Eurovision 2026 : Michael Ostrowski répond aux critiques | actualites360
Michael Ostrowski défend sa présentation de l’Eurovision : « Qui dit que ma prestation a été plutôt négativement perçue ? »
VIENNE – Le 29 mai 2026
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Summary
Le comédien autrichien Michael Ostrowski est revenu sur son expérience de co-présentateur du 70e Concours Eurovision de la chanson aux côtés de Victoria Swarovski. Face aux critiques internationales, il remet en question le récit médiatique et détaille les coulisses d’une production sous très haute tension.
VIENNE – Le 29 mai 2026
VIENNE – Le comédien autrichien Michael Ostrowski, 53 ans, a défendu avec vigueur sa prestation de co-présentateur du 70e Concours Eurovision de la chanson (ESC), rejetant l’idée d’un accueil unanimement négatif et pointant du doigt un emballement médiatique qu’il juge déconnecté de la réalité du public présent dans la salle.
Dans un entretien accordé à l’agence de presse autrichienne APA, celui qui formait le duo de présentateurs « maison » avec Victoria Swarovski est longuement revenu sur les semaines de préparation frénétique et la pression constante qui ont précédé les trois soirées de spectacle. « Nous avons enregistré des chansons en studio, tourné un clip pour ‘Wasted Boat’ et honoré de nombreux rendez-vous avec la presse et des séances photo », a-t-il détaillé, décrivant un agenda surchargé bien avant la première répétition en public.
Une mécanique de précision sous pression
La cadence imposée par l’événement a atteint son paroxysme lors de la dernière ligne droite. « Et la dernière semaine, c’était la vraie folie : nous avons fait les trois shows quatre fois chacun, ce qui représente douze shows en six jours, dont neuf devant 10 000 personnes dans la Stadthalle », a confié Michael Ostrowski à l’APA. Une intensité rendue plus complexe encore par la nécessité de fournir des textes verrouillés aux commentateurs du monde entier.
La rigidité du format, dictée par l’Union européenne de radio-télévision (UER), a constitué un défi majeur pour l’humoriste, habitué à l’improvisation. Il révèle que l’écriture des textes s’est poursuivie jusqu’aux dernières heures. « Le jour même de la grande finale, de 18 heures à 19 heures, nous étions assis dans la loge de Victoria avec notre auteur Gregor Barcal pour retravailler les textes », se souvient-il. La moindre modification avait des répercussions internationales immédiates. « On se disait : ‘Il nous faut 20 secondes de texte en plus pour que ça tienne’ – ce genre de choses. Mais c’est quasiment impossible à l’ESC, parce que les présentateurs de 35 pays veulent savoir ce que nous disons à ce moment-là pour pouvoir le traduire dans leur langue. »
Face à ces contraintes, Michael Ostrowski a choisi de détourner le caractère très formaté des annonces officielles. « Je transforme le texte informatif en une sorte de litanie, je le dis comme une prière, ou je le dis si vite qu’on ne le comprend presque plus. Ou alors je le dis délibérément comme une mauvaise blague », explique-t-il, assumant un style de présentation destiné à briser la monotonie des séquences obligatoires sur les votes et les procédures.
Un style visuel et vocal qui divise
Le look du présentateur, conçu par le costumier Alfred Mayerhofer sur une inspiration Las Vegas, n’est pas passé inaperçu. Michael Ostrowski est apparu sur scène coiffé d’une immense couronne de plumes. Dans la Green Room, il a poussé le décalage plus loin, alternant les rôles en un clin d’œil. « Et pour moi, c’était important de me tenir dans la Green Room avec un costume styrien trop grand, un Gamsbart et une moustache, pour l’instant d’après mettre un haut-de-forme, me coller la moustache au menton face caméra et continuer à présenter comme si de rien n’était », raconte-t-il.
Cette approche a suscité de vives réactions dans la presse internationale. Le quotidien allemand *Die Welt* a qualifié le duo de « Moderatorenpaar aus der Hölle », tandis que le commentateur vedette de la BBC, Graham Norton, a lâché à l’antenne :
« Sadly we now return to our hosts. »
Interrogé sur l’impact de ces attaques, Michael Ostrowski balaie l’argument d’un revers de main. « Les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas, mais c’est quand même intéressant que certains veuillent taper si fort, surtout lors d’une fête comme le Concours Eurovision de la chanson, dont la devise est ‘United by Music’ », a-t-il réagi.
« Qui dit que ma prestation a été plutôt négativement perçue ? »
Le principal intéressé conteste la lecture médiatique dominante, estimant que le public présent sur place a offert un tout autre son de cloche. « Qui dit que ma prestation a été ‘plutôt négativement’ perçue ? », interroge-t-il, pointant un phénomène de meute numérique. « Je vois là une tendance : même des journaux établis et des médias traditionnellement attachés à l’éthique journalistique sautent dans le train des ‘ragebaits’ et de l’indignation des réseaux sociaux. »
Il poursuit en déconstruisant le récit des critiques : « Ce n’est pas parce que quelques commentateurs, journalistes et un certain nombre d’utilisateurs des réseaux sociaux pérorent sur le fait que quelque chose ‘ne va pas’, sur la façon dont quelqu’un présente ou sur ce qu’il porte, que cela signifie que ma prestation a été ‘plutôt négativement’ perçue. » Concernant les remarques sur son accent, il note avec ironie la contradiction des reproches : « En ce qui concerne la ‘critique internationale’ : les uns écrivent qu’il y a enfin un bon anglais sans accent, les autres s’énervent à cause de l’accent autrichien. »
Fort de ses années de scène, du cabaret au théâtre en passant par les galas télévisés, Michael Ostrowski relativise. « J’ai déjà fait tellement de choses différentes, des soirées improvisées au Forum Stadtpark de Graz jusqu’à ‘Demokratie – Die Show’ au Theater im Bahnhof puis pour la télé, mais aussi le gala Nestroy ou l’Amadeus. Je présente certains événements depuis plus de dix ans, comme le Gloria Schlagergarten ou le Protestsongcontest de FM4 », énumère-t-il. Avant d’ajouter, fidèle à son tempérament : « I’m easy, easy like Sunday morning. »
Des souvenirs émus malgré la tempête
Au-delà de la polémique, le présentateur garde un souvenir ému de l’ambiance en coulisses avec les artistes. Il avoue avoir eu un coup de cœur pour plusieurs participants. « ‘Bangaranga’ était déjà un mot culte pendant les répétitions, et on était toujours contrariés quand on ratait la performance de Dara », se souvient-il. « On aimait aussi ‘Bella’, la chanson de Malte, ‘Ferto’ était super, les Grecs étaient tous extrêmement gentils et aussi malins, Satoshi de Moldavie était aussi un type adorable. Mon Dieu, je m’emballe, les Croates étaient super, le Norvégien cool, le Tchèque si modeste – je parle comme un lexique pour enfants : ‘Apprendre les préjugés positifs’. »
Quant à savoir s’il sera au rendez-vous de la prochaine édition, Michael Ostrowski ne ferme aucune porte, mais promet de se renouveler. « Et la prochaine fois, je ferai assurément autrement, pour que ça ne devienne pas ennuyeux », prévient-il. Une manière de rappeler que derrière le présentateur se cache un artiste insaisissable, bien décidé à ne pas se laisser enfermer dans les cases, qu’elles soient celles de la critique ou du petit écran.
Questions & Réponses
Qui a co-présenté le 70e Concours Eurovision de la chanson avec Michael Ostrowski ?
Michael Ostrowski a co-présenté l’événement avec Victoria Swarovski, le duo formant le visage autrichien de cette