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Garde d'enfant malade : les femmes restent largement majoritaires en Allemagne en 2025
Berlin, 1er juin 2026
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Summary
Une évaluation de l'AOK Bundesverband révèle qu'en 2025 les jours de garde d'enfant malade restent majoritairement pris par les femmes en Allemagne, avec des écarts variables selon les Länder. La part des pères atteint au mieux 31 % en Saxe, contre seulement 23 % en Bavière.
Berlin, 1er juin 2026
Une évaluation publiée lundi par l'AOK Bundesverband montre qu'en 2025 les jours de garde d'enfant malade sont restés très majoritairement pris par les femmes en Allemagne, avec de fortes disparités entre les Länder.
Les chiffres nationaux de l'AOK
Le constat a été formulé lundi par la présidente de l'AOK Bundesverband, Carola Reimann, à partir des données du Wissenschaftliches Institut der AOK (WIdO). L'institut s'est appuyé sur les dossiers de 14,9 millions d'assurés actifs de l'AOK pour évaluer la répartition des Kinderkrankentage en 2025.
« dass Kinderkrankentage auch 2025 überwiegend von Frauen genommen würden, zeige die weiterhin ungleiche Verteilung der Care-Arbeit in Familien », a déclaré Carola Reimann. Elle a ajouté : « Eltern sollen frei entscheiden können, wer das kranke Kind zu Hause betreut und wer arbeiten geht ».
À l'échelle nationale, les pères n'ont pris qu'environ 27 % des jours de garde d'enfant malade en 2025, selon les chiffres de l'AOK Bundesverband. Cette part reste très éloignée de la parité, même si elle progresse lentement : il y a dix ans, les pères n'en prenaient que 23 %, et même moins de 18 % en Rhénanie.
Reimann a également exprimé le souhait que les hommes recourent plus souvent à leur droit légal. « Sie wünschte sich aber, dass Männer häufiger von ihrem Rechtsanspruch Gebrauch machten », a-t-elle indiqué.
De fortes disparités entre Länder
La répartition varie fortement d'un Land à l'autre. La Saxe arrive en tête avec près de 31 % de jours pris par les hommes, soit la part la plus élevée parmi les seize Länder. La Bavière, à l'inverse, affiche la part la plus faible, à 23 %.
En Rhénanie-du-Nord-Westphalie, près des trois quarts des jours Kinderkrankengeld ont été réclamés par les mères en 2025, contre 26 % pour les pères. En Basse-Saxe, la part des pères atteint 27 %, se situant dans la moyenne nationale.
La Basse-Saxe a par ailleurs enregistré 142 577 demandes d'indemnités de garde d'enfant malade au cours de l'année écoulée, couvrant au total 317 947 jours d'absence. Sur ce total, 104 237 demandes ont été déposées par des femmes et 38 340 par des hommes.
Par rapport à l'année précédente, la Basse-Saxe a recensé près de 3 300 dossiers en moins et environ 4 350 jours d'absence en moins. En moyenne, les parents se sont absentés 2,2 jours par notification d'enfant malade, un chiffre stable par rapport aux années précédentes.
La réaction de la Basse-Saxe
Andreas Philippi, ministre de la Santé et de l'Égalité de Basse-Saxe et membre du SPD, a réagi à ces données. Il a estimé qu'une répartition équitable entre activité professionnelle et travail de soins n'a pas encore été atteinte. « Wenn Kinderkrankentage überwiegend von Frauen übernommen werden, entstehen nicht nur kurzfristige Einkommenseinbußen, sondern auch mittelbare Nachteile für die berufliche Entwicklung und die Alterssicherung », a-t-il déclaré.
L'AOK Niedersachsen est la plus grande caisse d'assurance maladie du Land, avec plus de trois millions d'assurés.
Règles d'ouverture du droit
Le droit aux Kinderkrankentage est ouvert aux parents assurés au régime statutaire qui s'occupent d'un enfant de moins de douze ans. Dans une famille avec un enfant, chaque parent dispose de quinze jours par an ; les parents isolés ont droit à trente jours.
Pour les familles avec plusieurs enfants, le plafond annuel est de trente-cinq jours par parent et de soixante-dix jours pour les parents isolés, selon le ministère fédéral de la Santé. Aucune limite d'âge ne s'applique aux enfants en situation de handicap nécessitant une assistance.
