Merz presse le Bundestag pour une réforme des retraites avant la fin de l'année
Berlin, 24 juin 2026
Steffen Prößdorf / Wikimedia Commons / CC BY-SA 4.0
Summary
Le chancelier fédéral Friedrich Merz a appelé le Bundestag, lors de la séance de questions au gouvernement, à coopérer de manière constructive à la réforme des retraites prévue. Lui et la ministre fédérale du Travail, Bärbel Bas, souhaitent mettre en œuvre en grande partie les 33 propositions d'une commission d'experts ; les grandes lignes doivent être définies avant la pause estivale.
Berlin, 24 juin 2026
Le chancelier fédéral Friedrich Merz (CDU) a exhorté, lors de la séance de questions au gouvernement au Bundestag, à mener à bien une réforme des retraites d'ici la fin de l'année et a appelé les députés à y coopérer de manière constructive.
Le chancelier fédéral Friedrich Merz a fait de la réforme des retraites prévue une priorité gouvernementale mercredi au Bundestag. Lors de la séance de questions au gouvernement, il a demandé aux députés de traduire rapidement en lois les propositions d'une commission d'experts. Selon les informations du Parlement, Merz s'est exprimé pendant environ six minutes depuis le siège du chancelier. L'ouverture a été suivie d'un tour de questions d'environ une heure.
Avec la ministre fédérale du Travail, Bärbel Bas (SPD), Merz avait reçu la veille les 33 recommandations d'une commission composée de 13 experts et personnalités politiques. Le document traite trois grands champs thématiques : le niveau des pensions, l'âge légal de départ à la retraite et les cotisations. Merz a annoncé vouloir mettre en œuvre les recommandations « möglichst unverändert ». « Das ist ein großer Schritt zu einem neuen System der Altersversorgung », a déclaré le chancelier. « Dies ist ein großer Schritt, wenn wir ihn denn hier im Deutschen Bundestag gemeinsam zum Jahresende verabreden und verabschieden sollten. »
Contenu des propositions de la commission
Au cœur de la réforme figure un relèvement progressif de l'âge légal de départ à la retraite. Selon la proposition de la commission, il devrait passer à 67,5 ans d'ici 2041, soit d'abord d'environ six mois. L'âge de départ à la retraite doit être indexé sur l'espérance de vie croissante. « Wenn die Menschen länger leben und älter werden, dann müssen sie auch - um ein auskömmliches Einkommen im Alter zu erzielen - wenigstens einen Teil davon länger arbeiten », a justifié Merz. « Das ist möglich, und das werden wir auch machen müssen, damit dieses System in sich trägt. »
Le projet prévoit par ailleurs la suppression de la retraite sans décote après 45 années de cotisations, connue sous le nom de « Rente mit 63 ». La ministre du Travail Bas a qualifié sa disparition, dans le ZDF heute journal, de „schweren Brocken" pour le SPD. En outre, les points de retraite acquis par les proches aidants doivent être réduits. Merz a rejeté les accusations selon lesquelles la réforme serait de facto une baisse des pensions. „Alle Behauptungen, die in diesen Tagen dazu so aufgestellt worden sind, sind falsch." À la question de la présidente du groupe des Verts, Katharina Dröge, sur le financement, il a répondu : „Umverteilung hat selten geholfen, größere gesellschaftliche Probleme zu lösen."
Critiques venues de l'opposition
L'opposition a formulé de vives critiques. Dröge a qualifié le projet de politique d'austérité „harte und kalte". L'ancienne présidente du groupe Die Linke, Janine Wissler, a reproché à Merz de vouloir imposer avec cette réforme une baisse effective des pensions touchant les salariés des secteurs du soin et du bâtiment. „Das ist eine Rentenkürzung", a déclaré Wissler. Merz lui a répondu que la coalition était résolue à résoudre les problèmes. „Sie sehen die Koalition entschlossen, die Probleme zu lösen", a-t-il dit à l'adresse du député de l'AfD Leif-Erik Holm, qui avait qualifié le bilan du gouvernement de désastreux et demandé des allègements pour les citoyens („Wo bleiben die Entlastungen?").
Au sein du partenaire de coalition SPD, on s'attend en interne à des contreparties. Selon des informations, le SPD pourrait exiger en échange de la fin de la retraite à 63 ans des hausses d'impôts pour les hauts revenus. Une résistance se dessine également au Bundesrat : la ministre-présidente de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, Manuela Schwesig, compte parmi les critiques du projet. Dans ce Land ainsi qu'en Saxe-Anhalt, des élections régionales se tiendront en septembre. En raison de la force de l'AfD, une coopération de la CDU avec Die Linke pourrait y devenir nécessaire dans chaque cas.
Calendrier et prochaines étapes
Merz a néanmoins exclu une coopération avec Die Linke au niveau fédéral. Cela faisait suite à une interview du nouveau président de Die Linke, Luigi Pantisano, au Bild-Zeitung, dans laquelle il avait accusé la CDU de „faschistische Politik". „Eine Zusammenarbeit mit der Linkspartei gibt es nicht und sie wird es auch in Zukunft nicht geben", a déclaré le chancelier. Pantisano s'est ensuite excusé pour ses propos ; la direction de la CDU a rejeté ces excuses. Le congrès fédéral de la CDU avait déjà exclu auparavant toute forme de coopération similaire avec Die Linke.
La suite de la procédure a également été esquissée par Merz lors de la séance de questions. Selon ses indications, les grandes lignes doivent être définies en conseil des ministres si possible avant la pause estivale, puis des projets de loi seront élaborés pendant la pause parlementaire d'été, et la procédure parlementaire sera lancée à l'automne. „Es werden wahrscheinlich mehrere sein", a annoncé Merz concernant le nombre de textes. Un jour avant la séance de questions, il avait déjà annoncé : „Wir werden sehr konkrete weitere Vorschläge machen, wie wir auch den Arbeitsmarkt in Deutschland verbessern, wie wir die Wettbewerbsfähigkeit unserer Volkswirtschaft verbessern." Les directions de l'Union et du SPD souhaitent s'entendre la semaine prochaine en commission de coalition sur un calendrier.
Sur le thème de la prévoyance dépendance, Merz a en outre défendu des plans qui avaient suscité les critiques de Katharina Dröge. Concernant les économies dans le secteur du soin, il ne doit y avoir „keine Einschränkungen" dans un cas concret. C'était la deuxième séance de questions au gouvernement avec Merz en 2025. L'information a été diffusée le 24.06.2026 dans le programme Deutschlandfunk.
Questions & Réponses
Quels changements concrets prévoit la réforme des retraites ?
La commission propose un relèvement progressif de l'âge légal de départ à la retraite à 67,5 ans d'ici 2041, la suppression de la retraite sans décote à 63 ans et des réductions des points de retraite pour les proches aidants.
Comment le SPD réagit-il à la fin de la retraite à 63 ans ?
La ministre fédérale du Travail, Bärbel Bas, a qualifié la suppression de la retraite à 63 ans de „schweren Brocken" pour le SPD ; le SPD pourrait exiger en contrepartie des hausses d'impôts pour les hauts revenus.
D'ici quand la réforme doit-elle être adoptée selon Merz ?
Le chancelier fédéral Friedrich Merz veut faire adopter la réforme par le Bundestag avant la fin de l'année ; les grandes lignes doivent être définies avant la pause estivale, les projets de loi élaborés pendant la pause estivale et la procédure parlementaire lancée à l'automne.
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