ZÜRICH, 25 mai 2026
L'attaquant des Black Wings, Henrik Neubauer, a affiché sa confiance avant le match décisif du Championnat du monde de hockey sur glace qui opposera l'Autriche aux États-Unis, mardi à Zurich.
Le week-end de Pentecôte a été marqué par une chaleur écrasante à Zurich, avec des températures dépassant les 30 degrés, mais le bilan sportif de l'équipe nationale autrichienne de hockey sur glace est resté glacial. Les deux défaites concédées contre l'Allemagne (2:6) et la Finlande (2:5) ont lourdement hypothéqué les chances de qualification pour les quarts de finale. Pourtant, mathématiquement, l'espoir demeure. Seule une victoire contre les États-Unis, champions olympiques en titre, lors de l'ultime match de poule, programmé mardi à 16h20 et diffusé sur ORF 1, permettrait à Henrik Neubauer et à ses coéquipiers de poursuivre leur route dans le tournoi.
La performance des favoris américains face à la Hongrie
De leur côté, les Américains ont rempli leur contrat en s'imposant 7-3 contre la Hongrie à Zurich, conservant ainsi intactes leurs propres chances d'atteindre les quarts de finale. La rencontre a toutefois été plus disputée que ne le suggère le score final. Les États-Unis ont rapidement pris le large grâce à des buts de la superstar de la LNH Matthew Tkachuk, qui a porté le score à 2-0 avant la première pause à la 19e minute, puis de Ryan Leonard à la 23e minute. Un nouveau but a suivi à la 28e minute, offrant aux Américains une avance confortable de 4-0.
L'équipe hongroise n'a cependant jamais abdiqué. Csanad Erdely a évité un blanchissage américain en marquant à la 31e minute, mais Ryan Leonard, avec son deuxième but personnel, a rétabli un écart de quatre buts juste avant la fin du deuxième tiers-temps, à la 39e minute. Le dernier tiers-temps a été marqué par un regain de tension : deux nouveaux buts hongrois, inscrits par Erdely à la 48e minute et Gabor Tornayai à la 55e, ont ramené l'outsider à seulement deux longueurs, faisant trembler le favori. Le but de Max Plantes pour le 7-3 final, marqué 27 secondes seulement avant la sirène, n'a eu qu'une valeur statistique. La domination américaine s'est clairement reflétée dans la statistique des tirs, largement en leur faveur avec 48 tentatives contre 17.
Le parcours semé d'embûches de l'Autriche
Le chemin de l'équipe dirigée par le chef d'équipe Roger Bader vers une qualification historique est extrêmement étroit. Les lourdes défaites du week-end pascal ont placé les Autrichiens dans une situation où seule une victoire dans le temps réglementaire contre le champion olympique peut suffire. Le défi est de taille, car les Américains, tenants du titre, ont également besoin d'un succès en 60 minutes pour distancer définitivement l'Allemagne et la formation de Roger Bader dans la course à la phase à élimination directe. Ce duel direct entre les États-Unis et l'Autriche s'annonce donc comme une véritable finale avant l'heure pour les deux nations.
La sensation norvégienne et la lutte pour le maintien
L'autre fait marquant de cette phase de groupes a été la performance éclatante de la Norvège. Les Scandinaves ont créé la sensation en surclassant la République tchèque, championne du monde en 2024, sur le score sans appel de 4-1 à Fribourg. Ce succès permet à la Norvège de valider son billet pour les quarts de finale et de dépasser les Tchèques au classement pour s'emparer de la deuxième place du groupe. C'est la première fois depuis 14 ans, et le championnat du monde de 2012 à Stockholm et Helsinki, que la Norvège atteint ce stade de la compétition.
Les Norvégiens ont assommé leurs adversaires dès l'entame du match. Havard Östrem Salsten a ouvert le score dès la 3e minute, avant que Michael Brandsegg-Nygard ne double la mise à la 7e minute. Bien que le Tchèque Jaroslvan Chmelar ait réduit l'écart à la 16e minute, les favoris se sont ensuite heurtés à un mur nommé Henrik Haukeland, le gardien norvégien. Martin Ronnild, à la 48e minute, puis de nouveau Brandsegg-Nygard, ont scellé la victoire norvégienne, infligeant à la République tchèque sa deuxième défaite du tournoi, mais la première dans le temps réglementaire. Dans le même temps, le Canada a été poussé à la prolongation par une autre nation scandinave avant de s'imposer 6-5.
Dans le bas du tableau, la lutte pour le maintien a livré son verdict. La Slovénie a dominé l'Italie 5-1 dans un duel direct décisif. Les Italiens, qui devaient impérativement gagner en 60 minutes pour espérer se sauver, avaient pourtant pris l'avantage à la 23e minute. Mais à partir de la mi-match, les Slovènes ont accéléré et ont surclassé le promu. L'Italie est ainsi officiellement reléguée en Division 1, rejoignant la Grande-Bretagne comme deuxième nation à quitter l'élite mondiale.
La déclaration de foi d'un attaquant
Dans ce contexte de haute pression, la confiance affichée par les joueurs autrichiens est un signal fort. L'attaquant des Black Wings, Henrik Neubauer, a résumé l'état d'esprit de son équipe avant ce rendez-vous capital par une phrase lourde de sens.
"Ich glaube an uns", a déclaré le Black-Wings-Stürmer à Zurich.
Cette profession de foi sera mise à l'épreuve mardi après-midi face à une équipe américaine qui, malgré quelques frayeurs contre la Hongrie, a démontré sa puissance de feu offensive. L'Allemagne, de son côté, a également assuré l'essentiel en dominant la Grande-Bretagne 6-3, avec six buteurs différents, confirmant la densité de ce groupe où chaque point sera décisif jusqu'au bout.
