70e anniversaire du FPÖ : critiques du SPÖ, de l'ÖVP et des | actualites360
La fête du 70e anniversaire du FPÖ provoque de vives critiques de la part du SPÖ, de l'ÖVP et des Verts
Vienne, 21 juin 2026
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Summary
Le FPÖ a célébré samedi son 70e anniversaire par une cérémonie officielle à la Hofburg de Vienne et une fête populaire sur la Stephansplatz. Le SPÖ, l'ÖVP et les Verts ont critiqué sévèrement l'événement, reprochant au chef du parti Herbert Kickl sa proximité avec les partis d'extrême droite européens.
Vienne, 21 juin 2026
Le Parti de la liberté d'Autriche (FPÖ) a célébré samedi son 70e anniversaire par une cérémonie officielle à la Hofburg de Vienne et une fête populaire sur la Stephansplatz, à la suite de quoi le SPÖ, l'ÖVP et les Verts ont critiqué sévèrement l'événement.
Le Parti de la liberté d'Autriche (FPÖ) a célébré samedi son 70e anniversaire par une cérémonie officielle à la Hofburg de Vienne et une fête populaire sur la Stephansplatz. Parmi les invités de la cérémonie figuraient de hauts représentants de partis d'extrême droite européens, dont la présidente de l'AfD Alice Weidel, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, battu au printemps, ainsi que le populiste néerlandais Geert Wilders du Partij voor de Vrijheid (PVV). L'ancien président du FPÖ Herbert Haupt figurait également parmi les anciens chefs de parti présents.
Cérémonie à la Hofburg : Kickl se met en scène comme visionnaire
Lors de la cérémonie à la Hofburg, le chef du FPÖ Herbert Kickl s'est mis en scène en défenseur du pays. Il a qualifié le FPÖ de „größtes Zukunftsprojekt des Landes“ et a déclaré : „Die Demokratie sei nicht von erstarkten rechten Parteien gefährdet, sondern von den ehemaligen Großparteien.“ Dans le même temps, Kickl a parlé du FPÖ comme „der einzige Hoffnungsträger für Millionen Menschen in diesem Land“ et a accusé les anciens grands partis de „ein immer größeres Misstrauen gegen das eigene Volk hegen“. L'État devait servir les citoyens, et non être leur „Vormund oder steuerlicher Ausbeuter“.
Fête populaire sur la Stephansplatz : Schlager, bière gratuite et scène d'extrême droite
À l'issue de la cérémonie, la fête populaire dite « Volksfest » s'est tenue sur la Stephansplatz. Au son de la musique Schlager et de live-acts, Roberto Blanco s'est notamment produit. 60 000 litres de bière gratuite étaient disponibles. Certains visiteurs portaient des articles promotionnels portant l'inscription „FPÖ. Klare Verhältnisse. Alles für Österreich“. Parmi les visiteurs se trouvaient, selon les observations de DER STANDARD, également de jeunes skinheads identifiables comme néonazis, portant des vêtements de marque comme des ceintures Thor Steinar et des t-shirts Lonsdale. Dans des interviews accordées au journal, un visiteur a déclaré : „Ich bin gern rechtsradikal, wenn es um meine Familie geht.“
Le même soir, le groupe Böhse Onkelz, apprécié dans la scène d'extrême droite, s'est produit à l'Ernst-Happel-Stadion. Kickl a utilisé la scène de la Stephansplatz pour attaquer l'UE et les soi-disant partis du système.
