Mondial hockey 2026 : Norvège en quarts, USA-Autriche | actualites360
Norvège en quarts, l’Autriche rêve d’exploit : le point sur la course aux phases finales du Mondial de hockey
ZURICH – Le lundi de Pentecôte a livré son verdict dans plusieurs groupes du Championnat du monde de hockey sur glace, avec la qualification historique de la Norvège pour les quarts de finale et un succès impératif des États-Unis qui maintient la pression sur l’Autriche avant leur affrontement décisif.
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Summary
La Norvège a créé la sensation en dominant la République tchèque 4-1 pour valider son billet pour les quarts de finale, une première depuis 2012. Les États-Unis ont rempli leur contrat contre la Hongrie (7-3) et défieront l’Autriche mardi pour le dernier ticket qualificatif du groupe.
ZURICH – Le lundi de Pentecôte a livré son verdict dans plusieurs groupes du Championnat du monde de hockey sur glace, avec la qualification historique de la Norvège pour les quarts de finale et un succès impératif des États-Unis qui maintient la pression sur l’Autriche avant leur affrontement décisif.
Les espoirs de l’équipe nationale autrichienne de hockey sur glace reposent désormais sur un exploit face aux champions olympiques américains, mardi à Zurich, après une journée de lundi marquée par la qualification surprise de la Norvège et les succès sans appel des favoris.
Le coup de tonnerre norvégien face aux champions du monde 2024
La sélection norvégienne a signé la performance la plus retentissante de cette phase de groupes en surclassant la République tchèque, championne du monde en 2024, sur le score sans appel de 4 buts à 1. Ce succès permet aux Scandinaves de chiper la deuxième place du classement à leur adversaire du soir et de valider mathématiquement leur présence en quarts de finale. Pour retrouver trace de la Norvège à ce stade de la compétition, il faut remonter à l’édition 2012, organisée conjointement par Stockholm et Helsinki.
La rencontre a basculé dès les premières minutes grâce à un départ canon des Nordiques. Havard Östrem Salsten a ouvert le score après seulement trois minutes de jeu, plongeant les Tchèques dans le doute. Michael Brandsegg-Nygard a enfoncé le clou quatre minutes plus tard en doublant la mise, portant le score à 2-0 dès la septième minute. La réaction tchèque est intervenue en fin de premier tiers-temps par l’intermédiaire de Jaroslvan Chmelar, qui a réduit l’écart à la seizième minute. Mais ce but est resté sans lendemain.
Le portier norvégien Henrik Haukeland a ensuite élevé un mur devant sa cage, repoussant les assauts répétés de favoris qui se sont heurtés à une défense scandinave impeccable. Les Tchèques, dominateurs dans le jeu, ont buté sur le dernier rempart norvégien, incapables de trouver la faille une seconde fois. La Norvège a fait preuve d’un réalisme clinique en seconde période : Martin Ronnild a inscrit le troisième but à la 48e minute, avant que Michael Brandsegg-Nygard ne parachève le succès des siens en signant un doublé. Cette défaite est la deuxième du tournoi pour la République tchèque, mais la première concédée dans le temps réglementaire.
La performance norvégienne s’inscrit dans la lignée d’un tournoi où les Scandinaves ont bousculé toutes les hiérarchies. Plus tôt dans la compétition, ils avaient déjà poussé le Canada dans ses derniers retranchements, ne s’inclinant qu’en prolongation sur le score de 6 à 5 après avoir frôlé l’exploit.
Les États-Unis assurent l’essentiel contre la Hongrie
De leur côté, les États-Unis ont rempli leur contrat en dominant la Hongrie 7 buts à 3 à Zurich, conservant ainsi toutes leurs chances d’accéder aux quarts de finale. La physionomie de la rencontre a pourtant connu quelques sueurs froides pour les Américains, qui ont vu leur avance fondre en fin de match après avoir pourtant écrasé les débats. La statistique des tirs au but, largement en faveur des États-Unis avec 48 tentatives contre seulement 17 pour les Hongrois, illustre l’écart entre les deux formations.
