Les États-Unis signent la plus large victoire de leur histoire en Coupe du monde face au Paraguay
Los Angeles, 13 juin 2026
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Summary
Les États-Unis ont écrasé le Paraguay 4-1 vendredi soir au SoFi Stadium de Los Angeles, pour leur entrée en lice dans la Coupe du monde 2026. Folarin Balogun, double buteur, a été élu homme du match devant plus de 70 000 spectateurs.
Los Angeles, 13 juin 2026
Les États-Unis ont battu le Paraguay 4-1 vendredi soir au SoFi Stadium de Los Angeles, en match d'ouverture du Groupe D de la Coupe du monde 2026, signant la plus large victoire de leur histoire en phase finale de Mondial.
Devant 70 492 spectateurs, l'équipe américaine a livré une première période presque parfaite, concluant la mi-temps avec un avantage de trois buts. La fête, organisée au sud de Los Angeles dans l'enceinte ultramoderne qui avait accueilli le Super Bowl, a tourné rapidement à la démonstration, portée par un Folarin Balogun étincelant et un Christian Pulisic des grands soirs. Le match, retransmis en direct sur ARD et sportschau.de, a également attiré plusieurs personnalités, dont Tom Cruise, David Beckham et le secrétaire d'État américain Marco Rubio.
Un début de match idéal pour les États-Unis
L'ouverture du score est intervenue tôt. À la 7e minute, sur un centre de Pulisic après une percée, la tentative de Weston McKennie a été déviée par Damian Bobadilla dans son propre but. McKennie, milieu de terrain évoluant à la Juventus, a ainsi déclenché la vague américaine. Pulisic, capitaine des États-Unis et joueur de l'AC Milan, a ensuite multiplié les appels de balle et les percées, signant deux passes décisives avant la pause.
Le deuxième but est venu de Folarin Balogun à la 31e minute, concluant une action collective parfaitement orchestrée. Né le 3 juillet 2001 et attaquant de l'AS Monaco, Balogun a confirmé son excellente saison en club — ponctuée de cinq buts en Ligue des champions — en inscrivant un troisième but dans le temps additionnel de la première période (45e+5). Son doublé lui a valu le trophée d'homme du match. « Es ist ein Traum. Das war eine traumhafte Nacht », a-t-il déclaré au coup de sifflet final.
Entre les deux buts de Balogun, Malik Tillman, milieu du Bayer Leverkusen, a également pesé sur la rencontre en délivrant une passe décisive sur le troisième but. « Wir können sehr selbstbewusst auftreten in den nächsten zwei Spielen », a résumé le joueur formé à Nuremberg, en référence aux rencontres à venir face à l'Australie puis lors de la dernière journée de poules. Le sélectionneur Mauricio Pochettino a, lui, salué une entame « fantastisch ».
Pochettino tempère l'enthousiasme
Pochettino a toutefois tempéré l'enthousiasme ambiant. « Wir haben noch nichts erreicht. Die erste Halbzeit war eine der besseren, die wir gespielt haben », a-t-il souligné en conférence de presse, insistant sur la nécessité de confirmer ce niveau de performance. Concernant la sortie de Pulisic à la pause, le technicien argentin a précisé : « Er hat einen Tritt gegen die Wade bekommen und leichte Schmerzen gespürt », indiquant qu'il ne s'agissait que d'un coup reçu au mollet gauche.
En seconde période, le rythme est logiquement retombé. Le Paraguay a réduit le score par Mauricio à la 73e minute, profitant d'un relâchement défensif américain. Mais les États-Unis ont repris l'avantage au tableau d'affichage dans les arrêts de jeu : Giovanni Reyna a inscrit le quatrième but à la 8e minute du temps additionnel, scellant définitivement le score de 4-1. Sur l'ensemble de la partie, la VAR a également annulé un carton jaune pour faute et transformé l'avertissement en carton jaune contre Almiron pour simulation (Schwalbe).
Une victoire historique pour le soccer américain
Cette victoire dépasse le cadre du simple match de poules. Selon plusieurs observateurs, il s'agit de la plus large victoire de l'équipe nationale masculine américaine en phase finale de Coupe du monde, effaçant des références anciennes. Le Daily Mail britannique a titré que les États-Unis avaient montré leur meilleure performance en Mondial, avec un Folarin Balogun « écrasant » le Paraguay, tout en relevant que Donald Trump avait choisi de ne pas assister à la rencontre. Alexi Lalas, ancien international ayant disputé la Coupe du monde 1994 à domicile — match d'ouverture des États-Unis soldé par un 1-1 face à la Suisse —, a commenté à la mi-temps sur FOX : « Das war die beste erste Halbzeit einer Männer-Nationalmannschaft auf WM-Ebene jemals. Komplette Dominanz. Es geht nicht besser. »
Avant le coup d'envoi, la compétitivité de l'équipe américaine était largement mise en doute. L'anonymat relatif de la sélection, l'absence de star mondiale indiscutable et la défaite lors de la finale de la Gold Cup 2025 face au Mexique avaient alimenté le scepticisme. Le sélectionneur Mauricio Pochettino, en poste depuis peu, s'était employé à inverser cette tendance dans sa communication, répétant à ses joueurs un mantra devenu célèbre : « Warum nicht wir? Wir müssen daran glauben. Wenn du nicht an dich glaubst, schaffst du gar nichts », comme l'a rappelé Balogun. Le résultat de vendredi valide, au moins en partie, ce discours.
