Trump annule des frappes massives contre l'Iran, les marchés saluent l'espoir d'un accord
Washington, 11 juin 2026
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Summary
Le président américain Donald Trump a annulé des frappes massives annoncées contre l'Iran pour la soirée, évoquant une percée dans les négociations de paix. Les Bourses mondiales ont réagi favorablement, le Brent reculant sous 90 dollars le baril.
Washington, 11 juin 2026
Le président américain Donald Trump a annulé jeudi soir des frappes massives contre l'Iran qu'il avait annoncées quelques heures plus tôt, invoquant des progrès dans les pourparlers de paix, ce qui a aussitôt fait reculer les prix du pétrole et progresser les marchés boursiers.
Dans une série de messages publiés sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump avait d'abord menacé l'Iran de frappes « sehr hart » (« très dures ») dans la nuit, évoquant même la prise de l'île de Kharg, point névralgique des exportations pétrolières iraniennes, et d'autres infrastructures énergétiques. Quelques heures plus tard, il est revenu sur ces annonces, déclarant que les discussions avaient atteint le plus haut niveau de la direction iranienne et qu'un accord pourrait être signé « probablement en Europe » dès le week-end.
Selon le président américain, les « points finaux » des négociations ont été approuvés par un large groupe de parties : les États-Unis, Israël, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, la Turquie, le Pakistan, Bahreïn, le Koweït, la Jordanie et l'Égypte. Il a affirmé que les États-Unis obtiendraient une « vollständige Kontrolle » (« contrôle total ») sur les marchés iranien du pétrole et du gaz, une déclaration qui n'a pas encore été confirmée par Téhéran.
Un cessez-le-feu fragile depuis avril
Ce nouvel épisode intervient après plusieurs nuits d'échanges de tirs entre les États-Unis et l'Iran, ainsi qu'entre Israël et l'Iran. Dans la nuit de mercredi à jeudi, les forces américaines ont visé des installations de surveillance militaire, de communication et de défense aérienne en Iran, faisant trois blessés dans la province de Téhéran selon les médias iraniens. En représailles, l'Iran a attaqué les États-Unis et plusieurs pays du Golfe, dont Bahreïn et le Koweït.
À Bahreïn, une fillette de onze ans a été blessée dans les frappes, ont indiqué les autorités locales. Dans la capitale Manama et la ville de Hammad, plusieurs véhicules ont pris feu et des habitations ont été endommagées par des débris provenant de drones iraniens interceptés. La Jordanie a par ailleurs signalé avoir intercepté vingt missiles tirés depuis l'Iran dans la nuit.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a vivement condamné les attaques américaines « à grande échelle » de la nuit précédente, tout en déclarant dans un communiqué que ces frappes rendaient le cessez-le-feu « dénué de sens » — sans pour autant le dénoncer formellement. Ce cessez-le-feu est en vigueur depuis avril, après environ trois mois de guerre ouverte entre les États-Unis et Israël d'un côté et l'Iran de l'autre.
Positions divergentes sur l'état réel des négociations
L'agence de presse iranienne Fars, proche des Gardiens de la Révolution, a rapporté, citant une source au sein de l'équipe de négociation, qu'aucun texte de cadre d'accord n'avait été finalisé. La direction politique iranienne aurait nié tout progrès dans les négociations avec Washington, selon un reportage. De hauts responsables iraniens n'ont d'abord pas réagi aux déclarations de Trump.
Les contentieux en cours portent sur le programme nucléaire iranien, la navigation dans le détroit d'Ormuz, la guerre au Liban, les sanctions contre l'Iran et les avoirs iraniens gelés à l'étranger. Peu avant le revirement de Trump, les cercles de négociation iraniens avaient fait part de leur irritation face à la stratégie américaine consistant à associer menaces militaires et positions négociatrices en constante évolution.
Le détroit d'Ormuz au cœur des tensions
Le blocus naval américain imposé en réponse au blocus de facto du détroit d'Ormuz par l'Iran reste « pleinement en vigueur » jusqu'à la conclusion définitive d'un accord, a écrit le président américain. Le commandement régional américain Centcom a assuré de son côté sur X que « Handelsschiffe fahren weiterhin heute Nacht in die Straße von Hormus ein und heraus » (« les navires de commerce continuent d'entrer et de sortir cette nuit dans le détroit d'Ormuz »).
Le portail iranien Mehr a rapporté, citant des sources officielles, qu'une embarcation chargée de denrées alimentaires avait été touchée par un projectile américain dans le détroit d'Ormuz aux premières heures du matin, heure locale, et que son équipage avait été secouru. La radio d'État a par ailleurs fait état de deux navires pris pour cible. Le ministère iranien des Affaires étrangères a condamné ces incidents.
Réaction favorable des marchés
Sur les marchés financiers, la nouvelle de l'annulation des frappes a été perçue comme un signal d'apaisement. Les indices boursiers de Wall Street à New York ont prolongé leurs gains, le cours du Brent est tombé sous 90 dollars le baril, atteignant son plus bas niveau depuis la mi-avril, et l'euro s'est apprécié face au dollar américain.
Plusieurs points restent toutefois en suspens. Trump a déjà soulevé à plusieurs reprises l'espoir de négociations sur le point d'aboutir, et l'annonce d'une signature en Europe reste à confirmer. Les parties n'ont pas publiquement détaillé le calendrier ni le lieu de la éventuelle cérémonie, que le président américain a dit vouloir annoncer « prochainement ».
Questions & Réponses
Pourquoi Donald Trump a-t-il annulé les frappes annoncées contre l'Iran ?
Le président américain a justifié ce revirement par des progrès dans les négociations de paix, affirmant que les discussions avaient atteint le plus haut niveau de la direction iranienne et qu'un accord pourrait être signé dans les jours à venir.
Quelles sont les questions encore en discussion entre Washington et Téhéran ?
Les désaccords portent notamment sur le programme nucléaire iranien, la navigation dans le détroit d'Ormuz, la guerre au Liban, les sanctions contre l'Iran et les avoirs iraniens gelés à l'étranger.
Comment les marchés ont-ils réagi à l'annonce de l'annulation ?
Les indices de Wall Street ont prolongé leurs gains, le prix du baril de Brent est tombé sous 90 dollars — son plus bas niveau depuis la mi-avril — et l'euro s'est apprécié face au dollar.
Trump annule frappes Iran, marchés en hausse | actualites360