Attaque de l'ÖVP : Marchetti cite Roberto Blanco
Dès dimanche, la concurrence politique a réagi par de vives critiques. Le secrétaire général de l'ÖVP, Nico Marchetti, a attaqué le FPÖ avant même le SPÖ et les Verts. Il a rappelé le thème Schlager „Samba sí, Arbeit no“ et a déclaré : „Die FPÖ hat sich in ihrer Arbeitsmoral offenbar Anleihe bei Roberto Blancos Lied ‚Samba sí, Arbeit no‘ genommen. Ein treffenderes Bild für die freiheitliche Oppositionsbilanz als der Titel dieses Blanco-Liedes kann man sich nicht wünschen.“ Marchetti a ajouté : „Denn im Gegensatz zur FPÖ feiern die Menschen, von denen das Lied handelt, erst nach getaner Arbeit. Die FPÖ feiert stattdessen nach getaner Arbeitsverweigerung.“
Marchetti a ajouté qu'il était „nicht ohne eine gewisse Komik“ que le FPÖ ait engagé Roberto Blanco pour son anniversaire. À propos du refus de gouvernement de Kickl, il a déclaré : „Herbert Kickl hat mit seiner Weigerung, Verantwortung für dieses Land zu übernehmen, gezeigt, dass er wesentlich lieber über politische Arbeit redet, als sie tatsächlich in Regierungsverantwortung zu verrichten.“ Concernant le rôle d'opposition du FPÖ, Marchetti a déclaré que la „Kickl-FPÖ“ préférait se prélasser sur le banc de l'opposition plutôt que de coopérer de manière constructive – „frei nach dem Prinzip ‚Samba si, Arbeit no‘“. Pour conclure, Marchetti a souligné : „Taten sprechen mehr als Worte.“
Critique du SPÖ : Seltenheim évoque une contradiction avec la rhétorique constitutionnelle
Le secrétaire fédéral du SPÖ, Klaus Seltenheim, a critiqué les festivités le lendemain dans un communiqué. Il a déclaré que tandis que le chef du parti Herbert Kickl se mettait en scène, lui et le FPÖ, comme „wahren Verfassungsschutz“, il fêtait avec les partis d'extrême droite européens. Seltenheim a explicitement nommé à ce propos l'AfD avec Alice Weidel et Tino Chrupalla, ainsi que Viktor Orbán.
Mise en garde des Verts : Gewessler estime que la démocratie est en danger
Les Verts ont également formulé de vives critiques. La cheffe du parti, Leonore Gewessler, a accusé Kickl de vouloir démolir les fondements de la démocratie libérale. Elle a également expliqué que Kickl était applaudi par Viktor Orbán et Geert Wilders, „die offen demokratische Institutionen angriffen und europäische Zusammenarbeit torpedierten“.
La sociologue ainsi que chercheuse en études culturelles et migratoires Judith Kohlenberger a analysé dans un entretien avec DER STANDARD la stratégie du FPÖ. La culture n'est pas statique, mais en perpétuelle mutation. Même les biens culturels considérés aujourd'hui comme typiquement autrichiens, comme la Wiener Schnitzel, sont le fruit d'échanges historiques et de l'immigration. Le FPÖ utilisait le concept de culture de manière stratégique pour diviser. Son succès fonctionnait surtout par les émotions, parce que le parti savait reprendre à son compte les peurs et les préoccupations actuelles d'une grande partie de la population. Les autres partis avaient tout simplement manqué cette tâche.
Débat culturel : Kohlenberger analyse la stratégie du FPÖ
Lors de la fête populaire, DER STANDARD a interrogé des visiteurs sur les raisons de leur célébration du FPÖ et sur ce que « la culture autrichienne » signifiait personnellement pour eux.
Il est remarquable que des représentants des partis de l'establishment politique aient brillé par leur absence à la fête d'anniversaire. La liste des invités internationaux soulignait l'ancrage stratégique du FPÖ dans le camp droit européen.
L'article du STANDARD est daté du 21.06.26 et a été rédigé par Antonia Titze et Thomas Dissauer. Il dresse le portrait d'un parti qui a célébré son 70e anniversaire comme la mise en scène d'une conception politique controversée de lui-même.
Les réactions des trois partis d'opposition apparaissent unies dans la mesure où chacun critique le refus de la responsabilité gouvernementale par Kickl, la proximité avec les forces d'extrême droite européennes et l'utilisation instrumentale des thématiques culturelles. Marchetti a choisi pour cela la forme de l'allusion polémique à la chanson Schlager de Roberto Blanco, Seltenheim le communiqué officiel du parti et Gewessler la mise en garde fondamentale de théorie démocratique.