été frappés. L'agence de presse iranienne Fars a rapporté que les ponts de Kahurestan et de Gariweh, situés sur des axes de transport dans la province d'Hormozgan, avaient été touchés. Le pont de Kahurestan se trouve sur la route reliant la ville portuaire de Bandar Abbas à la ville de Shiraz, plus au nord-ouest, un corridor que le New York Times a décrit comme un lien vital entre la côte du golfe Persique et l'intérieur de l'Iran.
La BBC a pu vérifier une attaque contre un pont à l'ouest de Bandar Abbas. Une série d'explosions a été signalée dans la ville portuaire elle-même, que le Wall Street Journal a noté comme abritant une base navale du puissant Corps des Gardiens de la révolution islamique d'Iran et étant essentielle à la capacité de l'Iran à projeter sa puissance dans le détroit d'Ormuz. Les médias iraniens ont également signalé des explosions dans la ville de Bushehr, où se trouve la seule centrale nucléaire active du pays.
Victimes et dégâts en Iran
Le ministère iranien de la Santé a indiqué que 38 personnes avaient été tuées et plus de 400 blessées depuis l'intensification des combats le 22 juin. Press TV, aligné sur l'État iranien, a rapporté qu'au moins sept personnes avaient été tuées dans la dernière série d'attaques. Les médias d'État iraniens ont indiqué que la route entre Bandar Abbas et les villes de Chamir et Lar était complètement fermée, tout comme une seconde liaison dans la région.
Représailles à travers la région
L'Iran a riposté en frappant des positions américaines dans toute la région. L'armée iranienne a signalé une série de frappes de représailles contre des cibles américaines dans les pays environnants. Une base d'hélicoptères militaires américains et un avion de reconnaissance à Bahreïn ont été visés, selon les rapports iraniens, ainsi qu'une liaison ferroviaire et une tour de surveillance maritime. Deux installations radar américaines à Oman ont été attaquées, dont un radar de surveillance maritime dans la région de Salama et un radar de surveillance aérienne dans la région de Ghanam. Des installations américaines en Jordanie auraient également été attaquées, la Jordanie ayant déclaré avoir intercepté trois missiles iraniens.
Au Koweït, la défense aérienne a été activée en réponse à des attaques de missiles et de drones, selon l'armée du pays. Le Koweït a signalé avoir intercepté 32 drones hostiles. Press TV a rapporté que des installations radar américaines et des lance-missiles au Koweït étaient en feu. Le Corps des Gardiens de la révolution islamique d'Iran a déclaré avoir frappé l'ancienne base militaire américaine d'al-Tanf, dans le sud-est de la Syrie, vendredi matin.
Au Qatar, un enfant a été blessé par des débris tombants lors des opérations de défense aérienne, selon le ministère qatari de l'Intérieur. L'incident a souligné le risque croissant pour les civils à travers le Golfe à mesure que la confrontation s'élargissait.
Les avertissements de Trump et les signaux diplomatiques
Le président américain Donald Trump, dans une allocution télévisée à la nation jeudi soir, heure locale, a déclaré que les États-Unis obtenaient "great success" en Iran, déclarant aux Américains : "die USA erzielten im Iran 'große Erfolge, und Sie werden die Früchte dieser Arbeit schon sehr, sehr bald sehen.'" Dans une interview séparée avec Fox News, Trump a intensifié sa rhétorique, avertissant que toutes les centrales électriques et tous les ponts seraient détruits la semaine prochaine si l'Iran ne venait pas à la table des négociations.
La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a adopté un ton plus conciliant, déclarant que Téhéran restait intéressé par un accord avec Washington et que les deux parties étaient "in close contact". "Der Iran steht nach wie vor in engem Austausch mit den Vereinigten Staaten von Amerika," a-t-elle déclaré aux journalistes à la Maison-Blanche jeudi. La double communication de l'administration a soulevé des questions sur l'orientation de la politique américaine.
Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a rejeté les affirmations iraniennes de contrôle sur la voie maritime stratégique, écrivant sur X que "der Iran kontrolliere die Straße von Hormus nicht." Le président du Parlement iranien et négociateur en chef, Mohammad-Bagher Ghalibaf, a réitéré la position de l'Iran selon laquelle il revendique le contrôle du détroit, une artère vitale pour le commerce mondial du pétrole, du gaz et des engrais.
Le détroit d'Ormuz et le blocus naval
L'ambassadeur de l'Iran auprès des Nations Unies a déclaré que les attaques américaines contre les infrastructures civiles constituaient des crimes de guerre. L'échange d'accusations est intervenu alors que l'impact économique du conflit se répercutait sur les marchés de l'énergie. Un baril de brut Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre était coté pour la dernière fois à 84,01 dollars, en baisse de 0,26 % sur la journée, mais les analystes ont averti que les produits raffinés étaient soumis à une pression bien plus forte que le brut.
"Raffinierte Produkte stehen viel stärker unter Druck als Rohöl," a déclaré Simon Lack, gestionnaire de portefeuille chez Catalyst Energy Infrastructure Fund, dans des commentaires à Bloomberg. Un autre expert du marché a noté : "Wir hatten nur diese kurze Phase der Entspannung, als Energie-Manager gewarnt haben, dass wir unsere Lagerbestände abbauen und es im System wirklich nicht mehr viel Puffer gibt." Les marchés du carburant aux États-Unis et en Europe signalaient une pénurie record, augmentant le risque de coûts plus élevés pour des consommateurs déjà sous pression.
Les retombées économiques et les marchés de l'énergie
Les États-Unis ont réimposé un blocus naval contre les ports iraniens. Depuis la réinstauration du blocus plus tôt dans la semaine, les États-Unis ont redirigé trois navires et en ont immobilisé un autre qui n'avait pas suivi les instructions. Cette mesure menaçait de restreindre davantage les exportations iraniennes et d'intensifier l'impasse en mer
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