Lilli Tagger battue au 1er tour de Roland-Garros 2026 | actualites360
Lilli Tagger s’incline en trois sets pour son entrée en lice à Roland-Garros
Paris, 24 mai 2026
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Summary
L’Autrichienne de 18 ans Lilli Tagger a perdu son premier match dans le tableau principal de Roland-Garros face à Wang Xinyu (3-6, 6-3, 4-6). Elle a évoqué une nouvelle prise de coup droit et l’émotion de retrouver le tournoi où elle avait triomphé chez les juniors.
Paris, 24 mai 2026
Lilli Tagger, 18 ans, a été éliminée au premier tour des Internationaux de France de tennis ce dimanche 24 mai 2026 à Paris, s’inclinant en trois sets face à la Chinoise Wang Xinyu, tête de série numéro 32.
L’Osttirolienne, qui disputait son tout premier match dans le tableau principal d’un tournoi du Grand Chelem, a tenu tête pendant 2 heures et 8 minutes à une adversaire classée au 34e rang mondial, ne cédant qu’au bout du suspense : 3-6, 6-3, 4-6.
Malgré la défaite, la jeune Autrichienne a montré un visage résolument offensif, avec une arme nouvelle : une modification de sa prise de coup droit, révélée dans la presse régionale.
Interrogée sur ce changement technique, Lilli Tagger est restée prudente : « Ziel ist immer, dass wir bei der Entwicklung weitermachen. Über das Resultat kann ich gar nicht reden, das ergibt sich, wie gut ich meine Sachen mache. »
Une nouvelle prise de coup droit
Elle a toutefois concédé quelques détails : « In dieser spricht sie etwas weniger geheimnisvoll darüber, dass sie 'vor allem an der Griffhaltung einiges geändert' habe. » Et d’ajouter : « An der Technik arbeitet man jeden Tag weiter, man probiert immer was zu ändern, weil man sich weiterentwickeln muss. » L’objectif, selon elle, n’est ni la précision ni la puissance, « sondern, dass der Schlag gesamt besser wird ».
La nouvelle prise, travaillée quotidiennement, est le symbole d’une progression que la joueuse souhaite constante. Elle ne fixe aucun cap chiffré, préférant parler de développement.
Son retour Porte d’Auteuil a par ailleurs ravivé de fortes émotions. L’an dernier, Tagger avait remporté le tournoi junior. « In den ersten paar Minuten, als wir hergekommen sind, sind natürlich die Erinnerungen hochgekommen », a-t-elle raconté. « In einem Jahr hat sich sehr viel geändert. »
Le poids des souvenirs et des grands noms
Ce qui a changé ? D’abord la présence des stars du circuit. « Es fängt schon mal damit an, wenn du in die Umkleide gehst, und auf einmal sind die ganzen großen Spieler da. Manchmal kommt es mir komisch vor – jetzt bin ich auch da », a-t-elle confié en souriant.
Elle voit dans ce voisinage une source d’inspiration : « Auch wie sie sich mental vorbereiten, da kann man sich viel abschauen. » L’adolescente n’est pourtant pas une inconnue dans le vestiaire : elle a déjà prouvé sa capacité à bousculer des joueuses du top mondial.
En février dernier, à Linz, elle avait dominé la Russe Liudmila Samsonova, alors 21e mondiale. Un exploit qui a conforté sa conviction de pouvoir rivaliser avec les meilleures.
Ce dimanche, après sa défaite, elle a affiché une sérénité teintée de fierté : « Deswegen kann ich auch stolz auf mich sein, aber jetzt ist der Fokus immer weiter nach vorne. »
Les autres Autrichiens à la fête
La journée n’a pas été uniquement marquée par l’élimination de Tagger. Dans le camp autrichien, Sinja Kraus a créé la sensation en franchissant pour la première fois de sa carrière le cap des qualifications pour un Grand Chelem. Lukas Neumayer, en revanche, a échoué aux portes du tableau principal.
Anastasia Potapova, tête de série numéro 28 et l’une des grandes espérances autrichiennes, a livré une conférence de presse détendue, son petit chien « Baby » sur les genoux. Elle a reconnu la difficulté du tirage : « Offensichtlich ist es keine einfache Auslosung », a-t-elle admis.
Mais la joueuse de 25 ans n’a pas caché son optimisme : « Wenn wir auf die Turniere in Madrid und Rom zurückschauen, haben wir viele Überraschungen gesehen », a-t-elle déclaré, faisant sans doute allusion à son propre parcours. « Ich habe davor keine Angst, weil das ist unser Leben. »
Potapova, confiante et philosophe
Potapova, qui pourrait défier la tenante du titre Coco Gauff au troisième tour, a balayé les interrogations sur une éventuelle pression : « Es gibt noch viel Arbeit vor der dritten Runde. Ich bin nicht mal sicher, ob ich dort sein werde. » Elle doit d’abord se défaire de Maya Joint, 52e mondiale.
Interrogée sur son état de forme, elle s’est montrée enthousiaste : « Ja, das kann ich sicher sagen, trotz der Verletzung zu Saisonbeginn, die mich etwas zurückgehalten hat. » Elle attribue cette évolution à une « komplett neue Einstellung und einen anderen emotionalen Zugang ».
Sa maturité retrouvée s’est aussi illustrée dans sa position sur le boycott médiatique initié par certains joueurs à propos des prize money. Plusieurs têtes d’affiche ont réduit leur disponibilité presse à quinze minutes. Potapova, elle, a tenu à se démarquer : « Ihr habt nichts mit unserem Preisgeld zu tun, ihr bezahlt uns ja nicht, oder ? Hier bin ich und rede mit euch », a-t-elle lancé avec un sourire.
Boycott médiatique : Potapova prend ses distances
La Russe naturalisée autrichienne a également confié une source de réconfort : sa chienne « Baby ». « Sie bringt mir ein bisschen Extra-Glück, überhaupt im Hotel, da ist eine andere Atmosphäre im Raum. Für mich ist sie ein Glücksbringer. »
Le reste du contingent ÖTV est également dans la course. Julia Grabher et Sebastian Ofner figurent dans la moitié haute du tableau, tout comme Jurij Rodionov. La dotation totale du tournoi s’élève à 61,72 millions d’euros.
Un avenir à écrire
Pour Lilli Tagger, cette première expérience chez les grandes restera un tremplin. Son nouveau coup droit et sa capacité à tenir tête à une top 32 laissent entrevoir de belles promesses pour la suite de la saison sur terre battue.