Contrôle des chats : les États de l'UE s'accordent sur une | actualites360
Les États de l'UE approuvent la prolongation du contrôle des chats jusqu'en avril 2028
Bruxelles, le 22 juillet 2026
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Summary
Les États membres de l'UE se sont mis d'accord sur une prolongation du所谓 Chatkontrolle jusqu'en avril 2028, reprenant ainsi les modifications du Parlement européen. La décision formelle selon la procédure écrite doit tomber jeudi après-midi. Les services de messagerie en Europe sont ainsi autorisés à analyser de nouveau automatiquement les discussions privées à la recherche d'indices de violences sexuelles sur des enfants.
Bruxelles, le 22 juillet 2026
Les représentants des États membres de l'UE se sont accordés mercredi sur la prolongation jusqu'en avril 2028 des dérogations aux règles européennes de protection des données pour le所谓 Chatkontrolle, en reprenant les modifications du Parlement européen.
Les représentants des États membres de l'UE se sont mis d'accord sur la prolongation jusqu'en avril 2028 des dérogations aux règles européennes de protection des données, comme l'ont confirmé plusieurs diplomates à l'Agence de presse allemande (dpa). Cela donne aux plateformes technologiques en Europe la base leur permettant d'analyser automatiquement les discussions privées à la recherche d'images et de vidéos d'abus sur des enfants. La décision formelle des États de l'UE doit encore être prise selon une procédure écrite, qui doit être achevée jeudi après-midi.
Contexte : ce que signifie le contrôle des chats
Il s'agit concrètement de la procédure qualifiée de « Chatkontrolle 1.0 » dans le débat politique. Des opérateurs de plateformes comme Google, Meta ou Microsoft analysent la communication sur leurs services à la recherche de schémas numériques d'images connues d'abus sexuels sur des enfants. Ces contrôles, par exemple par Microsoft sur Outlook, par Google sur Gmail ou par Meta sur Instagram, sont volontaires et reposent depuis 2021 sur une dérogation temporaire au Règlement général européen sur la protection des données (RGPD).
La Commission européenne elle-même ne voit, dans son rapport d'évaluation, aucun argument impérieux en faveur de la mesure. Pourtant, l'Allemagne et le groupe du Parti populaire européen (PPE), auquel appartiennent la CDU et la CSU, s'étaient notamment prononcés en faveur d'une nouvelle prolongation. Le gouvernement fédéral, dont le chancelier fédéral Friedrich Merz (CDU) et le ministre fédéral de l'Intérieur Alexander Dobrindt (CSU), ainsi que le Bundeskriminalamt (BKA) avaient auparavant critiqué l'absence de cadre juridique et poussé à une prolongation.
Une prolongation de la réglementation initiale avait d'abord échoué en raison de la résistance du Parlement de l'UE. En avril, le régime dérogatoire était arrivé à expiration, le Parlement n'ayant pas accepté une nouvelle prolongation. Les pays de l'UE et le PPE ont alors remis le sujet à l'ordre du jour par un artifice procédural et avec l'aide de la présidente du Parlement, Roberta Metsola, en procédure d'urgence et contre une majorité simple. Le Parlement n'aurait pu rejeter la nouvelle initiative qu'à la majorité absolue — cette majorité ne s'est pas dégagée.
Procédure et pressions politiques
Le Parlement européen avait, lors de sa dernière séance avant la pause estivale, approuvé une prolongation limitée jusqu'en 2028 et avait adopté à cette occasion deux modifications : la pratique doit être limitée aux messages non chiffrés et le所谓 « Client-Side Scanning » sur les appareils terminaux doit être exclu. Les pays de l'UE ont désormais repris ces restrictions. La réglementation ne doit explicitement pas permettre de briser le chiffrement de bout en bout, qui est entre-temps devenu la norme pour des services comme WhatsApp ou Signal.
Jusqu'en avril, le « Client-Side Scanning » était encore possible. Dans cette procédure, un logiciel installé sur le smartphone ou l'ordinateur vérifie directement le contenu des messages, photos et vidéos avant qu'ils ne soient chiffrés et envoyés. Cette méthode n'est plus autorisée selon l'accord désormais trouvé.
Les partisans soulignent qu'il ne s'agissait pas d'un contrôle des discussions privées, mais seulement d'une recherche d'images sur la base de schémas connus. De grandes entreprises technologiques comme Meta, TikTok et Snapchat avaient soutenu la démarche. Microsoft, Google et Meta analysent eux aussi déjà, dans le cadre des règles volontaires, les contenus à la recherche d'indices d'abus sur des enfants. Les entreprises technologiques ne peuvent transmettre aux autorités les cas suspects détectés par leurs logiciels qu'après qu'un humain les a vérifiés.
