Louvre : la galerie d'Apollon rouverte après le vol de | actualites360
Le Louvre rouvre la galerie d'Apollon neuf mois après le vol de bijoux – pour l'instant sans œuvres
Paris, 21 juillet 2026
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Summary
Neuf mois après le spectaculaire cambriolage de la galerie d'Apollon, le Louvre a rouvert la salle au public – mais largement sans œuvres. Les joyaux de la Couronne dérobés, d'une valeur d'environ 88 millions d'euros, sont toujours introuvables, mais des suspects présumés ont été arrêtés.
Paris, 21 juillet 2026
Le Louvre a rouvert mercredi sa galerie d'Apollon au public – neuf mois après le vol de bijoux d'octobre 2025, la somptueuse salle se présente pour l'instant sans les collections qui y sont habituellement exposées.
Qu'est-ce qui est nouveau depuis juillet 2026
Mise à jour du 21 juillet 2026 : Le Louvre a rendu sa galerie d'Apollon accessible au public, mais la salle ne présente actuellement aucun des joyaux de la Couronne et autres pièces de joaillerie habituellement exposés. La galerie est ainsi formellement de retour dans le circuit du musée, tandis que l'enquête sur ce cambriolage retentissant se poursuit et que les pièces volées restent introuvables.
Le cambriolage du 19 octobre 2025 avait suscité une émotion dans le monde entier. Quatre hommes avaient pénétré en plein jour dans la galerie d'Apollon à l'aide d'un monte-charge et avaient dérobé en quelques minutes huit pièces de joaillerie issues des collections des joyaux de la Couronne de France. La valeur purement matérielle du butin est estimée à quelque 88 millions d'euros ; la perte symbolique et historique est considérée comme nettement plus grande encore.
Le cambriolage d'octobre 2025
Lors de la réouverture mercredi, il est apparu à quel point la perte affecte en profondeur la conception de la salle. Les vitrines qui abritaient auparavant diadèmes, colliers et autres pièces précieuses sont restées vides. Les visiteurs ne peuvent en revanche qu'admirer l'architecture même de la salle, qui compte, avec son plafond peint baroque, parmi les plus somptueuses de la maison.
À l'instar de la galerie des Glaces de Versailles La galerie d'Apollon est considérée comme l'une des plus somptueuses salles du Louvre.
Une salle d'apparat sans œuvres
Le directeur du Louvre, Christophe Leribault, a annoncé au journal « Le Parisien » que les collections et objets précieux jusqu'ici présentés dans la galerie seront désormais installés dans une autre partie du musée. « Nous allons leur aménager un espace sécurisé dans une autre partie du musée – une chambre forte sans fenêtres », a déclaré Leribault.
Le transfert des collections implique d'importants travaux. « Cela entraîne d'importants travaux, mais nous devons trouver l'emplacement idéal. Et clarifier le financement », a expliqué le directeur du Louvre. Jusqu'à l'achèvement de cette nouvelle chambre forte, les œuvres de la galerie d'Apollon resteront éloignées de leur emplacement d'origine.
Projets pour une chambre forte
Leribault a assorti la réouverture d'un signal explicite de renouveau. « Nous voulons un nouveau départ », a-t-il déclaré. Il a alors fait une comparaison remarquable : « Cette couronne deviendra plus célèbre qu'auparavant – tout comme la Joconde après son vol en 1911 », a-t-il dit. En référence à la Joconde, aujourd'hui devenue iconique, qui avait disparu du Louvre en 1911 et n'était réapparue qu'en 1913 à Florence, Leribault a suggéré que les pièces volées pourraient, à travers leur histoire criminelle, gagner une nouvelle attention du public.
La galerie d'Apollon elle-même doit, selon les plans du musée, retrouver sa fonction d'origine du XVIIe siècle. Après son achèvement, commandée par Louis XIV, la salle avait été conçue comme salle du trône et pour la glorification du Roi-Soleil. Même après le vol, elle doit redevenir perceptible comme somptueuse salle d'apparat – mais avec une architecture de sécurité modifiée.
Le signal de renouveau de Leribault
Parallèlement aux projets muséaux, l'enquête de la justice française se poursuit. Selon des sources judiciaires, des suspects présumés du coup du Louvre ont été arrêtés. Des précisions sur l'identité, le nombre et la date exacte de l'arrestation des suspects n'ont pas été rendues publiques à ce stade.
Les joyaux de la Couronne volés demeurent en revanche toujours disparus. Ni les huit pièces de joaillerie dérobées, ni des fragments isolés ne sont réapparus à ce jour, selon le musée. La question centrale de l'affaire – où se trouve le butin – reste donc pour l'heure sans réponse.
Enquête et devenir des joyaux
L'incident avait suscité en France et bien au-delà un large débat sur la sécurité des biens culturels. Des critiques avaient souligné l'apparente facilité avec laquelle les auteurs avaient pu s'introduire dans l'un des musées les mieux gardés au monde. Les défenseurs de l'architecture de sécurité existante avaient fait valoir que les musées, en tant qu'espaces publics, ne devaient pas devenir des forteresses.
Avec la réouverture sans œuvres et la chambre forte prévue, la direction du musée poursuit manifestement une double ligne : d'une part, la galerie d'Apollon doit redevenir perceptible en tant que chef-d'œuvre architectural et espace central de la maison. D'autre part, la sécurité des collections doit être nettement renforcée par leur transfert dans un espace sans fenêtres, mieux contrôlé.
Les prochains mois montreront si la nouvelle chambre forte peut être réalisée comme annoncé et comment le financement sera assuré. Le musée espère dans le même temps que la réouverture ravivera l'intérêt du public pour le Louvre – et que les autorités chargées de l'enquête pourront fournir des indices sur le sort des joyaux de la Couronne.
D'ici là, la galerie d'Apollon demeure un symbole : un espace qui doit retrouver son rayonnement historique, tandis que les objets mêmes pour lesquels il fut jadis créé ont disparu dans un cachot fait de criminalité et de dossiers d'enquête.
L'article a été rédigé par Richard Luttke et repose sur les dépêches des agences AFP et APA ainsi que sur un rapport de la dpa, diffusé le 21 juillet 2026 dans le programme Deutschlandfunk.