Trump célèbre le 250e anniversaire des États-Unis sur la National Mall et met en garde contre une prétendue « menace communiste »
Washington, 5 juillet 2026
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Summary
Le président américain Donald Trump a prononcé samedi soir à Washington un discours d'environ quarante minutes pour marquer le 250e anniversaire des États-Unis, sur fond de canicule et d'évacuation liée à un orage. Son allocution, à forte coloration partisane, a été accompagnée du plus grand feu d'artifice jamais tiré, avec 850 000 effets pyrotechniques en une quarantaine de minutes.
Washington, 5 juillet 2026
Le président américain Donald Trump a prononcé samedi 4 juillet 2026 au soir à Washington un discours d'environ quarante minutes devant des milliers de partisans réunis sur la National Mall pour célébrer le 250e anniversaire de l'indépendance des États-Unis, discours entrecoupé par l'évacuation du public à cause d'un violent orage.
Devant le Washington Monument, Donald Trump est monté sur scène avec plus d'une heure de retard, après qu'un orage et de fortes rafales de vent ont contraint les autorités à évacuer temporairement la National Mall, artère centrale de la capitale fédérale. Sur son réseau Truth Social, le président avait relativisé l'incident en écrivant : « Gewitter bringen Glück » (« Les orages portent chance »), ajoutant qu'ils rendent « les événements aussi un peu plus excitants ».
Un discours retardé par un violent orage
Une fois l'orage passé, le chef de l'État a livré une allocution d'environ quarante minutes, présentée par ses soins comme « la plus spectaculaire de toutes les rallies Trump ». Devant une foule qui scandait « USA, USA », il a célébré le 4 juillet 1776, jour où « des émissaires des treize colonies américaines ont officiellement adopté une déclaration » par laquelle ils se sont séparés de la Grande-Bretagne pour fonder les États-Unis d'Amérique. Trump a parlé du 4 juillet comme du « triomphe de la liberté sur la tyrannie ».
Comme il l'avait déjà fait la veille au monument national du Mont Rushmore, où il avait mis en garde contre une prétendue « menace communiste » aux États-Unis, le président a largement mobilisé cette thématique lors de son discours à Washington. Il a lancé : « Amerika wird niemals ein kommunistisches Land sein. Das wird nicht passieren » (« L'Amérique ne sera jamais un pays communiste. Cela n'arrivera pas »), avant d'ajouter : « Wir wollen keine Kommunisten in unserem Land » (« Nous ne voulons pas de communistes dans notre pays »).
Le thème récurrent de la « menace communiste »
Trump a de nouveau qualifié les « communistes » de « Krebsgeschwür » (« chancre ») et a critiqué ce qu'il appelle le « gauchisme » dans le pays. Dans les semaines précédentes, il avait à plusieurs reprises qualifié de « communiste » l'aile gauche du Parti démocrate, parti qui pourrait, selon les sondages, reprendre les majorités dans les deux chambres du Congrès lors des élections de mi-mandat de novembre.
Selon les faits vérifiés, l'opposition démocrate reproche au président d'instrumentaliser les festivités du 250e anniversaire à des fins partisanes, et de contribuer ainsi à diviser davantage le pays. Les démocrates dénoncent une utilisation politicienne de la fête nationale à l'approche des élections de novembre, voyant dans le dispositif une véritable campagne électorale financée par les deniers publics.
Critiques de l'opposition démocrate
Le vice-président américain J. D. Vance s'est également exprimé la veille, le samedi 5 juillet à New York, à bord du navire de guerre « USS Kearsarge ». Il a déclaré : « Vous entendrez aujourd'hui quelques petites mais bruyantes voix, obsédées non pas par notre grandeur nationale, mais par nos imperfections nationales ». Il a ajouté qu'elles « manqueraient l'essence de l'Amérique » et a exhorté les citoyens à « rejeter la vision bidimensionnelle de leurs concitoyens et la vision bidimensionnelle de leur pays ». Il a parlé d'une « nouvelle attaque » contre l'identité du pays.
Le vice-président Vance défend l'unité nationale
Comme à ses meetings de campagne, Trump a enchaîné les attaques contre ses adversaires politiques et a profité de la scène pour promouvoir son projet de loi appelé « Save America Act ». Il s'est par ailleurs présenté comme « la première attraction du monde entier » après l'annulation de certains spectacles pour cause de chaleur extrême.
Le discours a été précédé par l'interprétation, par le chanteur Lee Greenwood, de son titre « God Bless the USA », tandis que des avions de combat de l'armée de l'air américaine survolaient la National Mall dans le cadre du spectacle aérien. Pendant ce temps, sur scène près du Washington Monument, les musiciens des orchestres militaires de la Marine, de l'Armée de l'air et de l'Armée de terre, en uniforme, transpiraient sous la chaleur en attendant l'entrée du président, retardée par les intempéries.
