Le projet prévoit la perte des allocations familiales pour les Ukrainiens en soins de base
Vienne, 01 juillet 2026
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Summary
Un projet de loi en Autriche prévoit que les personnes déplacées ukrainiennes et les autres personnes en soins de base ne pourront à l'avenir percevoir les allocations familiales que si elles ne bénéficient plus des soins de base. Environ 10 000 personnes sont concernées. La modification est censée s'appliquer rétroactivement à partir de début juillet, mais le Conseil national et le Conseil fédéral ne l'adopteront probablement qu'en septembre.
Vienne, 01 juillet 2026
Un projet de loi autrichien prévoit que les allocations familiales pour les personnes déplacées d'Ukraine et les autres personnes en soins de base seront à l'avenir subordonnées à la condition de ne plus bénéficier des soins de base – jusqu'à présent, seule la disponibilité pour le marché du travail était exigée.
Le projet modifie ainsi fondamentalement la logique actuelle des allocations familiales pour les personnes réfugiées : « Concrètement, un projet de loi prévoit que l'on ne peut plus percevoir les allocations familiales que si l'on n'est pas en soins de base. Jusqu'à présent, il suffisait de devoir être disponible pour le marché du travail pour pouvoir bénéficier de cette prestation. »
L'ancienne réglementation, qui n'avait été établie qu'en octobre dernier, a expiré le 30 juin. « L'ancienne réglementation – établie seulement en octobre dernier – a déjà expiré le 30 juin. » Il existe ainsi une situation transitoire pour les personnes concernées depuis début juillet.
Le chef de l'Agence fédérale de prise en charge, Andreas Achrainer, chiffre le nombre de personnes concernées à environ 10 000 : « Environ 10 000 personnes sont concernées par la réglementation – il s'agit de celles qui sont inscrites à l'AMS, qui participent actuellement à des formations et qui continuent de percevoir les soins de base. »
Situation juridique transitoire
La modification est toutefois censée entrer en vigueur rétroactivement début juillet, afin de combler le vide juridique. « Toutefois, la nouvelle réglementation s'appliquera rétroactivement à partir de début juillet, les demandes peuvent déjà être déposées. » Le texte de loi est actuellement en phase d'expertise, qui se poursuit jusqu'au 24 juillet.
Une adoption effective par le Conseil national et le Conseil fédéral n'est attendue qu'en septembre : « Le texte de loi correspondant est actuellement en phase d'expertise, qui se poursuit jusqu'au 24 juillet. »
Achrainer a critiqué le projet en termes clairs dans le Ö1-Morgenjournal. Avec ce projet, on envoie un signal « que l'intégration ne vaut rien pour nous ». Et cela se fait en outre sur le dos des plus démunis, des enfants, « qui finissent par en faire les frais ».
Critiques de l'Agence fédérale de prise en charge
Achrainer a également souligné la situation de nombreuses personnes concernées : « Nous parlons ici principalement de femmes élevant seules leurs enfants, qui suivent actuellement des mesures de formation », a-t-il déclaré. Beaucoup ont besoin de temps pour acquérir la langue et des qualifications. « Dans le Ö1-Morgenjournal, Achrainer a critiqué le fait qu'il faut donner aux personnes la possibilité de s'intégrer au marché du travail. »
Le groupe des personnes concernées est plus large que les seuls Ukrainiens et Ukrainiennes. « La fin du cumul ne concerne pas seulement les personnes déplacées d'Ukraine, mais en principe les personnes qui se trouvent en soins de base, donc par exemple aussi les bénéficiaires de la protection subsidiaire. »
En moyenne, selon Ö1, environ 700 personnes d'Ukraine arrivent en Autriche chaque mois, qui doivent en règle générale rester un certain temps en soins de base. « Environ 700 personnes d'Ukraine arrivent chaque mois en Autriche, qui en règle générale devront probablement rester un certain temps en soins de base, jusqu'à ce qu'elles aient acquis les compétences linguistiques correspondantes ou puissent justifier de qualifications professionnelles pour pouvoir s'activer sur le marché du travail. »
Selon Ö1, environ 30 000 Ukrainiens et Ukrainiennes se sont déjà intégrés au marché du travail. Pour les personnes exerçant une activité professionnelle, la modification apporte une amélioration : « Pour les personnes exerçant une activité professionnelle, la nouvelle réglementation apporte une amélioration en ce que la durée de perception est liée au statut de personne déplacée. La limitation précédente est ainsi supprimée. »
Allégements pour l'activité professionnelle et l'allocation de garde d'enfants
Toutefois, les personnes hors soins de base doivent également remplir d'autres conditions pour percevoir les allocations familiales. « Même si l'on ne perçoit pas les soins de base, il faut remplir des conditions pour avoir droit aux allocations familiales. Parmi celles-ci figure le fait que le centre de vie de l'enfant se trouve en Autriche et qu'il existe un ménage commun. »
La modification apporte une amélioration pour l'allocation de garde d'enfants : « La modification législative apporte une certaine amélioration concernant l'allocation de garde d'enfants. Ici, l'exigence de travail pour la perception tombe pour les personnes déplacées et les bénéficiaires de la protection subsidiaire. »
Le projet prévoit une exception à la nouvelle restriction pour les personnes dont l'enfant est gravement handicapé : « Sont exclues de la restriction de perception les personnes dont l'enfant est gravement handicapé. »
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