Collina rejette les accusations de fraude de l'Égypte et défend les décisions de la VAR
Zurich, 09 juillet 2026
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Summary
Après la défaite 2:3 de l'Égypte contre l'Argentine en huitièmes de finale de la Coupe du monde, le chef de l'arbitrage de la FIFA, Pierluigi Collina, a fermement rejeté les accusations de fraude formulées par la fédération égyptienne. Il a dans le même temps défendu les décisions controversées de la VAR qui ont conduit à l'élimination des "Pharaons".
Zurich, 09 juillet 2026
Le chef de l'arbitrage de la FIFA, Pierluigi Collina, a rejeté les accusations de fraude de la fédération égyptienne de football après le 2:3 en huitièmes de finale de la Coupe du monde contre l'Argentine et a défendu les décisions controversées de la VAR.
L'équipe nationale égyptienne de football a perdu la Coupe du monde de football 2026 aux États-Unis, au Canada et au Mexique en huitièmes de finale contre l'Argentine sur le score de 2:3 – et les circonstances de cette défaite suscitent depuis une polémique internationale. Après une avance de 2:0 grâce à des buts de Marwan Attia et Mostafa Ziko, les "Pharaons" ont encaissé trois buts en seulement 13 minutes et ont été éliminés du tournoi dans le temps additionnel par un but d'Enzo Fernández (90e+2). La Fédération égyptienne de football (EFA) avait alors déposé une réclamation officielle et exigé l'exclusion de la Coupe du monde de l'arbitre français François Letexier.
Situation de départ : l'élimination amère de l'Égypte contre l'Argentine
Le chef de l'arbitrage de la FIFA, Pierluigi Collina, a réagi aux accusations par un communiqué détaillé sur le site internet de l'instance mondiale. L'Italien de 66 ans a notamment rejeté l'affirmation selon laquelle les décisions arbitrales pourraient être influencées de l'extérieur. "Niemand kann behaupten, dass Schiedsrichterentscheidungen von irgendjemandem beeinflusst werden können, nicht einmal vom FIFA-Präsidenten", a déclaré Collina. Il a ajouté que le département de l'arbitrage de la FIFA était également "von irgendjemandem beeinflusst werden kann, nicht einmal vom FIFA-Präsidenten", a-t-il poursuivi.
Au cœur des critiques se trouvaient deux décisions de la VAR qui, du point de vue égyptien, avaient influencé de manière décisive le cours du match. À la 58e minute, un but supposé de Marwan Attia a été annulé après intervention de la VAR, car l'attaquant égyptien avait auparavant touché le pied du défenseur argentin Lisandro Martínez. Collina a expliqué à ce sujet : "Wenn im Spielaufbau ein Foul festgestellt wird, das sich nach Einschätzung des VAR auf die Entstehung des Tores ausgewirkt hat, empfiehlt dieser eine Überprüfung am Spielfeldrand."
But annulé : la scène de la VAR au cœur du débat
Collina a également souligné qu'il n'existait pas de limites fixées pour une telle intervention : "Es gibt keine festgelegte Grenze hinsichtlich der Entfernung zum Tor oder der Zeitspanne zwischen dem Vorfall und dem Tor." Dans le cas concret, Attia avait clairement marché sur le pied du numéro 6 argentin Lisandro Martínez. "Ein Foul ist ein Foul", a résumé l'ancien arbitre italien de haut niveau pour qualifier cette appréciation. De plus, le but de Mostafa Ziko à la 58e minute n'aurait pas pu être refusé à tort, car la situation avait déjà été vérifiée par la VAR.
Juste avant le but victorieux d'Enzo Fernández à la deuxième minute du temps additionnel, son coéquipier Alexis Mac Allister avait tiré le maillot de l'Égyptien Hamdi Fathi lors de sa pénétration dans la surface de réparation argentine. Le camp égyptien y voyait une faute manifeste qui aurait dû entraîner un penalty. Collina a rejeté cette lecture : il s'agissait d'un "normalen Fußball-Kontakt", ce que la VAR avait également estimé. "Das ist nicht richtig", a-t-il déclaré au sujet de la version égyptienne.
Réactions émotionnelles après le coup de sifflet final
Les réactions émotionnelles immédiatement après le coup de sifflet final avaient encore attisé la controverse. Le sélectionneur national de l'Égypte, Hossam Hassan, avait lancé de graves accusations contre les officiels après le match. "Wir wurden heute ungerecht behandelt", a déclaré l'entraîneur. Peu après, il a enfoncé le clou et parlé ouvertement de fraude : "Das war ein manipuliertes Spiel und die ganze Welt hat es gesehen." Il s'est également montré très clair envers la FIFA : "Vielleicht wollte man, dass Messi weiter im Rennen bleibt !" En direction des joueurs argentins, Hassan a également levé les deux bras en forme de "X" pour signaler de prétendues insultes racistes.