Le capitaine Tim Ream, défenseur vétéran, a résumé l'état d'esprit du groupe : « Es gibt nicht viele Worte, dieses Gefühl zu beschreiben. Es war genau so, wie wir ins Turnier starten wollten. » Pulisic, de son côté, a savouré l'ambiance : « Als Amerikaner dieses Publikum zu haben, all das Rot, Weiss und Blau, all die roten und weissen Streifen auf den Shirts – es war grossartig. » L'attaquant de l'AC Milan, âgé de 27 ans, a qualifié le résultat d'« Unglaublicher Start », tout en appelant à la vigilance : « Die erste Halbzeit war eine der besseren, die wir gespielt haben. »
Le retour de la Coupe du monde sur le sol américain
Au-delà du résultat, ce match avait une dimension historique : il s'agissait du premier match de Coupe du monde organisé sur le sol américain depuis 32 ans, après l'édition 1994. Le match d'ouverture du tournoi s'est tenu dans un cadre sobre, la cérémonie protocolaire ayant été notée comme étonnamment modeste dans son ampleur, contrastant avec l'effervescence sportive sur le terrain. La finale est prévue le 18 juillet dans la région de New York.
Les trois co-hôtes en bonne posture
Pour les autres co-hôtes, le bilan du premier jour de compétition est positif. Les trois pays organisateurs — États-Unis, Mexique et Canada — ont tous remporté ou obtenu un match nul lors de leur entrée en lice, accumulant sept points en trois rencontres. Le Mexique s'est imposé 2-0 face à l'Afrique du Sud jeudi, dans une performance jugée loin d'être un gala mais suffisante pour prendre trois points, et peut devenir le premier co-hôte à se qualifier pour la phase à élimination directe en cas de victoire contre la Corée du Sud vendredi prochain.
Le Canada, pour sa part, a décroché son premier point de l'histoire en phase finale de Coupe du monde en arrachant le match nul 1-1 face à la Bosnie-Herzégovine à Toronto. L'égalisation, tardive, est venue de Cyle Larin, attaquant de Southampton entré en jeu peu auparavant et buteur dès sa première touche de balle. « Darauf müssen wir aufbauen und beim nächsten Mal einfach eiskalt sein », a-t-il lancé. Le Canada, classé 31e au classement FIFA — le plus bas des trois co-hôtes —, évolue dans un groupe qualifié de « groupe suisse » en raison de la présence de la Suisse.
Cap sur Seattle et l'Australie
Avec cette victoire, les États-Unis peuvent envisager la qualification pour les huitièmes de finale dès vendredi prochain. Leur prochain rendez-vous est fixé à 21h00 (heure d'été d'Europe centrale) à Seattle, face à l'Australie. Un succès scellerait quasiment la première place du groupe et écarterait pour l'instant l'hypothèse d'un huitième de finale face à l'Allemagne — scénario qui impliquerait que les États-Unis terminent premiers de leur groupe et l'Allemagne troisième, ou l'inverse. Un tel affrontement serait l'occasion d'un retour de flamme, les États-Unis n'ayant plus atteint les quarts de finale depuis 2002 au Japon et en Corée du Sud, où l'Allemagne de Michael Ballack les avait éliminés.
Les chiffres donnent également du relief à la performance. Lors de la Coupe du monde 2022 au Qatar, les États-Unis n'avaient inscrit que trois buts en quatre rencontres, un total inférieur au seul match de vendredi. L'effectif américain à ce Mondial, composé de 26 joueurs, affiche une valeur marchande cumulée de 385,65 millions d'euros selon les données relayées par la presse spécialisée. Folarin Balogun, à lui seul, est estimé à 40 millions d'euros par le même barème.
Au-delà des statistiques, le message envoyé aux concurrents du groupe est clair : après une préparation semée d'incertitudes, les États-Unis ont livré vendredi soir la prestation qu'attendait leur public. Reste désormais à transformer cet élan en continuité, à commencer par la réception de l'Australie, dans un Climate Pledge Arena qui s'annonce bouillant. Pour Pochettino et ses joueurs, le travail ne fait que commencer.
Questions & Réponses
Quel a été le score final du match entre les États-Unis et le Paraguay ?
Les États-Unis ont battu le Paraguay 4-1 au SoFi Stadium de Los Angeles, menant 3-0 à la mi-temps. Les buts américains ont été inscrits par Damian Bobadilla contre son camp, Folarin Balogun (doublé) et Giovanni Reyna, tandis que Mauricio a réduit l'écart pour le Paraguay.
Qui a été élu homme du match de la rencontre ?
Folarin Balogun, attaquant de l'AS Monaco âgé de 24 ans, a reçu la distinction d'homme du match après avoir inscrit deux buts et été l'un des grands artisans de la victoire américaine.
Quand et où les États-Unis joueront-ils leur prochain match de Coupe du monde ?
Les États-Unis affronteront l'Australie vendredi à 21h00 (heure d'été d'Europe centrale) à Seattle, avec l'occasion de valider leur qualification pour les huitièmes de finale en cas de victoire.
USA 4-1 Paraguay : plus large victoire en Coupe du monde | actualites360