Accord nucléaire États-Unis-Arabie saoudite : Trump donne son feu vert, l'entente sera signée aujourd'hui
Washington, 22 juillet 2026
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Summary
Le président des États-Unis Donald Trump a approuvé un accord nucléaire avec l'Arabie saoudite visant à soutenir le développement d'un programme atomique civil à Riyad. Selon le Wall Street Journal et le New York Times, l'entente trentennale sera officiellement signée dans la journée et prévoit un rôle clé pour les entreprises américaines.
Washington, 22 juillet 2026
Le président des États-Unis Donald Trump a approuvé un accord nucléaire avec l'Arabie saoudite, rapportent le Wall Street Journal et le New York Times, cités par la Deutsche Presse-Agentur, ajoutant que le pacte sera officiellement signé le 22 juillet 2026.
L'entente, d'une valeur de plusieurs milliards de dollars et d'une durée prévue de 30 ans, est destinée à aider le royaume wahhabite à construire un programme nucléaire civil et à ouvrir potentiellement la voie à l'enrichissement de l'uranium sur le territoire saoudien, comme le rapporte le Wall Street Journal, le premier média américain à avoir donné l'information en citant des responsables de l'administration. Le quotidien financier a écrit que l'accord vise à assister le royaume – un rival de longue date de l'Iran – dans le développement d'un programme atomique civil et pourrait permettre l'enrichissement de l'uranium en territoire saoudien.
Selon ce que rapporte la dpa sur la base des reconstitutions des deux journaux américains, une composante militaire est liée à l'entente : en vertu du pacte, les entreprises américaines devraient jouer un rôle clé dans la construction de l'infrastructure nucléaire saoudienne et de facto exclure d'autres concurrents étrangers. Le New York Times a ajouté que, pour parvenir à l'accord avec l'Arabie saoudite, le président américain a dû faire des compromis, sans toutefois entrer dans les détails.
Le contenu de l'entente trentennale
L'accord prévoit en outre la possibilité de réaliser une installation d'enrichissement de l'uranium dans le pays du Golfe, si cela s'avérait nécessaire. Riyad ne dispose actuellement d'aucune centrale nucléaire, contrairement aux Émirats arabes unis, qui ont dès 2009 souscrit une entente analogue avec Washington. Le contrat trentennal devrait être officiellement signé dans la journée, selon ce que rapporte le New York Times.
La nouvelle survient alors que les États-Unis sont militairement engagés contre l'Iran, dans un conflit dont les coûts sont estimés à 37,5 milliards de dollars. Le paysage médiatique arabe souligne comment, dans ce même contexte de crise moyen-orientale, des explosions à Téhéran, des attaques iraniennes contre des bases militaires américaines en Jordanie et à Bahreïn et l'interception de missiles iraniens par la défense jordanienne ont été signalées, des faits qui situent l'entente dans un cadre régional d'extrême tension.
Dans un entretien accordé à la chaîne de télévision américaine CBS en 2018, le prince héritier et souverain effectif de l'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, avait déclaré que Riyad développerait des armes nucléaires « so schnell wie möglich » – le plus rapidement possible – au cas où l'Iran aurait entrepris la même voie. L'administration saoudite actuelle a réaffirmé à plusieurs reprises son « grand intérêt » à se doter d'un programme atomique national.
Le contexte régional : les tensions avec l'Iran
Les pourparlers entre Washington et Riyad avaient été engagés à un stade antérieur, mais suspendus après le déclenchement de la guerre à Gaza à la fin de 2023. Auparavant, sous la médiation de la Chine, les deux pays avaient enregistré un rapprochement en 2023. Le secrétaire à l'Énergie américain Chris Wright avait mené des discussions sur un éventuel accord lors d'un voyage dans la région dès avril 2025.
