La coalition noire-rouge négocie un paquet de réformes de plusieurs milliards avant la pause estivale
Berlin, 02 juillet 2026
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Summary
Les dirigeants de l'Union et du SPD se sont entendus mercredi soir tard lors du comité de coalition à la Chancellerie sur les lignes directrices d'un vaste paquet de réformes. L'accord comprend des allègements de l'impôt sur le revenu, une réforme des retraites, des réformes de la santé et de la dépendance ainsi qu'une réduction de la bureaucratie, et doit être présenté jeudi matin.
Berlin, 02 juillet 2026
Les dirigeants de l'Union et du SPD se sont entendus mercredi soir lors du comité de coalition à la Chancellerie sur un vaste paquet de réformes comprenant des allègements fiscaux, une réforme des retraites, des réformes de la santé et de la dépendance ainsi qu'une réduction de la bureaucratie.
La réforme fiscale comme poste le plus important
La session de négociations, initialement prévue jusqu'à vendredi, s'est terminée mercredi soir tard, selon Reuters et ARD, par un accord de principe. Le chancelier fédéral Friedrich Merz, le chef de la CSU Markus Söder, la coprésidente du SPD Bärbel Bas et le ministre des Finances SPD Lars Klingbeil souhaitaient présenter les résultats au public jeudi à 9 heures. Comme le Handelsblatt l'a rapporté en premier, les quatre dirigeants des partis se sont mis d'accord sur ce projet de plusieurs milliards peu avant minuit.
Au centre se trouve une réforme de l'impôt sur le revenu qui doit entrer en vigueur au 1er janvier 2027. Le ministre des Finances Lars Klingbeil avait soumis aux dirigeants de la coalition deux variantes comme base de négociation : un allègement plus modeste d'un volume d'environ dix milliards d'euros ainsi qu'un modèle plus large d'environ 25 milliards d'euros. Les détails concrets n'ont pas été publiés dans l'immédiat. Selon la coalition, les petits et moyens revenus entre 2 500 et 3 000 euros brut par mois doivent en profiter en priorité.
Retraites : Merz et Bas veulent mettre en œuvre les propositions de la commission
Le financement de ces mesures est resté controversé jusqu'au bout. Le SPD exige un relèvement du taux marginal d'imposition, une hausse des droits de succession ainsi qu'une augmentation de ce qu'on appelle l'impôt sur les riches. L'Union rejette des charges accrues sur les hauts revenus et les grandes successions. Sont également évoquées une hausse de la TVA, dont le taux régulier se situe actuellement à 19 %, ainsi que des coupes dans les subventions et des économies dans le budget fédéral. Le secrétaire général de la CDU, Carsten Linnemann, avait récemment signalé dans l'émission ARD « Bericht aus Berlin » une disposition à discuter de l'impôt sur les riches. Une hausse d'un point de pourcentage du taux régulier de la TVA rapporterait selon les estimations environ 16 milliards d'euros supplémentaires dans les caisses de l'État. Il est également question de ramener à zéro le taux de TVA sur les produits alimentaires.
Concernant les retraites, Merz et Bas ont annoncé vouloir mettre en œuvre rapidement et intégralement les propositions de la commission des retraites. La commission, à laquelle participait le responsable des politiques sociales du SPD Klose, avait présenté 33 recommandations la semaine précédente. Sont prévues ainsi des durées de travail progressivement plus longues, un nouveau pilier capitalisé ainsi qu'une stabilisation du niveau des pensions. Les points clés de la réforme doivent être adoptés par le cabinet avant la pause estivale. Les lois nécessaires doivent être élaborées d'ici la fin de l'année.
La ministre des Affaires sociales Bärbel Bas a toutefois déclaré qu'elle préférerait ne pas toucher au sujet, d'autant qu'une forte résistance vient des syndicats. La présidente du DGB Yasmin Fahimi a critiqué les plans du gouvernement en matière de retraites comme étant irréalistes : « Ich halte es für absolut unrealistisch zu glauben, man könnte eine gute Rente für alle sicherstellen, ohne die Verteilungsfrage offen zu stellen. » Le SPD lui-même avait également convenu dans le contrat de coalition de créer la possibilité d'une durée maximale de travail hebdomadaire plutôt que quotidienne.
La journée de huit heures reste un sujet de discorde
Selon des informations de la Deutsche Presse-Agentur, le ministère du Travail disposait déjà mi-juin d'un projet pour une solution minimale. Selon celui-ci, des dérogations à la journée de huit heures ne doivent être possibles que lorsqu'elles sont négociées dans des conventions collectives ou d'entreprise. Un enregistrement électronique du temps de travail doit devenir obligatoire. Des critiques virulentes sont venues de la CDU et des organisations patronales. La journée de huit heures existe en Allemagne depuis plus de 100 ans. Au niveau européen, le gouvernement fédéral pousse également à des allègements, car de nombreuses prescriptions viennent de Bruxelles.