Après la rencontre, la situation a continué à dégénérer au bord du terrain : l'entraîneur des gardiens égyptien Saafan Elsaghir a reçu un carton rouge, plusieurs joueurs égyptiens ont écopé de cartons jaunes. La fédération égyptienne de football a alors publié un communiqué dans lequel elle condamnait fermement les incidents : "Die Verteidigung der Rechte und Interessen der ägyptischen Nationalmannschaft ist keine Angelegenheit, die ignoriert, verharmlost oder als zweitrangig behandelt werden kann." Elle a également indiqué qu'elle ne pouvait "kann nicht schweigen" face à ce qu'elle considérait comme une direction de jeu injuste et partiale.
L'avertissement de Collina face aux attaques contre les arbitres
Dans sa réaction, Collina s'est efforcé de calmer les émotions sans s'en prendre frontalement aux critiques. Certes, la FIFA accepte par principe les discussions constructives sur les décisions arbitrales, mais "Unbegründete Anschuldigungen haben in unserem Sport keinen Platz", a souligné l'Italien. La FIFA est consciente de sa responsabilité : "Es ist eine Verantwortung, die wir mit voller Überzeugung und Entschlossenheit tragen." Dans le même temps, Collina a mis en garde contre les conséquences des attaques publiques envers les officiels : les déclarations publiques contre les arbitres pourraient "Reaktionen hervorrufen, die zu Drohungen gegen sie und ihre Familien führen."
Le débat autour des prestations arbitrales lors de la Coupe du monde 2026 dépasse d'ailleurs le seul match égyptien. L'équipe allemande a elle aussi indiqué avoir été affectée par les prestations inégales des officiels. Ainsi, un but supposé de Jonathan Tah donnant l'avantage 2:1 contre le Paraguay a été annulé après recours à la VAR. La sélection de la DFB a été éliminée du tournoi au terme d'un drame autour des penalties. Dans l'ensemble, la liste des décisions controversées lors du tournoi XXL en Amérique du Nord n'a cessé de s'allonger.
La fédération égyptienne maintient ses critiques
De son côté, la direction de la fédération égyptienne maintient sa position. Elle a identifié "plusieurs incidents importants" qui "ont soulevé de sérieuses préoccupations et posé des questions profondes sur la cohérence et l'équité de décisions qui ont directement influencé le cours du match". De nombreux experts et analystes ont défendu le point de vue égyptien et souligné l'importance de l'intégrité, de l'équité et de la transparence dans la direction de jeu sur la plus grande scène du football. La fédération a exigé des conséquences – et annoncé qu'elle continuerait à défendre ses intérêts avec fermeté.
Que la FIFA se tienne néanmoins derrière ses arbitres, Collina l'a clairement fait savoir. On continuera à faire confiance au fait que les décisions impartiales sur le terrain sont prises selon les règles du jeu. Les critiques constructives sont les bienvenues, a-t-il ajouté – mais l'intégrité des officiels de la Coupe du monde est hors de question. La manière dont l'instance internationale du football traitera formellement la plainte de l'Égypte est restée incertaine dans un premier temps.
Le débat sur l'arbitrage lors de la Coupe du monde 2026
Dans l'ensemble, cette affaire illustre la pression croissante qui pèse sur les arbitres de la Coupe du monde lors du tournoi aux États-Unis, au Canada et au Mexique, qui se déroule avec 48 équipes, davantage de matches et une couverture médiatique sans précédent. La multitude de scènes litigieuses – notamment les penalties non sifflés, les buts annulés et les sanctions disciplinaires – montre à quel point chaque décision individuelle est observée à la loupe sur la plus grande scène du football mondial. La FIFA ne voit apparemment pas de raison de dévier fondamentalement de sa ligne.
Questions & Réponses
Quelles accusations l'Égypte a-t-elle formulées après le match contre l'Argentine ?
La fédération égyptienne de football a reproché aux officiels une direction de jeu injuste et partiale et exigé l'exclusion de la Coupe du monde de l'arbitre François Letexier. Le sélectionneur national Hossam Hassan a par ailleurs parlé ouvertement d'un "manipulierten Spiel".
Comment Pierluigi Collina a-t-il expliqué les décisions controversées de la VAR ?
Collina a expliqué qu'une faute dans la construction du jeu – comme celle commise par Marwan Att
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