Marterbauer avant le Conseil ministériel d'été : « Je me sens très en forme » et budget supérieur aux prévisions
Salzbourg, 27 juillet 2026
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Summary
Le ministre des Finances Markus Marterbauer s'est déclaré satisfait, avant le Conseil ministériel d'été à Salzbourg, de l'évolution budgétaire du premier semestre et a annoncé une demande d'environ 300 millions d'euros au titre du plan de relance de l'UE. Le ministre de 61 ans a également donné des nouvelles de sa santé après son diagnostic de lymphome et a déclaré se sentir « très en forme ».
Salzbourg, 27 juillet 2026
Le ministre des Finances Markus Marterbauer s'est exprimé mercredi, avant le Conseil ministériel d'été à Salzbourg, sur l'évolution budgétaire du premier semestre et a livré un bref point sur sa santé après son diagnostic de lymphome, annonçant par ailleurs que la dernière tranche d'environ 300 millions d'euros au titre du plan de relance de l'UE allait être demandée.
Peu avant le début du Conseil ministériel d'été à Salzbourg, le ministre des Finances Markus Marterbauer (SPÖ) s'est présenté mercredi devant les médias et a ouvert sa déclaration par quelques mots sur son état de santé. Le ministre de 61 ans, qui portait une casquette en tissu noir lors de son apparition, a indiqué avoir « il y a deux semaines entamé une chimiothérapie, qui s'est très bien passée ». Il avait ensuite passé « quelques jours en vacances » dans le Waldviertel, a rapporté Marterbauer. Il se sent « très en forme ». Une maladie qui, au cours des dernières années, présente de très bonnes chances de guérison grâce à une recherche approfondie et au bon système de santé autrichien, avait précédemment formulé Marterbauer dans un courrier adressé aux rédactions du Land au sujet de son propre diagnostic : « Il s'agit dans mon cas d'un lymphome. »
Point santé : la chimiothérapie s'est bien passée
Un lymphome est une forme de cancer du système lymphatique dans laquelle les globules blancs se multiplient de manière incontrôlée. Pour certains types de lymphomes, jusqu'à 90 pour cent des personnes concernées peuvent être durablement guéries, en particulier en cas de diagnostic précoce. Interrogé à ce sujet, Marterbauer a déclaré : « Je vais bien, je me sens en forme. » La thérapie s'est bien déroulée, a ajouté le ministre des Finances.
Après ce bref point sur sa santé, Marterbauer est toutefois aussitôt passé en mode travail. Sur le fond, il a évoqué l'évolution budgétaire et expliqué que la situation au niveau fédéral était « assez bonne », soit légèrement supérieure aux prévisions. Concrètement : le budget fédéral du premier semestre 2026 dépasse les valeurs prévues, ce qui constitue, du point de vue du ministère des Finances, un signal positif. Marterbauer s'est dit « très satisfait » de l'évolution budgétaire, tout en soulignant que la situation actuelle ne permettait pas encore de tirer des conclusions pour l'ensemble de l'année. « Au premier semestre, l'évolution est également positive pour ces collectivités territoriales », a-t-il déclaré en évoquant les Länder et les communes. Grâce au pacte de stabilité, on dispose désormais d'une meilleure base de données concernant les Länder et les communes, a indiqué Marterbauer : « Au premier semestre, l'évolution est également positive pour ces collectivités territoriales. » D'un point de vue « budgétaire », il se déclare « très satisfait », même si la situation actuelle ne permet pas encore de tirer des conclusions pour l'ensemble de l'année.
Évolution budgétaire : « assez bonne » et supérieure aux prévisions
Un autre grand sujet pour le ministère des Finances lors du Conseil ministériel d'été est la dernière tranche des moyens issus du plan de relance et de résilience, qui doit être demandée à l'UE. Il s'agit une nouvelle fois d'un montant de 300 millions d'euros, a expliqué Marterbauer. « Nous serons, conjointement avec le Danemark, la Suède et la France, le quatrième pays à avoir pu obtenir 100 pour cent des fonds », a déclaré Marterbauer. C'est la preuve du bon fonctionnement de l'administration autrichienne lorsque l'on se trouve parmi les champions européens, a souligné le ministre des Finances.
On a « atteint tous les jalons », a indiqué Marterbauer concernant la mise en œuvre jusqu'ici du plan de relance autrichien. En plein déploiement, il s'agirait, pour les parties encore en attente, d'un montant à trois chiffres en millions, dans la fourchette basse, a-t-on indiqué au ministère. Avec la demande prévue de la dernière tranche, l'Autriche aurait ainsi largement puisé dans son intégralité les fonds issus du pot européen mis en place dans le cadre de la pandémie de Covid-19.
