Trump exclut toute arrestation de Netanyahou aux États-Unis et s'en prend vivement au maire de New York
Washington, 20 juillet 2026
AI-generated image (z-image via Kie.ai)
Summary
Le président américain Donald Trump a exclu une arrestation du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou lors d'un séjour aux États-Unis. Il réagissait ainsi aux déclarations du maire de New York, Zohran Mamdani, qui souhaite faire examiner une éventuelle arrestation en raison du mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale.
Washington, 20 juillet 2026
Le président américain Donald Trump a exclu une arrestation du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou lors d'une visite aux États-Unis et a violemment attaqué le maire de New York, Zohran Mamdani.
Contexte : le mandat d'arrêt de La Haye
Trump a déclaré sur sa plateforme en ligne Truth Social que Netanyahou ne serait "en aucun cas arrêté" "pendant son séjour aux États-Unis d'Amérique". Ces propos intervenaient à la suite de déclarations de Mamdani qui, selon Trump, avait lancé un examen en ce sens. Dans une interview radiophonique à New York, Trump a enfoncé le clou : "Je pense qu'en secret, il déteste l'Amérique", a-t-il déclaré au sujet de Mamdani. Le maire ferait mieux de "se concentrer sur la réparation des dégâts que sa politique a causés à New York".
Le contexte de cette querelle est un mandat d'arrêt délivré par la Cour pénale internationale (CPI) contre Netanyahou. Le tribunal de La Haye avait émis en novembre 2024 des mandats d'arrêt contre Netanyahou et l'ancien ministre israélien de la Défense Yoav Gallant, ainsi que contre plusieurs dirigeants de l'organisation islamiste palestinienne Hamas, pour crimes contre l'humanité présumés et crimes de guerre présumés dans la guerre de Gaza.
L'initiative de Mamdani à New York
Mamdani avait déclaré dans un entretien au "New York Times" qu'il estimait que Netanyahou "devait répondre de ses actes devant La Haye". Il avait également indiqué que le service juridique de la ville de New York examinait s'il avait, en sa qualité de maire, le pouvoir de faire arrêter le chef du gouvernement israélien. Il avait parlé d'un "échange actif" avec le service juridique.
Dans un podcast vidéo diffusé samedi par le "New York Times", Mamdani avait en outre déclaré que le service juridique de la ville étudiait une telle démarche dans le cadre du débat général de l'ONU en septembre à New York. Mamdani, qui représente l'aile gauche du Parti démocrate américain, a qualifié Netanyahou de "criminel de guerre".
La réaction de Trump sur Truth Social
Trump a catégoriquement rejeté les considérations du maire de New York. "Benjamin Netanyahou ne sera en aucune manière et en aucune circonstance arrêté pendant son séjour aux États-Unis d'Amérique", a-t-il écrit sur Truth Social. Évoquant la guerre contre l'Iran, Trump a ajouté : "Il combat contre la République islamique d'Iran".
Le bureau de Netanyahou s'est également exprimé sur ces événements. La CPI est "une fausse cour qui n'a aucune compétence sur les Américains ou les Israéliens", pouvait-on lire dans un communiqué. Le mandat d'arrêt visant Netanyahou serait "fictif" et délivré "par un ancien procureur de la CPI tombé en disgrâce".
La réaction du bureau de Netanyahou
Cela vient tendre des relations déjà crispées entre une partie des démocrates américains et le gouvernement israélien. La discussion sur une éventuelle arrestation de Netanyahou aux États-Unis intervient à un moment où la guerre de Gaza continue de faire l'objet de vives critiques internationales. Dans le même temps, des responsables politiques américains comme Mamdani reprochent au gouvernement israélien des violations des droits humains.
Mamdani avait auparavant déclaré qu'il souhaitait examiner les possibilités d'arrêter Netanyahou lors du débat général de l'ONU en septembre à New York. Le débat général de l'ONU attire chaque année à New York de nombreux chefs d'État et de gouvernement et constitue l'un des rendez-vous diplomatiques les plus importants de l'année. Une éventuelle arrestation de Netanyahou à cette occasion aurait provoqué d'énormes vagues diplomatiques.
Éventuelle arrestation lors du débat général de l'ONU
Trump avait déjà vivement attaqué Mamdani par le passé, lui reprochant de nuire à New York par sa politique. Les récentes déclarations durcissent le ton entre Washington et l'hôtel de ville de New York. Des observateurs interprètent les propos de Trump comme une tentative d'isoler politiquement Mamdani tout en mettant en avant la relation avec Israël.
Mamdani appartient à l'aile gauche du Parti démocrate américain et s'était notamment fait connaître pendant la campagne électorale par une posture clairement critique envers le gouvernement israélien. Sa position sur l'arrestation de Netanyahou lui a valu à la fois le soutien de milieux progressistes et de vives critiques venues de l'aile droite du spectre politique.
L'examen juridique mené par le service juridique de la ville de New York n'est pas encore achevé. On ne sait pas encore si un maire d'une grande ville américaine peut, sur la base d'un mandat d'arrêt international, ordonner l'arrestation d'un chef de gouvernement étranger. Des experts constitutionnels soulignent que la compétence pour ce type de questions relève en principe du gouvernement fédéral et du département d'État américain.
Questions juridiques et politiques
Le gouvernement américain a clairement indiqué à plusieurs reprises par le passé qu'il ne reconnaît pas la compétence de la CPI sur les citoyens américains ou ses alliés. Des tensions similaires s'étaient déjà produites, notamment à propos de voyages d'autres chefs d'État visés par des mandats d'arrêt internationaux.
Pendant ce temps, le débat sur la guerre de Gaza et le rôle du gouvernement israélien se poursuit. Selon la CPI, les accusations contre Netanyahou et Gallant portent notamment sur des attaques contre des civils et l'entrave à l'aide humanitaire. Israël rejette ces accusations et parle d'une action nécessaire contre le Hamas.
Les déclarations de Trump et de Mamdani montrent la profondeur des fractures entre une partie de la classe politique américaine et le gouvernement israélien. Tandis que Trump affiche ostensiblement sa solidarité avec Netanyahou, des responsables politiques comme Mamdani voient dans une éventuelle procédure d'arrestation un moyen de faire avancer les poursuites pénales pour crimes de guerre présumés.
Les prochaines semaines diront si la ville de New York engage effectivement des démarches juridiques ou si l'affaire reste politique. Le débat général de l'ONU en septembre est considéré comme un possible tournant – tant pour les relations diplomatiques entre les États-Unis et Israël que pour le débat intérieur américain sur la position à adopter concernant la guerre de Gaza.
Trump : Netanyahou ne sera pas arrêté aux USA – querelle | actualites360