Dépendance : la coalition cherche de nouveaux freins aux dépenses
Concernant la dépendance, les signes sont en revanche toujours à la confrontation. unlike l'assurance maladie, l'assurance dépendance ne prend en charge qu'une partie des coûts, ce qui oblige les personnes dépendantes à payer des parts personnelles toujours plus élevées. Le contrat de coalition avait laissé entrevoir une limitation. Mais d'autres freins aux dépenses entrent désormais en ligne de mire, par exemple les cotisations retraite pour les proches aidants, les critères de classification des niveaux de dépendance et les suppléments d'allègement pour les résidents en établissements. La ministre fédérale de la Santé Nina Warken (CDU) avait présenté début juin un projet ministériel qui prévoyait entre autres des critères plus stricts pour la classification dans un niveau de dépendance et une progression plus lente des aides aux coûts de soins en établissement. Le projet a suscité de vives critiques de la part des Länder, du délégué aux patients ainsi que des caisses de dépendance. Le Bundestag ne devrait vraisemblablement s'occuper de la réforme de la dépendance qu'à l'automne.
La réforme de la santé avant le vote au Bundestag
La réforme de la santé est la plus avancée. La ministre Nina Warken a averti au Bundestag que les caisses légales d'assurance maladie risquaient l'année prochaine un déficit de 19 milliards d'euros, qui pourrait atteindre environ 44 milliards d'euros d'ici 2030. Le déficit de financement des caisses légales pour 2027 a encore augmenté dernièrement. L'objectif déclaré est un vote de la loi d'austérité au Bundestag la semaine prochaine. Les groupes parlementaires de l'Union et du SPD au Bundestag se disputent déjà, dans la procédure parlementaire, sur les coupes de plusieurs milliards destinées à éviter des cotisations d'assurance maladie encore plus élevées.
La réduction de la bureaucratie fait également partie du paquet. La coalition veut réduire sensiblement la bureaucratie – les organisations économiques citent régulièrement l'excès de bureaucratie comme un frein à la croissance. Les procédures de planification et d'autorisation doivent être accélérées, les obligations de rapport réduites, les démarches administratives numérisées. Le porte-parole du gouvernement Stefan Kornelius avait annoncé un « grand paquet ». Klose a déclaré sur Deutschlandfunk : « Nicht nur auf kleinsten gemeinsamen Nenner kommen. » Selon son évaluation, un accord a déjà été obtenu sur de nombreux points relatifs aux retraites, tandis que la réforme fiscale et la journée de huit heures restent en revanche difficiles.
Réduction de la bureaucratie et autres sujets
Parmi les autres sujets de ce qui pourrait être la dernière réunion du comité de coalition avant la pause estivale figurent des modifications du congé parental, une hausse du BAföG et la réforme du découpage électoral. Sur la réforme du découpage électoral, convenue dans le contrat de coalition, l'Union et le SPD n'ont pas avancé dernièrement. La demande du SPD de parité – le Bundestag devrait être composé pour moitié de femmes et d'hommes – se heurte au refus de l'Union.
Klingbeil a largement achevé son projet de budget pour 2027 ; il doit être adopté lundi prochain par le cabinet. Le chancelier fédéral Merz s'est dit confiant mercredi midi : « Meine Erwartung ist, dass wir wirklich einen großen Sprung nach vorne machen in der Modernisierung unseres Landes. » Mais il n'y aura pas « the one big bang », a-t-il ajouté. Le directeur administratif du groupe parlementaire SPD Dirk Wiese avait déclaré en amont que les partenaires de coalition étaient d'accord pour « die Pläne über die Ziellinie zu bringen ». Tanja Gönner, directrice générale de la Fédération allemande de l'industrie (BDI), a mis en garde : « Die wirtschaftliche Lage ist zu ernst, um weiter Zeit zu verlieren. »
La ministre-présidente de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale Manuela Schwesig (SPD) avait soulevé des objections ; des élections régionales se tiennent en septembre dans son Land. Les communes ont également tiré la sonnette d'alarme en raison de dépenses sociales supplémentaires menaçantes. Dans les cercles de négociation, on parlait d'environ 30 points sur lesquels les partenaires de coalition s'étaient déjà mis d'accord lors des jours préparatoires.
En marge de la séance, le cabinet a également adopté deux projets de loi visant à renforcer la Bundeswehr. Les lois portent sur l'accélération de la construction d'infrastructures militaires ainsi que sur le renforcement de la réserve. Les réservistes doivent à l'avenir pouvoir être à nouveau astreints à des exercices. Des réglementations dérogatoires en matière de droit immobilier et environnemental doivent être introduites pour les projets de construction de la Bundeswehr. Le secrétaire général de l'OTAN Mark Rutte a participé à la séance en tant qu'invité.
Le paquet de réformes est considéré comme le projet central de politique intérieure de la coalition. L'objectif est de relancer l'économie et de rendre les
Comité de coalition : paquet de réformes fiscalité | actualites360