Réunion E3 à Londres : les Européens poussent pour des | actualites360
Les Européens poussent pour des négociations avec la Russie : les E3 se réunissent à Londres sur leur futur rôle
Londres, 07 juin 2026
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Summary
Le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne se concertent à Londres avec l'Ukraine sur d'éventuelles négociations pour mettre fin à la guerre. Tandis que les Européens veulent assurer leur place à la table des négociations, les attaques russes contre le pays se poursuivent.
Londres, 07 juin 2026
Le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne se sont réunis samedi à Londres avec la direction ukrainienne pour évoquer d'éventuelles négociations visant à mettre fin à la guerre contre l'Ukraine.
Les E3 s'assurent un droit de regard à Londres
Ont participé à cette rencontre le Premier ministre britannique Keir Starmer, le président français Emmanuel Macron, le chancelier fédéral Friedrich Merz et le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Par cette réunion, le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne ont voulu montrer clairement qu'ils entendaient être à la table en cas de négociations sur un cessez-le-feu.
L'an dernier déjà, les trois pays, réunis au sein de ce qu'on appelle le format E3, avaient été intégrés au processus et avaient endossé le rôle de négociateurs européens. De sources gouvernementales allemandes, on indique : „Langsam öffnet sich ein Fenster für Gespräche der europäischen Seite mit Russland.“ On s'attend par ailleurs à ce que les E3 continuent à jouer un rôle important à cet égard.
La partie allemande poursuit l'objectif de se coordonner avec les Américains. On veut „Koordinierung statt Konkurrenz“, dit-on à Berlin. Avec les autres Européens, on recherche une „größtmögliche Abstimmung“. Pour la suite du processus, il faut, du point de vue allemand, un „klaren politischen Kompass“ et un „klares Zielbild“.
Berlin s'attend à une phase de négociations de plusieurs mois
À Berlin, on ne se fait toutefois aucune illusion sur le calendrier. Côté allemand, on prévoit que cela „nicht Wochen, sondern Monate dauern“ werde. Ce constat s'explique par le refus persistant de la Russie d'engager des pourparlers directs.
Après le refus du président russe Vladimir Poutine de tenir une rencontre directe, le ministre allemand des Affaires étrangères Johann Wadephul a assuré à l'Ukraine un soutien supplémentaire. „Deutschlands Hilfe für die Ukraine bleibe unerschütterlich“, a déclaré Wadephul lors d'une visite à Mexico. Dans le même temps, il a une nouvelle fois exhorté Poutine à entamer des négociations en vue de mettre fin à la guerre.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déploré le refus du président russe Vladimir Poutine d'engager des pourparlers de paix directs. „Moskau entscheide sich erneut für den Krieg“, a déclaré Zelensky, exigeant dans le même temps une pression internationale accrue sur la Russie. Auparavant, Zelensky avait proposé à Poutine d'engager des négociations directes dans un pays tiers.
Attaques nocturnes : morts et blessés
Parallèlement aux efforts diplomatiques, les attaques russes contre l'Ukraine se poursuivent. De nouvelles frappes russes sur l'Ukraine ont fait au moins deux morts durant la nuit. Un homme de 59 ans a ainsi été tué lors d'attaques de drones et de missiles russes visant la région de Dnipro (centre de l'Ukraine), a écrit le gouverneur local, Oleksandr Hansha, sur la messagerie en ligne Telegram. Par ailleurs, un chauffeur de minibus de 56 ans a été tué lors d'une attaque de drone dans la région méridionale de Zaporijjia, selon les services d'urgence nationaux. Un homme de 35 ans a en outre été blessé et des infrastructures endommagées.
Une importante ligne électrique de la centrale nucléaire de Zaporijjia, en Ukraine, fonctionne à nouveau. Après 15 heures de coupure, l'alimentation externe a été rétablie, a annoncé l'Agence internationale de l'énergie atomique sur la plateforme X. Pendant la coupure, l'installation avait dû, selon l'AIEA, recourir à des générateurs diesel de secours pour refroidir ses six réacteurs à l'arrêt. Zaporijjia est considérée comme la plus grande centrale nucléaire d'Europe.
Poutine et Schröder : le Kremlin évoque un „bon entretien"
Sur le front, la situation s'aggrave selon les deux camps. Selon le ministère russe de la Défense, l'armée s'est emparée de la localité de Chevtchenko, dans la région de Kharkiv. Le point focal des combats, avec jusqu'à 40 engagements récemment, est le secteur de front de Houliaïpole, dans la région méridionale ukrainienne de Zaporijjia.
L'Ukraine a de son côté signalé ses propres attaques sur le territoire russe. L'armée ukrainienne a annoncé une frappe sur un terminal pétrolier dans la région russe de Léningrad. Zelensky a déclaré que les forces armées avaient également touché une base militaire près de Saint-Pétersbourg ainsi qu'un autre dépôt pétrolier russe dans la région méridionale de Krasnodar. La Russie affirme de son côté avoir intercepté des centaines de drones ukrainiens, dont des dizaines à proximité de la ville de Saint-Pétersbourg, où se tient actuellement un forum économique international.
Dans un autre signal diplomatique, le président russe Vladimir Poutine s'est entretenu à Moscou avec l'ex-chancelier fédéral allemand Gerhard Schröder. Selon le Kremlin, il s'agissait d'un entretien „bon" et amical en tête-à-tête, dont le contenu n'a pas été divulgué. Poutine avait récemment évoqué Schröder comme éventuel intermédiaire pour des discussions entre la Russie et l'Europe.
Le responsable SPD de la politique étrangère Ralf Stegner a défendu cette rencontre. „Egal, was man von Gerhard Schröder hält, muss doch jeder anerkennen: Es ist eher eine Chance als ein Risiko, wenn der frühere Bundeskanzler Schröder mit Präsident Putin redet“, a déclaré Stegner au Tagesspiegel. „Was bitte soll ein solches Vier-Augen-Gespräch schaden? Ob es am Ende nützen wird, lässt sich heute kaum abschätzen.“