L'assurance pension adopte une directive contraignante pour les experts médicaux
Vienne, 30 juin 2026
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Summary
La Pensionsversicherungsanstalt a adopté une directive uniforme et contraignante à l'échelle nationale pour les experts médicaux. Elle entre en vigueur le 1er septembre et définit des normes en matière de communication, de transparence, de qualité professionnelle et de formation continue.
Vienne, 30 juin 2026
La Pensionsversicherungsanstalt (PVA) a adopté lundi une directive uniforme et contraignante dans toute l'Autriche pour tous les experts et expertes médicales agissant sur mandat de l'assurance pension, qui s'appliquera à compter du 1er septembre.
Un cadre uniforme pour tous les experts et expertes
Par cette décision unanime du conseil d'administration, l'assurance pension ancre des principes tels que la qualité professionnelle, l'objectivité, la transparence et un traitement respectueux des personnes concernées dans une disposition contraignante pour tous les experts et expertes médicales mandatés. La PVA a justifié cette démarche dans un communiqué de presse par les lourdes conséquences des expertises médicales sur la situation de vie des assurés. C'est pourquoi « la qualité professionnelle, l'objectivité, la transparence et un traitement respectueux » des personnes concernées sont « d'autant plus importants », a expliqué l'institution.
La directive définit « des normes en matière de communication, de transparence, de qualité professionnelle, de formation continue et de collaboration », a-t-on précisé dans le communiqué. Elle a été élaborée dans le cadre d'« un processus de grande envergure avec tous les responsables au sein de l'assurance pension ». Elle se fondait sur « les exigences élevées de qualité » qui « caractérisent la pratique d'expertise de l'assurance pension depuis de nombreuses années et ont été récemment évaluées et perfectionnées ».
Obligation d'information compréhensible
À l'avenir, les experts et expertes devront expliquer de manière compréhensible la finalité de l'expertise ainsi que le déroulement de l'examen. Les assurés disposeront de « suffisamment de temps pour exposer leur situation personnelle ». Les besoins individuels et les situations de charge « seront pris en compte ». La PVA a également rappelé le droit, à compter du 1er septembre, de se faire accompagner par une personne de confiance. Il est en outre exigé des experts que leurs évaluations reposent « exclusivement sur des bases médicales objectivables ».
Les experts et expertes sont par ailleurs appelés à ne « jamais » dépasser « leur compétence professionnelle et les limites de leur spécialité », « car cela peut avoir des conséquences en matière de responsabilité ». La directive est disponible via le lien mentionné dans le communiqué et s'applique à toute l'Autriche. « Avec la directive adoptée aujourd'hui, nous soulignons notre exigence de réaliser les expertises médicales selon le standard le plus élevé possible. Nous créons ainsi de la transparence et renforçons la confiance de nos assurés dans les décisions de l'assurance pension », a déclaré le deuxième président Andreas Herz (ÖVP).
Voix issues de l'administration autonome
« Les expertises médicales concernent des personnes dans des situations de vie difficiles. Avec la nouvelle directive, nous créons désormais un cadre uniforme et contraignant à l'échelle nationale. » PVA-Obmann Peter Schleinbach (SPÖ) s'est exprimé dans un sens similaire : l'administration autonome ainsi que les collaboratrices et collaborateurs de l'assurance pension incarneraient « la responsabilité, la fiabilité et la qualité ». Il s'agit de « renforcer la confiance », a déclaré Schleinbach selon le communiqué.
Ce décret s'inscrit dans un contexte de débat public qui dure depuis des mois sur la qualité et le déroulement des expertises en matière d'allocation de soins et de pension. Après de vives critiques émanant d'associations de défense des intérêts et de patients ainsi que du monde politique, le ministère des Affaires sociales et la PVA avaient déjà annoncé début avril un « train de mesures », comprenant notamment un « code de conduite » destiné aux experts et expertes. La directive désormais adoptée constitue le prolongement contraignant de ce paquet.
