Berlin, 03 juillet 2026
La déléguée fédérale à la protection des données, Louisa Specht-Riemenschneider, a critiqué comme antidémocratiques et discriminatoires les projets de modification de la loi sur la liberté d'information (IFG) convenus au sein du comité de coalition de la CDU, de la CSU et du SPD.
Cœur de la réforme prévue
Dans un entretien avec le Redaktionsnetzwerk Deutschland (RND), Specht-Riemenschneider a mis en garde contre une suppression de fait du régime d'accès à l'information en vigueur depuis une vingtaine d'années. L'IFG est entrée en vigueur en 2006 et accorde aux citoyens l'accès aux informations et documents officiels. La déléguée a expliqué que le „wesentliche Grundgedanke eines grundsätzlich voraussetzungslosen Zugangs zu amtlichen Informationen“ serait „ins Gegenteil verkehrt, wenn zukünftig ein berechtigtes Interesse an der Information dargelegt werden müsste“.
Concrètement, le projet adopté au comité de coalition prévoit de concentrer à l'avenir le droit d'accès sur les personnes physiques „die ein berechtigtes Interesse an einer Auskunft haben und diese nicht durch andere Regelungen erreichen können“. „Im Koalitionsausschuss hatten CDU, CSU und SPD sich darauf geeinigt, das Gesetz zu ändern“, indique la résolution.
En outre, il est prévu d'examiner la possibilité de „den Zugang zu Informationen auf in Deutschland lebende Deutsche und EU-Bürger zu beschränken“. Specht-Riemenschneider a critiqué ces projets comme discriminatoires envers un grand nombre de personnes. La déléguée fédérale a exigé que l'on s'en tienne au principe selon lequel „dass der Staat im Einzelfall darlegen muss, dass das öffentliche Interesse der Transparenz entgegensteht“.
Critiques de l'opposition et du monde journalistique
Die Linke réagit également avec indignation. La vice-présidente du groupe parlementaire, Clara Bünger, a déclaré : „damit wolle sich die Regierung ‚unangreifbar machen‘. Das Gesetz werde durch die geplante Änderung ‚ausgehöhlt‘.“ Le parti Die Linke a qualifié ces projets d'„Angriff auf die Pressefreiheit und auf das Recht der Öffentlichkeit, staatliches Handeln zu kontrollieren“.
Les associations journalistiques abondent dans le même sens. Mika Beuster a déclaré que sans la loi sur la liberté d'information, „viele Skandale nicht aufgedeckt“ würden. Les critiques d'Amthor à l'encontre de l'IFG proviendraient du fait qu'il „selber davon betroffen“ sei.
Le syndicat dju a reproché à la coalition de vouloir „eine Blackbox schaffen, der Öffentlichkeit Informationen vorenthalten und journalistisches Arbeiten erschweren“ et a demandé un renforcement de l'IFG ainsi qu'un droit d'accès à l'information ancré dans la loi pour les journalistes.
L'organisation de transparence FragDenStaat a qualifié ces projets de „schwersten Angriff auf staatliche Transparenz in der Geschichte der Bundesrepublik“. L'organisation Abgeordnetenwatch s'est également exprimée de manière critique. L'organisation de consommateurs Foodwatch a parlé d'une suppression pratique de la loi.
Justification du gouvernement fédéral
Selon les informations issues de la résolution, l'IFG est „insbesondere von Journalisten und Nichtregierungsorganisationen regelmäßig genutzt“. Dans le contrat de coalition, la CDU/CSU et le SPD s'étaient mis d'accord pour réformer l'IFG afin de „einen Mehrwert für Bürgerinnen und Bürger und die Verwaltung“ zu schaffen. Le montant des frais pour les demandes d'accès à l'information devra à l'avenir être adapté „im Einklang mit dem Kostendeckungsprinzip“. En outre, les noms des agents publics doivent être caviardés dans les réponses aux demandes d'IFG afin de les protéger contre les hostilités et les menaces.
Le gouvernement fédéral a justifié le projet par un calendrier de réforme qui reste tendu. Lars Klingbeil a exhorté la coalition à ne pas „nicht in Klein-Klein-Debatten verlieren“. Le paquet de réformes présenté mercredi à la Chancellerie contient, outre la réforme de l'IFG, d'autres allégements pour les petits et moyens revenus ainsi que des modifications en matière de fiscalité, de retraites, de bureaucratie et de marché du travail. Friedrich Merz a déclaré à cette occasion que la récession économique durerait plus longtemps que prévu. Le sujet de l'IFG était déjà controversé lors des négociations de coalition ; la CDU/CSU avait auparavant exigé la suppression de la loi dans sa forme actuelle.
Le point de conflit central est la question de savoir dans quelle mesure l'accès aux informations des autorités sera à l'avenir soumis à des conditions personnelles. Alors que la coalition invoque un allègement de l'administration et une meilleure protection des agents, les critiques voient le principe de transparence menacé.
Perspective sur les travaux parlementaires
Si la réforme était mise en œuvre telle qu'elle est actuellement prévue, cela constituerait l'atteinte la plus profonde portée au droit à la liberté d'information depuis son introduction en 2006. Les observateurs et observatrices s'attendent à ce que les travaux parlementaires commencent dans les semaines à venir.
