Une maison de retraite en Rhénanie-du-Nord-Westphalie coûte 3.671 euros de sa poche la première année – 3.364 euros au niveau national
Berlin, 14 juillet 2026
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Summary
Les résidents de maisons de retraite en Rhénanie-du-Nord-Westphalie paient en moyenne 3.671 euros par mois de leur poche la première année, contre 3.364 euros au niveau national. L'association des caisses de remplacement critique la charge croissante, tandis que le gouvernement fédéral prépare une réforme du secteur des soins qui repousse les allégements.
Berlin, 14 juillet 2026
Les résidents de maisons de retraite en Rhénanie-du-Nord-Westphalie doivent, durant leur première année de séjour, débourser en moyenne 3.671 euros par mois de leur propre poche selon une analyse de l'association des caisses de remplacement (vdek) ; au niveau national, ce montant s'élève à 3.364 euros.
Charge élevée en NRW et à Brême
La Rhénanie-du-Nord-Westphalie se classe ainsi à la troisième place des Länder les plus chers pour les soins en établissement, comme l'a communiqué l'association des caisses de remplacement. Par rapport à l'année précédente, la participation financière en NRW a augmenté de 244 euros. Au niveau national, la part personnelle moyenne pour la première année en établissement s'élève désormais à 3.364 euros par mois – soit 119 euros de plus qu'en début d'année et 256 euros de plus qu'au 1er juillet 2025.
C'est à Brême que l'on enregistre le montant le plus élevé, avec en moyenne 3.761 euros la première année, suivi de la Sarre avec 3.695 euros. La Saxe-Anhalt reste, avec 2.891 euros durant la première année de séjour, le Land le moins cher, selon les évaluations complémentaires du vdek. Dans la comparaison entre Länder, c'est à Brême que les soins en établissement ont été les plus chers la première année, avec désormais une moyenne de 3.761 euros.
Au 1er juillet, la moyenne nationale pour la première année en établissement s'élevait à 3.364 euros par mois à régler de sa poche. La part personnelle diminue à mesure que la durée du séjour augmente, car la caisse de soins verse des subventions échelonnées. Actuellement, une majoration étatique de 15 pour cent s'applique aux coûts de soins la première année. La deuxième année, elle est de 30 pour cent, et à partir de trois ans de séjour, de 75 pour cent.
Pourquoi les coûts augmentent
Pour la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, cela signifie que la contribution de sa poche est passée à 3.373 euros la deuxième année, à 2.977 euros la troisième année, et à 2.481 euros à partir de la quatrième année. Les personnes vivant déjà en établissement depuis quatre ans paient actuellement, selon les derniers calculs du VDEK, encore en moyenne 2.481 euros.
La hausse des coûts est principalement due à l'augmentation des dépenses de personnel. Selon les indications de l'association, ce sont surtout les « dépenses liées aux soins » qui ont connu la plus forte progression – notamment en raison de l'augmentation des coûts de personnel. L'une des raisons importantes pour lesquelles une place en maison de retraite devient plus chère est la hausse des dépenses consacrées au personnel.
Depuis 2022, les établissements ne peuvent conclure des contrats avec les caisses de soins que s'ils rémunèrent leur personnel conformément aux conventions collectives ou de manière équivalente. Les salaires du personnel soignant ont fortement augmenté ces dernières années et se situent désormais au-dessus de la moyenne par rapport aux autres secteurs, a expliqué la présidente de l'association, Ulrike Elsner.
Ce que prend en charge la caisse de soins
Elsner observe cette évolution avec inquiétude. Il y avait un retard à rattraper, et il est juste que le personnel soignant soit bien payé. Mais il est inacceptable que cela se traduise par une charge toujours plus lourde pour les personnes nécessitant des soins, a déclaré la dirigeante de l'association des caisses de remplacement, dont font notamment partie la Techniker Krankenkasse, Barmer et DAK-Gesundheit.
Au niveau national, l'assiette de calcul purement liée aux soins a par ailleurs franchi la barre des 2.000 euros pour atteindre désormais 2.088 euros par mois. Cela correspond à une hausse de 226 euros par rapport à juillet 2025. S'y ajoutent les coûts d'hébergement et de restauration, qui ont également augmenté : il faut désormais compter en moyenne 1.086 euros par mois à cet effet, soit 50 euros de plus qu'au 1er juillet 2025.
Les personnes nécessitant des soins doivent assumer elles-mêmes ce que l'on appelle la part personnelle unique de l'établissement (EEE). Les coûts d'hébergement, de restauration ainsi que ceux liés aux investissements nécessaires de la maison de retraite – la part personnelle unique de l'établissement (EEE) – doivent être pris en charge directement par les personnes concernées. Viennent s'y ajouter les coûts de formation du personnel soignant.