Le premier tiers-temps a donné le ton de la domination américaine. NHL-Superstar Matthew Tkachuk a ouvert le score avant la première pause, doublant la mise à la 19e minute pour offrir un avantage de 2-0 à son équipe. Le deuxième tiers a viré à la démonstration : Ryan Leonard a marqué le troisième but à la 23e minute, imité cinq minutes plus tard par Faulk qui a porté la marque à 4-0. Les Américains semblaient alors filer vers un succès tranquille.
La Hongrie n’a toutefois jamais abdiqué. Csanad Erdely a sauvé l’honneur en empêchant un blanchissage américain à la 31e minute, mais Ryan Leonard a immédiatement réagi en inscrivant son deuxième but personnel pour rétablir un écart de quatre longueurs juste avant la seconde sirène. Le dernier tiers-temps a réservé un scénario plus haletant que prévu. Erdely, auteur d’un doublé à la 48e minute, puis Gabor Tornayai à la 55e, ont ramené le score à 5-3, faisant planer la menace d’un retour hongrois inespéré. Les Américains ont finalement scellé leur victoire par l’intermédiaire de Max Plante, dont le septième but inscrit 27 secondes avant la sirène finale n’a eu qu’une valeur statistique.
L’Autriche condamnée à l’exploit face aux champions olympiques
Ce succès américain place l’équipe d’Autriche dans une situation parfaitement claire avant la dernière journée de la phase de groupes. Pour espérer voir les quarts de finale, les hommes du team manager Roger Bader n’ont qu’une seule option : battre les États-Unis dans le temps réglementaire. La rencontre, programmée mardi à 16h20, sera diffusée sur ORF 1 et s’annonce comme le match le plus important de la saison pour la sélection autrichienne.
Le contexte est d’autant plus difficile que le week-end de Pentecôte a laissé des traces dans les rangs autrichiens. Malgré une chaleur écrasante à Zurich, où les températures ont dépassé les 30 degrés, les résultats ont été glacials pour l’équipe nationale. Les deux défaites concédées face à l’Allemagne (2-6) puis contre la Finlande (2-5) ont sérieusement compromis les chances de qualification. Pourtant, mathématiquement, l’espoir demeure intact. Henrik Neubauer et ses coéquipiers savent qu’une victoire contre les champions olympiques en titre leur ouvrirait les portes des phases finales, reléguant par la même occasion l’Allemagne et la formation de Roger Bader derrière eux au classement.
Les États-Unis, tenants du titre mondial, abordent ce rendez-vous avec la même obligation de résultat. Une défaite, même après prolongation, les éliminerait de la course au profit de l’Autriche ou de l’Allemagne. La pression est donc partagée des deux côtés de la glace pour ce qui constitue une véritable finale avant l’heure dans ce groupe.
L’Allemagne assure, l’Italie reléguée
Dans les autres rencontres de la journée, l’Allemagne a imité les États-Unis en décrochant un succès impératif face à la Grande-Bretagne. Les Allemands se sont imposés 6 buts à 3, avec une première période maîtrisée conclue sur un avantage de 3-0. La rencontre a été marquée par une répartition offensive exemplaire puisque six buteurs différents se sont inscrits sur la feuille de match allemande, démontrant la profondeur de l’effectif.
Le duel entre la Slovénie et l’Italie a scellé le sort des Azzurri dans ce championnat du monde. Les Slovènes, donnés favoris, ont assumé leur statut en s’imposant largement 5 buts à 1. L’Italie, qui devait impérativement gagner dans le temps réglementaire pour espérer se maintenir, avait pourtant pris l’avantage à la 23e minute. Mais la seconde moitié du match a tourné au cauchemar pour les Transalpins, complètement dépassés par l’accélération slovène. Cette défaite condamne l’Italie à la relégation en Division 1. Elle devient ainsi la