L'indemnité est versée par la caisse d'assurance maladie et couvre environ 90 % du salaire net perdu, après déduction des cotisations aux assurances retraite, dépendance et chômage. Le montant brut journalier maximal s'élève à 135,63 euros.
L'ouverture du droit suppose la présentation d'un certificat médical. La demande doit être déposée auprès de la Krankenkasse, et aucun autre membre du foyer ne doit être disponible pour s'occuper de l'enfant. Si l'un des parents et l'enfant sont assurés au régime statutaire, ce parent peut bénéficier de l'indemnité ; si l'enfant est assuré auprès d'un parent privé d'assurance, le droit n'est pas ouvert.
Les facteurs structurels pointés par les acteurs
Plusieurs responsables interrogés ont identifié des facteurs structurels expliquant cet écart. Mareike Horn, de l'AOK Bundesverband, a souligné que les femmes endossent souvent le rôle de « gestionnaires de la santé » au sein de la famille. « Frauen gelten häufig als Gesundheitsmanagerinnen in der Familie. Frauen wissen, wo der Impfpass des Kindes liegt, wann die nächste Vorsorgeuntersuchung ansteht. Dieses Muster überträgt sich dann gegebenenfalls auch auf die Kinderkrankentage », a-t-elle expliqué.
Daniela Kolbe, présidente du DGB Sachsen, a mis en avant l'écart salarial. « Wir haben es leider auch mit einer Situation zu tun, in der die Frauen immer noch weniger verdienen als die Männer, sodass das dann vielleicht die paar Euro sind, die den Ausschlag geben, dass in erster Linie die Frauen das machen », a-t-elle déclaré. Elle a appelé les employeurs à compléter l'indemnité de garde pour éviter qu'un enfant malade ne se traduise mécaniquement par une perte de revenu.
Kolbe a par ailleurs demandé davantage de congé parental et d'indemnités parentales pour les pères afin d'ancrer l'égalité dès la naissance.
Du côté de la recherche, Corinna Frodermann, chercheuse à l'Institut für Arbeitsmarkt- und Berufsforschung (IAB), a rappelé que les pères prennent davantage de congé parental depuis l'introduction de l'Elterngeld. « Das Elterngeld wurde eingeführt und Väter nehmen immer häufiger Elternzeit in Anspruch, seit es diese Monate gibt. Das heißt, der Staat hat schon Steuerungsmöglichkeiten, die finanzieller Art sind, und könnte schon noch einmal etwas drehen », a-t-elle observé.
Tina Rudolph, secrétaire d'État au ministère thuringeois de la Famille et membre du SPD, a décrit un mécanisme d'appel quasi systématique des mères. « Ich höre zum Beispiel ziemlich oft, dass gerade bei Kindergärten und Schulen als die Person, die angerufen wird, wenn das Kind krank ist, immer die Frau hinterlegt ist oder die Frau oben auf der Liste steht. Und selbst wenn die Frau und der Mann dastehen, immer die Frau zuerst angerufen wird », a-t-elle rapporté.
Un usage qui recule depuis le pic pandémique
Rudolph a ajouté que cette répartition inégale des Kinderkrankentage est devenue une habitude pour de nombreux couples, souvent au détriment de la mère. « So ist dann unbewusst klar, dass es dann natürlich die Frau ist, die das Kind abholt und zuhause bleibt und die Kinderkrankentage nimmt », a-t-elle conclu.
L'année 2022, en pleine pandémie de coronavirus, avait constitué un pic historique, avec 5,1 % des assurés ayant déposé au moins une demande d'indemnité. En 2024, la proportion était retombée à 4,8 %. En 2025, chaque dossier a donné lieu en moyenne à 2,5 jours d'absence.
Questions & Réponses
Quelle part des jours de garde d'enfant malade les pères ont-ils prise en Allemagne en 2025 ?
Selon l'évaluation de l'AOK Bundesverband, les pères ont pris environ 27 % des Kinderkrankentage en 2025 à l'échelle nationale, contre 23 % il y a dix ans. La Saxe affiche la part la plus élevée (environ 31 %) et la Bavière la plus basse