La caisse de soins participe aux coûts en fonction du degré de dépendance. À partir du degré de dépendance 2, la caisse de soins verse chaque mois des prestations à la maison de retraite. Les prestations sont échelonnées : degré 2 = 805 euros, degré 3 = 1.319 euros, degré 4 = 1.855 euros, degré 5 = 2.096 euros. Le degré 1 correspond par exemple à un niveau d'aide relativement faible. Au degré 5, les personnes concernées ne sont plus en mesure de subvenir seules à leurs besoins au quotidien.
Pour bénéficier des prestations, il faut avoir cotisé régulièrement durant sa vie active à une assurance dépendance légale ou privée et que le besoin de soins ait été confirmé par un expert. La subvention est versée directement à la maison de retraite.
Quand les enfants doivent payer
Si les personnes nécessitant des soins ne peuvent pas assumer elles-mêmes les coûts, leurs proches peuvent intervenir sous certaines conditions. Lorsqu'un parent entre en maison de retraite, c'est d'abord le conjoint qui est tenu de payer, puis les enfants. Lorsque plusieurs enfants sont concernés, tous les frères et sœurs sont solidairement responsables au prorata – en fonction de leurs revenus et de leur patrimoine. Les enfants ne sont toutefois tenus à cette obligation qu'à partir d'un revenu brut annuel propre supérieur à 100.000 euros.
Ce seuil a été fixé en 2020 avec ce que l'on appelle la loi sur le déchargement des proches. Les enfants adultes dont le revenu brut annuel dépasse 100.000 euros doivent participer au financement. L'ensemble des revenus est alors pris en compte. Lorsque plusieurs frères et sœurs sont concernés, seuls ceux qui gagnent plus de 100.000 euros doivent payer – chacun à hauteur de la part qui lui est calculée. Les personnes qui épargnent en même temps pour leur propre retraite privée peuvent déduire en plus cinq pour cent supplémentaires de leur revenu brut de leur obligation de pension alimentaire parentale. Le montant de la pension alimentaire est limité par diverses directives, par exemple la « table de Düsseldorf », qui sert également à calculer la pension alimentaire pour les enfants. Le patrimoine existant, comme par exemple une résidence principale, ne doit pas être mobilisé pour la pension alimentaire parentale lorsqu'il sert à la prévoyance vieillesse personnelle.
Réforme prévue et critiques
La ministre fédérale de la Santé, Nina Warken (CDU), a présenté début juin un projet de loi visant à réorganiser l'assurance dépendance. L'enjeu principal est de combler un déficit attendu de la caisse de soins de 7,6 milliards d'euros en 2027 – y compris une marge de sécurité liée à la faiblesse de la conjoncture économique, ce qui porte le besoin financier total à 11,2 milliards d'euros afin d'éviter des hausses générales des cotisations.
À cette fin, les délais pour bénéficier d'une subvention plus élevée doivent être prolongés de 12 à 18 mois. Actuellement, la part personnelle pour les seuls soins est réduite de 15 pour cent la première année en établissement, de 30 pour cent la deuxième année, de 50 pour cent la troisième année et de 75 pour cent à partir de la quatrième année. À l'avenir, ces paliers ne s'appliqueront qu'après 18 mois – ce qui est censé alléger la charge des caisses de soins de 2,6 milliards d'euros l'an prochain.
Par ailleurs, le montant de déchargement pour le degré de dépendance 1 doit être supprimé. Ce montant de 131 euros par mois est destiné à soutenir les proches aidants dans leur travail. Entre autres, pour les degrés de dépendance 2 et 3, l'allocation de soins ne devra être versée intégralement qu'après trois mois. Des réductions des cotisations de retraite pour les proches aidants sont également prévues. Des restrictions sont prévues concernant l'assurance gratuite des conjoints.
La cotisation pour les personnes sans enfant doit toutefois légèrement augmenter pour atteindre 4,3 pour cent. La réforme doit également prévoir la suspension pour quatre ans, à partir de début 2027, de l'obligation générale de rémunération conventionnelle du personnel soignant. Les conditions d'attribution d'un degré de dépendance doivent avoir tendance à être relevées. À partir de 2028, les prestations générales des caisses de soins devront être indexées chaque année selon un nouveau mécanisme en fonction de l'inflation, et non plus par des lois ponctuelles.
Ces projets suscitent de vives critiques. Au lieu de prendre la hache, il faut enfin plafonner les coûts purement liés aux soins à 1.000 euros, a exigé Eugen Brysch, membre du directoire de la Fondation
Coûts des maisons de retraite en NRW 2026 : 3.671 euros la | actualites360