Le thème de la non-prolifération nucléaire est depuis longtemps au centre des préoccupations occidentales et israéliennes concernant le golfe Persique. Les analystes observent qu'une entente qui prévoirait aussi l'enrichissement de l'uranium en territoire saoudien pourrait modifier les équilibres stratégiques régionaux, en particulier dans le face-à-face indirect avec Téhéran. L'Arabie saoudite et l'Iran rivalisent d'influence dans plusieurs théâtres moyen-orientaux, du Yémen à la Syrie.
L'éventuelle présence d'une installation saoudienne d'enrichissement marquerait une rupture par rapport au modèle adopté avec les Émirats arabes unis, qui en 2009 avaient accepté de ne pas procéder à l'enrichissement et au retraitement sur leur sol en échange de la coopération nucléaire américaine. Le choix d'inclure cette option dans l'accord reflète, selon les médias américains, l'évolution des demandes saoudiennes et des concessions nécessaires pour aboutir à une entente.
Le précédent des Émirats arabes unis
Sur le plan du contenu, le Wall Street Journal et le New York Times décrivent une entente qui entend renforcer le lien stratégique entre les États-Unis et l'Arabie saoudite à un moment où Washington est engagée sur le plan militaire au Moyen-Orient. Le président Trump a à plusieurs reprises désigné l'Arabie saoudite comme un partenaire fondamental dans la stratégie américaine pour la région, et l'accord nucléaire s'inscrit dans un cadre plus large de relations économiques et de sécurité qui lie les deux pays depuis des décennies.
L'économie saoudite, dans le cadre du plan Vision 2030 lancé par la Couronne, mise sur la diversification des sources énergétiques et sur le développement de technologies avancées. Le nucléaire civil est considéré par Riyad comme un instrument pour réduire la dépendance au pétrole et pour soutenir la croissance démographique et industrielle du pays. Dans ce contexte, la coopération avec des entreprises américaines pourrait représenter un levier pour le transfert de savoir-faire et pour la création d'emplois qualifiés.
Sur le front intérieur américain, l'accord devra désormais affronter l'examen du Congrès et l'éventuel débat public. Des responsables cités par le New York Times ont reconnu que le président a dû accepter des compromis pour mener à bien la négociation, mais il n'a pas été précisé quels aspects spécifiques ont fait l'objet des concessions. Certaines sources ont évoqué la question des garanties de non-prolifération et des clauses de sécurité.
Les implications politiques à Washington
L'Arabie saoudite a par le passé nié vouloir se doter d'armes nucléaires, soutenant que son intérêt est exclusivement pacifique. Toutefois, les déclarations du prince Mohammed ben Salmane de 2018 et les pressions exercées au cours des années suivantes ont contribué à maintenir élevée l'attention internationale sur le dossier nucléaire saoudien. L'entente d'aujourd'hui semble se configurer comme la tentative de Washington de définir un cadre formel au sein duquel le programme saoudien puisse se développer.
Du point de vue géopolitique, l'accord pourrait avoir des implications également pour d'autres pays de la région, à commencer par la Turquie et l'Égypte, qui ont eux aussi exprimé leur intérêt pour des programmes nucléaires civils. Les observateurs soulignent que le précédent émirati de 2009 a représenté un modèle, mais les conditions actuelles – avec un Iran sous sanctions et un conflit en cours – rendent le contexte profondément différent.
Réactions et perspectives dans la région
La nouvelle de l'approbation de l'accord a été transmise par le programme Deutschlandfunk le 22 juillet 2026 et s'inscrit dans un flux d'actualités qui, le même jour, comprend l'interception de missiles iraniens par la Jordanie, la nouvelle d'attaques iraniennes contre des bases américaines en Jordanie et à Bahreïn et l'exécution, par Téhéran, d'un homme supplémentaire à la suite des manifestations de janvier. Le New York Times lui-même rapporte que le coût du conflit avec l'Iran est monté à 37,5 milliards de dollars.
Reste à vérifier comment se concrétisera, sur le plan technique, la coopération entre les entreprises américaines et saoudiennes, et quelles clauses de sauvegarde seront insérées dans le texte final de l'entente. Les observateurs attendent la publication des détails officiels après la signature prévue dans la journée.