Depuis plusieurs jours, la capitale américaine étouffait sous des températures proches de 40 °C. Plusieurs événements prévus dans plusieurs villes de l'Est des États-Unis avaient dû être reportés ou annulés en raison de la canicule. À Washington, la parade annuelle du Jour de l'Indépendance a notamment été annulée en raison de la « chaleur extrême ». La « Great American State Fair » organisée sur la National Mall par l'administration Trump avait même dû être temporairement fermée après que plusieurs personnes se sont effondrées.
Une fête organisée malgré une canicule historique
Au lendemain des festivités, le président a annoncé la création par décret d'une nouvelle organisation baptisée « Freedom 250 », alors que le Congrès avait fondé il y a dix ans une organisation bipartite, « America 250 », chargée de mettre en œuvre dans tout le pays des projets pour le jubilé. Selon les faits vérifiés, le dispositif comprenait aussi le combat en cage organisé en juin devant la Maison-Blanche ainsi que la fête « Salute to America » du 4 juillet.
Quelques heures plus tôt, Donald Trump avait également signé un décret pour célébrer le 250e anniversaire en grande pompe, avec une cérémonie prévue autour du Washington Monument et un spectacle pyrotechnique présenté comme le « plus grand feu d'artifice du monde ». Selon les faits vérifiés, la fête devait comporter 850 000 effets pyrotechniques en 35 minutes, soit, après une légère révision, 850 000 feux d'artifice tirés depuis dix emplacements en une quarantaine de minutes — deux fois plus longtemps que le spectacle habituel d'une vingtaine de minutes.
Selon les organisateurs, le tir a permis de battre le précédent record du monde de feux d'artifice détenu depuis dix ans par une méga-église philippine. Les effets ont été lancés depuis dix sites vers le ciel de la capitale américaine, dans la nuit, peu avant minuit, heure locale.
À New York, de grands voiliers provenant de plus de vingt pays sont entrés dans le port à l'occasion des célébrations. Un navire des pompiers de New York a également projeté des jets d'eau dans le cadre de « Sail250 ». À Philadelphia, où les représentants des treize colonies de la côte Est avaient signé la Déclaration d'indépendance le 4 juillet 1776, une capsule temporelle contenant des objets des cinquante États a été enfouie dans le sol. La capsule doit être ouverte en 2276, à l'occasion du 500e anniversaire des États-Unis.
Toujours à Philadelphia, lors d'une cérémonie dans la maison de Charlottesville en Virginie — qui appartint au père fondateur Thomas Jefferson —, soixante-quinze personnes venues du monde entier ont reçu la citoyenneté américaine. Par ailleurs, des vétérans de plus de 100 ans ont salué des drapeaux à la valeur historique.
La présence d'un groupe d'extrême droite ulcère les démocrates
Les festivités ont toutefois été marquées par un défilé de dizaines de membres masqués du groupe d'extrême droite « Patriot Front », convaincu de la suprématie blanche. Certains arboraient des casquettes de baseball avec les insignes de ce groupe extrémiste et scandaient « Reclaim America! » (« Reprenons l'Amérique ! »). D'autres participants brandissaient des drapeaux confédérés — le drapeau des États esclavagistes du Sud pendant la guerre de Sécession (1861-1865), considéré aujourd'hui comme un symbole raciste.
Les démocrates ont condamné la présence de ces groupes extrémistes, qui souligne, selon eux, la profondeur de la fracture de la société américaine. Pour les faits vérifiés, la manifestation du « Patriot Front » s'ajoute à une série d'événements qui ont émaillé les célébrations et qui ont accru les critiques contre l'instrumentalisation politique du jubilé.
Un feu d'artifice présenté comme un record du monde
Contrairement à ses habitudes, le président s'est abstenu, durant cette intervention, des attaques contre les médias critiques ou contre certains États tombés en disgrâce. Il a en revanche souligné le succès de la guerre contre l'Iran et annoncé qu'il ne s'agissait là que du début d'un « âge d'or » pour les États-Unis. Il a conclu : « Nous serons toujours au sommet », et « nous ne laisserons jamais notre pays sombrer. Nous serons toujours les meilleurs. »
Dans son discours, Trump a également tiré un trait d'union entre la Déclaration d'indépendance et le présent pour louer les États-Unis comme un peuple héroïque, reprenant ainsi la tradition rhétorique des fêtes nationales. Cinquante ans plus tôt, en 1976, le président Gerald Ford avait prononcé à Philadelphia un discours pour le 200e anniversaire, insistant sur ce qui unit les Américains et
Trump, 250e anniversaire USA : discours et polémiques | actualites360