Contexte de la réforme
L'année dernière déjà, des propos attribués au directeur de la PVA Winfried Pinggera avaient suscité l'émoi. Selon Gerhard Ströck, fondateur de la fondation We&Me, Pinggera aurait, au sujet des patientes et patients atteints de ME/CFS et de leurs médecins, parlé de « profiteurs » et de « charlatans ». Ces déclarations avaient accentué la pression sur l'assurance pension pour rendre sa pratique d'expertise plus transparente et fixer de manière contraignante des normes de qualité.
Une nouvelle vague de critiques avait été provoquée en mars par une étude commandée par la Chambre du travail de Haute-Autriche : il y était question d'expertises de la PVA ressenties comme « peu » ou « pas du tout » respectueuses, allant d'un « ton quasi militaire » jusqu'à des « cris » et à des accusations de simulation. L'étude avait ravivé le débat politique sur la pratique des expertises et préparé le terrain pour la directive désormais adoptée.
Critiques de la Chambre du travail
La PVA a souligné lundi vouloir adresser un signal clair aux assurés avec cette décision. Elle est consciente de la responsabilité liée à chaque expertise. La nouvelle directive doit non seulement garantir la qualité professionnelle, mais aussi régler de manière contraignante le traitement humain des personnes concernées. L'institution répond ainsi à des revendications formulées depuis des années par les organisations de patients et les partenaires sociaux.
Selon la PVA, la directive désormais disponible s'inscrit dans un vaste processus de réforme visant à moderniser la pratique des expertises. Au-delà de son contenu, sa mise en œuvre est également une préoccupation centrale. La formation continue, l'évaluation et le contrôle régulier des experts et expertes doivent garantir que les normes sont effectivement respectées. Les violations de la directive pourront désormais entraîner des conséquences en matière de droit du travail et de responsabilité civile.
Mise en œuvre et prochaines étapes
Les associations de patients ont réagi avec un optimisme mesuré à cette décision. Si l'orientation générale est saluée, des critiques ont rappelé que des règles contraignantes ne garantissent pas à elles seules une amélioration des pratiques. L'essentiel sera de voir comment la directive sera effectivement vécue et contrôlée au cours des prochains mois. Les prochaines étapes devraient consister en un suivi continu par l'administration autonome de la PVA et en un rapport régulier au ministère des Affaires sociales.
Le monde politique a lui aussi qualifié cette décision de mesure qui aurait dû être prise depuis longtemps. Des représentantes et représentants de plusieurs factions avaient réclamé à plusieurs reprises ces dernières semaines des réformes au sein de l'assurance pension. La nouvelle directive est donc considérée comme le premier résultat concret du train de mesures annoncé en avril. Reste à savoir si elle parviendra à restaurer dans les mois à venir la réputation que la PVA a perdue auprès de la population.
L'assurance pension a garanti qu'elle accompagnerait étroitement la mise en œuvre de la directive. Des formations destinées aux experts mandatés ont déjà débuté, a-t-on indiqué au sein de l'institution. Un point de contact central pour les réclamations des assurés doit également être renforcé. L'objectif est de garantir que les nouvelles normes ne restent pas lettre morte, mais s'imposent réellement dans le quotidien des expertises.
Questions & Réponses
Qu'a décidé lundi la Pensionsversicherungsanstalt ?
Le conseil d'administration de la PVA a adopté une directive uniforme et contraignante à l'échelle nationale pour tous les experts et expertes médicales agissant sur mandat de l'assurance pension, qui entrera en vigueur le 1er septembre.
Quels contenus la nouvelle directive régit-elle concrètement ?
La directive définit des normes en matière de communication, de transparence, de qualité professionnelle, de formation continue et de collaboration. Elle oblige notamment les experts et expertes à expliquer de manière compréhensible la finalité et le déroulement de l'examen et à évaluer exclusivement sur la base de données médicales objectivables.
Pourquoi cette nouvelle directive a-t-elle vu le jour ?
Après les critiques persistantes des associations de défense des intérêts et de patients, une étude de la Chambre du travail de Haute-Autriche et les déclarations controversées du directeur de la PVA Winfried Pinggera, le ministère des Affaires sociales et la PVA avaient déjà annoncé en avril un train de mesures, qui aboutit désormais à cette directive contraignante.
Directive de la PVA pour les experts : nouvelles normes à | actualites360