La Commission européenne veut soutenir les agriculteurs avec 500 millions d'euros face à la hausse des coûts des engrais
Bruxelles, 10 juin 2026
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Summary
La Commission européenne veut soutenir les agriculteurs et les agricultrices à hauteur de 500 millions d'euros face à la forte hausse des prix des engrais. Le commissaire européen à l'agriculture, Christophe Hansen, avertit que la situation représente un « danger immense pour notre approvisionnement alimentaire ».
Bruxelles, 10 juin 2026
La Commission européenne veut soulager les agriculteurs et les agricultrices face à la hausse des coûts des engrais azotés à hauteur de 500 millions d'euros et propose de porter la réserve agricole de la politique agricole commune à 300 millions d'euros supplémentaires.
Face à la forte hausse des prix des engrais azotés, la Commission européenne veut soutenir les agriculteurs et les agricultrices dans l'Union européenne à hauteur de 500 millions d'euros au total. C'est ce qu'a déclaré le commissaire européen à l'agriculture, Christophe Hansen, à l'Agence de presse allemande. « La Commission européenne veut soutenir les agriculteurs et les agricultrices face à la hausse des coûts des engrais à hauteur de 500 millions d'euros. » Les fonds doivent transiter par la réserve agricole de la politique agricole commune.
Augmentation de la réserve agricole prévue
Selon les indications de Hansen, « il reste, selon le commissaire européen à l'agriculture Christophe Hansen, un peu plus de 200 millions d'euros » dans la réserve. « La Commission propose en outre que les États membres et le Parlement européen abondent la réserve à hauteur de 300 millions d'euros », indique-t-on de Bruxelles. Le montant total de 500 millions d'euros doit ainsi être atteint.
La mesure s'inscrit dans un contexte marqué par l'évolution des marchés internationaux des engrais. « Le prix des engrais azotés dépend notamment fortement du gaz naturel » et a déjà « augmenté face à la guerre au Moyen-Orient et au blocus du détroit d'Ormuz ». Comme les engrais azotés jouent un rôle central dans la production alimentaire, Hansen considère l'approvisionnement menacé : « Et c'est bien entendu un danger immense pour notre approvisionnement alimentaire », a déclaré Hansen à l'Agence de presse allemande.
Contexte : la guerre et les prix de l'énergie font grimper les coûts des engrais
La Commission poursuit plusieurs objectifs avec ce paquet. « Par différentes initiatives, la Commission européenne veut assurer à court et long terme l'approvisionnement en engrais abordables, réduire les émissions de gaz à effet de serre et diminuer la dépendance aux importations. » Une composante : « les droits de douane standard sur les importations de plusieurs engrais azotés importants et de produits intermédiaires pour leur fabrication ont en outre été suspendus jusqu'à fin mai 2027. » « Selon la Commission européenne, cette mesure permet d'économiser environ 60 millions d'euros de droits à l'importation. »
Exonération de droits de douane et incitations en faveur des engrais organiques
Une autre composante vise une fertilisation plus respectueuse de l'environnement. « Elle veut notamment mettre en place des incitations pour davantage d'engrais contenant des fertilisants organiques », a expliqué la Commission. Il s'agit d'encourager les agriculteurs et les agricultrices à recourir davantage aux engrais organiques, moins dépendants des importations et plus respectueux du climat.
Malgré la tension sur le marché, les répercussions sur les grandes cultures restent pour l'instant limitées. « Jusqu'à présent, malgré la situation du marché, il y a eu peu de problèmes, car les agriculteurs avaient en grande partie constitué leurs réserves d'engrais à l'automne dernier », a déclaré Hansen. Ces réserves s'amenuisent toutefois, raison pour laquelle l'UE veut réagir rapidement.
Inquiétude pour les semis des cultures d'hiver
Le commissaire envisage donc avec inquiétude les prochains mois. « Hansen porte un regard inquiet sur les semis des cultures d'hiver. » Les semis approchent et de nombreuses exploitations doivent désormais décider si elles emblavent des cultures d'hiver ou si elles renoncent totalement ou partiellement aux engrais.
La logique économique des exploitations joue également un rôle. Ainsi, « certains agriculteurs, face aux prix, réfléchissent à planter ou, au lieu de cela, à participer à un programme environnemental où ils pourraient éventuellement gagner davantage sans engrais ». De tels programmes pourraient, à court terme, être plus intéressants pour certaines exploitations que la culture avec un engrais minéral coûteux.
La Commission européenne avait déjà annoncé un paquet de soutien en mai. « La Commission européenne avait annoncé un paquet de soutien en mai. » « Le montant supplémentaire exact n'avait pas été rendu public jusqu'ici » – la Commission comble désormais ce manque avec la somme mentionnée.
Prochaines étapes : le Parlement et les États membres doivent donner leur accord
Les moyens supplémentaires doivent, selon la Commission, apporter aux agriculteurs et aux agricultrices un « soutien ciblé et exceptionnel ». Bruxelles réagit ainsi à une évolution déclenchée par le conflit au Moyen-Orient, le blocus du détroit d'Ormuz et la forte dépendance de la production d'engrais azotés au gaz naturel.
Pour que l'augmentation proposée de la réserve agricole à hauteur de 300 millions d'euros soit effectivement adoptée en l'état, il revient désormais au Parlement européen et aux États membres d'en décider. Ce n'est qu'après leur accord que la somme totale de 500 millions d'euros pourra être versée à l'agriculture.
Aide de l'UE face aux coûts des engrais : 500 millions | actualites360