Plan de relance de l'UE : 300 millions d'euros en provenance de Bruxelles
Par ailleurs, il n'y a pas beaucoup d'autres sujets concernant le ministère des Finances au Conseil ministériel d'été, a expliqué Marterbauer : « Ce sera néanmoins passionnant et amusant. » Concernant les répercussions de la réforme du service militaire, qui doit être présentée dans l'après-midi à Salzbourg après le Conseil ministériel, Marterbauer a dit vouloir examiner la « solution en détail ». Celles-ci devront toutefois être couvertes par les moyens du cadre financier fédéral, a-t-il ajouté : « Il n'y a pas d'argent nouveau pour cela. » Il est donc clair : pour d'éventuelles dépenses supplémentaires résultant de la réforme du service militaire, aucun budget supplémentaire ne sera prévu.
Réforme du service militaire : pas d'argent nouveau
L'évolution budgétaire au niveau fédéral est « assez bonne » et se situe « légèrement au-dessus des prévisions ». Tel est le message essentiel livré par Marterbauer lors de son apparition à Salzbourg. Il s'est dit « très satisfait » du déroulement jusqu'ici, a souligné le ministre des Finances. Il a toutefois rappelé qu'il fallait attendre le second semestre pour dresser un bilan global de l'année 2026. La meilleure base de données concernant les Länder et les communes, apportée par le nouveau pacte de stabilité, permet seulement désormais des comparaisons plus précises avec les années précédentes.
Avec la demande de la dernière tranche européenne, l'Autriche envoie également un signal au sein de l'Union européenne. Seuls le Danemark, la Suède et la France ont jusqu'ici réussi à obtenir 100 pour cent des fonds auxquels ils avaient droit au titre du plan de relance et de résilience. Avec la démarche actuelle, l'Autriche deviendrait le quatrième pays à atteindre ce statut. Marterbauer y voit la preuve de la capacité de l'administration autrichienne : le pays figure parmi les champions européens lorsqu'il s'agit d'obtenir les fonds européens de manière ciblée et dans les délais.
Le traitement de la réforme du service militaire ne figurait certes pas, mercredi, au centre des déclarations du ministre des Finances, mais il n'en demeure pas moins pertinent sur le plan budgétaire. Si la réforme devait engendrer des dépenses supplémentaires concrètes, celles-ci devraient être financées sur le cadre financier fédéral existant, a clairement indiqué Marterbauer. Aucun moyen nouveau n'est prévu à cet effet. « Il n'y a pas d'argent nouveau pour cela », a-t-il déclaré.
Globalement, Marterbauer a laissé, lors de son apparition avant le Conseil ministériel d'été, l'impression d'être pleinement en fonction malgré la thérapie anticancéreuse en cours. Il a atteint tous les jalons, le budget se situe au-dessus des prévisions et la demande de la dernière tranche européenne constitue un autre projet concret imminent. « Ce sera néanmoins passionnant et amusant », a déclaré Marterbauer évoquant la suite du Conseil ministériel. Il n'a pas précisé, mercredi, combien de temps durera sa chimiothérapie ni comment il souhaite organiser l'équilibre entre traitement et fonctions ministérielles.
Pour l'économie nationale et les pouvoirs publics, le message du ministère des Finances est en tout cas clair : le budget évolue mieux que prévu, et les 300 millions d'euros en provenance de Bruxelles représentent un nouvel afflux de fonds en perspective. Reste à voir comment évoluera la situation budgétaire au second semestre et quelles charges supplémentaires pourraient résulter de la réforme du service militaire, qui devraient être couvertes par le cadre financier existant.
Perspectives pour le second semestre
Marterbauer, qui dirige le ministère des Finances depuis son entrée en fonctions, a souligné à plusieurs reprises au cours des dernières semaines qu'il souhaitait poursuivre ses activités ministérielles malgré la maladie. La courte pause dans le Waldviertel a constitué une première phase de récupération, a-t-il dit mercredi. Une chose est claire : les semaines à venir montreront si la chimiothérapie reste aussi bien tolérée que jusqu'ici et si Marterbauer peut, parallèlement, répondre aux exigences de sa charge.
Concernant la suite du plan de relance, Marterbauer a souligné que l'Autriche figurait dans le peloton de tête en matière de mise en œuvre des fonds européens. Les fonds encore en attente représenteraient, « en plein déploiement », un montant à trois chiffres en millions, dans la fourchette basse, a-t-on indiqué. La demande de la dernière tranche vise à obtenir l'intégralité de ce montant. Un projet central de politique financière de la législature en cours serait ainsi mené à son terme.
L'ambiance lors de l'apparition de Marterbauer était globalement sobre et factuelle. Après le bref point sur sa santé, le ministre des Finances s'est rapidement consacré aux questions budgétaires et aux sujets à l'ordre du jour du Conseil ministériel. Il n'a pas répondu, mercredi, aux questions sur une éventuelle suppléance ou sur une réduction durable de sa charge de travail. Il a une nouvelle fois souligné qu'il se sentait « très en forme » et que la thérapie s'était bien déroulée.