Paris, 22 juillet 2026

Une vague de chaleur a causé en France, entre le 17 juin et le 2 juillet, 5 764 décès supplémentaires selon des données provisoires des autorités sanitaires, comme l'a annoncé l'agence publique Santé publique France.

La vague de chaleur survenue à partir de la mi-juin a coûté la vie à 5 764 personnes en France, selon des estimations provisoires des autorités sanitaires. L'autorité compétente, Santé publique France (SpF), a publié mercredi un deuxième bilan de cette période de chaleur. L'estimation définitive de la surmortalité pour l'ensemble de l'été ne sera communiquée qu'à la fin de la saison estivale, ont précisé les autorités sanitaires de l'État en référence à des données provisoires.

La surmortalité illustre les effets massifs de la vague de chaleur, qui n'atteint toutefois pas l'ampleur de la canicule de 2003, traumatisante pour la France, avec environ 15 000 morts. À l'époque, une vague de chaleur de trois semaines en août avait fait 15 000 victimes. Dans le cas présent, la mortalité sur la période d'observation était supérieure de 36,2 pour cent aux prévisions, selon SpF.

Comparaison avec la vague de chaleur de 2003

Au total, toutes les régions de France ont été touchées par une mortalité accrue. La région la plus durement frappée est l'Île-de-France : on y a enregistré 1 999 décès supplémentaires, soit une hausse de 81,2 pour cent. C'est dans l'agglomération parisienne que la progression du nombre de décès a été la plus forte, avec une hausse de 81,2 pour cent. La région Grand-Est, frontalière avec l'Allemagne, fait également partie des zones particulièrement touchées : le nombre de décès y a augmenté de 38,9 pour cent. La région Centre-Val-de-Loire a enregistré une hausse de 62,6 pour cent.