Selenskyj célèbre le jour de l'indépendance ukrainienne avec un défi lancé à la Russie
Kiev, 24 août 2026
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Summary
Le président Volodymyr Selenskyj a lié le 35e anniversaire de l'indépendance ukrainienne à un défi lancé au chef du Kremlin, Vladimir Poutine. L'Ukraine veut la paix, mais ne capitulera pas, a-t-il déclaré à Kiev. Ce week-end, les deux camps ont signalé de nouvelles attaques et de nouveaux morts.
Kiev, 24 août 2026
Le président Volodymyr Selenskyj a célébré le jour de l'indépendance ukrainienne le 24 août 2026 à Kiev en adressant un défi au président russe Vladimir Poutine, réaffirmant sa volonté de paix tout en refusant toute capitulation.
Dans son discours à la nation, Selenskyj a souligné que l'Ukraine veut la paix, mais ne capitulera pas. Les célébrations du jour de l'indépendance, qui commémorent chaque année la séparation d'avec l'Union soviétique le 24 août 1991, ont coïncidé cette année avec une nouvelle vague de violences militaires. Les deux camps ont signalé des attaques et des morts au cours du week-end, selon les agences de presse citant les états-majors respectifs.
Le Premier ministre britannique et le président du Conseil de l'UE à Kiev
Les combats entre les forces ukrainiennes et russes se poursuivaient sans interruption selon les deux parties au conflit. Alors que la Russie concentrait ses attaques principalement sur la région orientale de Kharkiv, des drones ukrainiens ont mené, selon les autorités moscovites, plusieurs frappes sur le territoire russe. Les détails sur le nombre de victimes n'ont pas, comme à l'accoutumée, pu être vérifiés de manière indépendante par les états-majors des deux camps.
L'attention diplomatique portée à Kiev était inhabituellement forte ce week-end. Le Premier ministre britannique est arrivé dans la capitale ukrainienne pour une visite de solidarité. Peu après, le président du Conseil européen, António Costa, s'est également rendu à Kiev pour s'entretenir avec Selenskyj. Ces visites étaient considérées comme un signe de soutien des alliés occidentaux dans la quatrième année de la guerre d'agression russe.
Six milliards d'euros pour la défense européenne
Dans le même temps, la Commission européenne a annoncé de nouveaux contrats de défense d'un montant de 6,1 milliards d'euros. Ces fonds s'inscrivent dans le programme européen de renforcement de l'industrie de l'armement et doivent, selon Bruxelles, permettre notamment de développer les capacités de production de munitions et de défense aérienne. L'UE répond ainsi à la menace persistante de la Russie.
De Corée du Sud sont parvenues des avertissements selon lesquels la Corée du Nord prépare l'envoi de troupes supplémentaires vers la Russie. Si cela se confirmait, ce serait une nouvelle escalade du conflit, des soldats nord-coréens étant déjà déployés dans la région de Koursk. Le gouvernement sud-coréen s'est dit préoccupé par la coopération militaire croissante entre Moscou et Pyongyang.
Par ailleurs, Andy Burnham, maire de Manchester, a signé un courrier commun avec d'autres responsables politiques régionaux, appelant le gouvernement britannique à élargir le soutien financier et humanitaire à l'Ukraine. Cette lettre a été publiée ce week-end dans plusieurs médias britanniques.
Messages de solidarité venus du Royaume-Uni
À Kiev, le jour de l'indépendance a été marqué, malgré les attaques, par des déclarations publiques de souveraineté. Sur le Maïdan, la place centrale de la capitale, des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées, selon les autorités ukrainiennes, pour une cérémonie avec musique militaire et prière œcuménique. Dans le même temps, plusieurs régions restaient en alerte aérienne et sous couvre-feu.
Des observateurs internationaux interprètent la présence simultanée à Kiev de hauts responsables britanniques et européens comme une volonté de renforcer la position de négociation ukrainienne, même après les récentes offensives russes. Dans le même temps, l'inquiétude grandit dans les capitales occidentales quant au fait que l'Ukraine pourrait aborder une phase hivernale difficile sans systèmes supplémentaires de défense aérienne ni munitions.
La Russie rejette toute volonté de négociation
Le gouvernement russe a réagi aux paroles de Selenskyj par de vives critiques. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a qualifié de peu crédible la volonté de dialoguer sans capitulation préalable. Moscou maintient ses exigences maximalistes, notamment la reconnaissance de la Crimée annexée en 2014 et des territoires occupés du Donbass.
Selenskyj a conclu son discours par un appel à la communauté internationale. L'Ukraine ne défend pas seulement elle-même, mais toute l'Europe, a-t-il déclaré. Il a réclamé des sanctions supplémentaires contre la Russie et une accélération des livraisons d'armes. En soirée, il s'est entretenu avec les deux hôtes européens lors d'un dîner de travail au cours duquel, selon la présidence, le soutien futur et un éventuel processus de paix ont été abordés.
À la fin du week-end, la situation sur le front restait tendue. Les deux camps ont annoncé des représailles face aux attaques de l'adversaire. L'état-major ukrainien a fait état de lourdes pertes côté russe, tandis que le ministère russe de la Défense a annoncé la prise de deux villages supplémentaires dans la région de Donetsk. Indépendamment des bilans communiqués de part et d'autre, la vie quotidienne de la population civile ne montre guère de signes de détente.
À l'occasion du 35e anniversaire de l'indépendance, l'Ukraine se trouve ainsi confrontée à un double défi : l'affirmation de l'État doit être défendue vers l'extérieur contre la Russie, mais aussi sans cesse relégitimée à l'intérieur. Les paroles de Selenskyj à la nation constituaient dès lors moins une rétrospective qu'un appel à poursuivre la voie engagée.
Selenskyj jour de l'indépendance Ukraine 2026 : défi lancé | actualites360