Critiques des défenseurs de la protection des données et des droits de l'enfant
Les défenseurs de la protection des données luttent depuis des années contre le projet prévu et qualifient la possibilité de fouilles approfondies de surveillance de masse indiscriminée, qui ne serait ni efficace pour protéger les enfants ni respectueuse des droits fondamentaux. Ils font valoir que les règles européennes existantes en matière de protection des données n'autorisent pas une telle ingérence dans la communication privée.
Les opposants aux contrôles des chats, comme le Deutscher Kinderschutzbund, soutiennent que les représentations de violences sexuelles ne sont généralement pas échangées via des messageries privées, mais via des services d'hébergement de fichiers. Les « contrôles des chats » empiéteraient en revanche profondément sur la vie privée, y compris celle des enfants. Au lieu d'une surveillance indiscriminée, des mesures ciblées telles que la prévention et l'éducation seraient nécessaires. Les fournisseurs devraient être soumis à des obligations de sécurité contraignantes, à des analyses de risques et au扫描 des contenus non chiffrés.
Des observateurs jugent cosmétiques les modifications désormais imposées par le Parlement, car les plateformes effectuent déjà de tels analyses volontairement et sans obligation légale. Les députés avaient toutefois exigé des restrictions pour les messages chiffrés, auxquelles les pays de l'UE veulent désormais consentir.
Perspectives : négociations sur la Chatkontrolle 2.0
Parallèlement à la solution transitoire désormais adoptée, le Conseil des États de l'UE et le Parlement européen négocient encore sur le texte législatif d'une réglementation de long terme, la所谓 « Chatkontrolle 2.0 ». Ces négociations étaient récemment dans l'impasse. Ce n'est que lorsque les deux institutions parviendront à un accord que les nouvelles règles pourront entrer en vigueur et remplacer définitivement la solution transitoire.
Le compromis désormais obtenu autorise toujours les fournisseurs à vérifier les contenus à la recherche de schémas connus d'abus sexuels sur des enfants, mais limite la mesure à la communication non chiffrée. Les messageries chiffrées comme WhatsApp ou Signal doivent ainsi rester exclues de l'analyse automatisée. Dans le même temps, la pratique reste volontaire, aucune obligation légale de扫描 n'étant introduite.
L'initiative s'inscrit dans la stratégie de l'UE pour lutter contre les abus sexuels sur des enfants sur Internet. Les plateformes doivent pouvoir détecter les cas suspects et les signaler aux autorités répressives sans enfreindre le RGPD. Toutefois, la solution transitoire n'est que temporaire et devra être remplacée dans les années à venir par une réglementation permanente.
Pour le gouvernement fédéral, la prolongation est un succès : le ministre de l'Intérieur Dobrindt et le chancelier Merz avaient qualifié l'absence de base juridique de problématique et poussé à une solution. Le BKA s'était également fortement engagé en faveur du maintien du régime dérogatoire, afin de pouvoir continuer à accéder aux informations issues des analyses volontaires.
Le débat politique autour du contrôle des chats reste toutefois ouvert. Les défenseurs de la protection des données et les organisations de protection de l'enfance suivent des approches différentes : tandis que les premiers rejettent la mesure comme une atteinte aux droits fondamentaux, les seconds réclament des instruments plus ciblés et la prévention au lieu d'une surveillance indiscriminée. L'évaluation politique et juridique définitive n'interviendra qu'avec la future réglementation permanente.
Avec l'accord des pays de l'UE, une étape intermédiaire importante est franchie, mais le vote final au Parlement européen sur la future solution durable reste à venir. Les observateurs s'attendent à ce que les négociations sur la « Chatkontrolle 2.0 » reprennent après la pause estivale.
Questions & Réponses
De quoi s'agit-il dans le contrôle des chats ?
Le contrôle des chats autorise des plateformes comme Google, Meta et Microsoft à analyser automatiquement les discussions privées à la recherche de schémas connus de violences sexuelles sur des enfants. La pratique est volontaire et repose depuis 2021 sur une dérogation temporaire au Règlement général européen sur la protection des données.
Quelles modifications le Parlement européen a-t-il imposées ?
Le Parlement a adopté deux modifications : la recherche est limitée aux messages non chiffrés et le Client-Side Scanning sur les appareils terminaux est exclu. Le chiffrement de bout en bout, par exemple sur WhatsApp ou Signal, reste ainsi intact.
Comment cela se poursuit-il après la prolongation ?
La solution transitoire s'applique temporairement jusqu'en avril 2028. Ensuite, le Conseil et le Parlement européen négocieront une réglementation permanente, la所谓 Chatkontrolle 2.0 ; ce n'est qu'avec cet accord que la solution transitoire pourra être définitivement remplacée.