L'Afrique, grand gagnant de l'élargissement de la Coupe du monde : neuf équipes sur dix en seizièmes de finale
Vienne, 28 juin 2026
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Summary
Lors de la première Coupe du monde de football à 48 nations, neuf des dix équipes africaines ont atteint les seizièmes de finale. L'Afrique est ainsi la principale bénéficiaire de l'élargissement du tournoi, tandis que l'Asie a déçu avec seulement deux de ses neuf équipes.
Vienne, 28 juin 2026
Lors du tournoi en Amérique du Nord, neuf des dix équipes africaines ont atteint les seizièmes de finale de la Coupe du monde de football, tandis que seulement deux des neuf équipes asiatiques se sont qualifiées pour la suite.
L'élargissement de la Coupe du monde de football de 32 à 48 nations entraîne une nouvelle répartition des forces dans le football international. L'Afrique est la grande gagnante de l'élargissement de la Coupe du monde de football de 32 à 48 nations : sur les dix équipes africaines, neuf ont décroché leur qualification pour les seizièmes de finale. Une seule équipe africaine a été éliminée après la phase de groupes.
Un tournant historique pour le football africain
Le Cap-Vert, l'Afrique du Sud, le Maroc, la Côte d'Ivoire, l'Égypte, le Sénégal, le Ghana, l'Algérie et la RD Congo ont obtenu leur billet pour les seizièmes de finale. Le Cap-Vert, novice en Coupe du monde, attire particulièrement l'attention en tant que l'une des révélations de ce tour. La qualification de ces équipes marque un tournant historique, car lors de la phase finale 2018 en Russie, les cinq participants africains avaient tous dû faire leurs adieux après la phase de groupes.
Les progrès du continent africain confirment la tendance observée lors des Coupes du monde précédentes. Il y a quatre ans au Qatar, deux des cinq équipes africaines étaient parvenues à se qualifier, dont le Maroc, qui avait atteint de manière sensationnelle les demi-finales et réalisé la meilleure performance d'une équipe du continent dans l'histoire de la Coupe du monde. Cette fois, le quota a de nouveau pu être nettement augmenté.
Places qualificatives : l'Afrique toujours défavorisée
Les conditions de départ n'étaient pourtant pas optimales pour l'Afrique. Avec 53 fédérations membres, l'Afrique disposait cette année de dix places qualificatives, ce qui représente toujours le quota le plus faible de toutes les confédérations continentales. Malgré ce contingentement relativement modeste, les équipes africaines ont saisi leurs chances de manière impressionnante.
Bilan décevant pour l'Asie
Tandis que l'Afrique jubile, le bilan est plutôt décevant pour l'Asie. Pour l'Asie, cela ne s'est pas bien passé : sur neuf équipes, il n'en reste que deux en lice. Le Japon et l'Australie sont les seules sélections asiatiques à avoir décroché leur place dans la phase à élimination directe. La Nouvelle-Zélande, unique représentant de l'Océanie, est également éliminée avec un point.
Les équipes européennes ont également affiché leur solidité. Les Européens ont eux aussi brillé, avec 13 de leurs 16 équipes en seizièmes de finale. Ainsi, 27 des 32 équipes en lice pour les seizièmes de finale proviennent des trois continents Europe (13), Afrique (neuf) et Amérique du Sud (cinq). Au sein de la délégation européenne, seules la Turquie, la Tchéquie et l'Écosse ont été éliminées lors de la phase de groupes ; l'Autriche, entre autres, a atteint le tour suivant.
Europe, Amérique du Sud et pays hôtes
En Amérique du Sud, cinq des six équipes engagées se sont qualifiées ; seule l'Uruguay doit faire ses valises. La CONCACAF, la confédération d'Amérique du Nord, centrale et des Caraïbes, présente en revanche un tableau mitigé. Les trois pays hôtes, les États-Unis, le Mexique et le Canada, qui disposaient d'une place garantie au tournoi, se sont qualifiés. Curaçao, le Panama et Haïti, le trio ayant dû passer par les qualifications, ont chacun été éliminés en tant que derniers de leur groupe.
Dans l'ensemble, les résultats soulignent un déplacement des rapports de force dans le football mondial. Tandis que l'Europe et l'Amérique du Sud confirment leur tradition de régions footballistiques dominantes, l'Afrique s'affirme comme un facteur de plus en plus sérieux. L'élargissement structurel de la Coupe du monde à 48 nations a donc produit exactement l'effet escompté par ses partisans : davantage de diversité dans la phase à élimination directe et de nouveaux récits au-delà des favoris habituels.
Avec cette composition des seizièmes de finale, le tournoi en Amérique du Nord devient le reflet de l'évolution globale du football. La question de savoir si les équipes africaines parviendront à confirmer leur solide phase de groupes lors des tours suivants reste ouverte.
Dans la perspective de la phase à élimination directe à venir, les équipes africaines affrontent une épreuve de vérité. Après leurs performances convaincantes lors de la phase de groupes, l'enjeu est désormais de reproduire ces prestations dans les duels décisifs.
CDM 2026 : l'Afrique en seizièmes de finale – l'Asie en | actualites360