La coalition dirigée par l'Arabie saoudite frappe des cibles houthies au Yémen après de nouvelles attaques en mer Rouge
Riyad, 25 juillet 2026
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Summary
La coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite a mené des frappes aériennes sur des positions houthies dans la province yéménite de Hodeidah, premier combat majeur entre les deux camps depuis un cessez-le-feu de 2022. Les frappes font suite à de nouvelles attaques houthies contre des navires battant pavillon saoudien en mer Rouge et à des menaces de nouvelle escalade.
Riyad, 25 juillet 2026
La coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite a mené samedi des frappes aériennes contre des positions houthies dans la province yéménite de Hodeidah, marquant le premier combat majeur entre les deux camps depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu en 2022.
Contexte : un conflit vieux d'une décennie
Le porte-parole de la coalition, Turki al-Maliki, a annoncé l'opération sur le réseau social X, écrivant que les frappes avaient touché des "legitime militärische Ziele" de la milice houthie soutenue par l'Iran dans la province occidentale yéménite de Hodeidah. Al-Maliki a déclaré que les cibles étaient liées à des menaces contre le transport maritime en mer Rouge. Les médias d'État saoudiens ont ensuite rapporté que la coalition avait attaqué et détruit des positions utilisées par les Houthis pour menacer le trafic maritime.
Les frappes constituent les premières opérations de combat majeures entre la coalition dirigée par l'Arabie saoudite et les Houthis depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu fragile en 2022. Bien que cette trêve ait réduit l'intensité des combats, des affrontements plus limités ont persisté et un règlement politique durable est resté hors de portée.
Déclencheur : des attaques contre le transport maritime en mer Rouge
L'escalade a été déclenchée par une série d'attaques contre le transport maritime en mer Rouge. Dans la nuit de jeudi, un pétrolier battant pavillon saoudien, l'"Encelia", a été touché et un incendie s'est déclaré à bord. La coalition a accusé les Houthis de "maritimen Terrorismus" et a affirmé que la milice était responsable de l'attaque contre le navire.
Le lundi précédent, la milice houthie avait déclaré une "Blockade" du trafic maritime à destination de l'Arabie saoudite, environ une semaine après une nouvelle confrontation avec le royaume. L'agence de presse Saba, contrôlée par les Houthis, a rapporté que la milice avait averti que des attaques contre des cibles civiles ne seraient pas laissées "nicht ungestraft bleiben".
Implication américaine et avertissement de Trump
En réponse aux nouvelles attaques contre le transport maritime, les États-Unis ont également pris des mesures directes. L'armée américaine a déclaré avoir tiré sur le pétrolier "M/T Lavine" et l'avoir rendu inopérant dans le golfe d'Oman. Le président américain Donald Trump a annoncé "schwere militärische Strafen gegen Iran und natürlich auch gegen die Huthi selbst" et menacé de nouvelles actions.
Sur sa plateforme Truth Social, Trump a écrit : "Sollten sie dies erneut tun, werden die USA den Iran zur Rechenschaft ziehen, da die Huthi als Stellvertreter des Irans agieren." Ces déclarations ont signalé une posture américaine ferme à l'égard tant des Houthis que de leurs soutiens iraniens.
Représailles houthies et cibles saoudiennes
Les Houthis ont revendiqué leurs propres frappes de représailles. Une chaîne de télévision affiliée aux Houthis a qualifié l'opération dirigée par l'Arabie saoudite de "saudi-arabische Aggression", et le porte-parole militaire houthi Yahia Sari a annoncé des attaques dans un message vidéo. Les Houthis ont déclaré avoir tiré sur l'Arabie saoudite en représailles aux frappes de la coalition et ont averti que d'autres actions suivraient.
Selon les déclarations houthies, un "jemenitischer Raketenangriff" a provoqué des incendies dans la ville saoudienne de Jizan, dans le sud du royaume. La milice a également déclaré avoir ciblé la ville de Yanbu. Les Houthis ont affirmé avoir attaqué des installations de la compagnie pétrolière nationale Saudi Aramco avec des dizaines de roquettes et de drones, bien que les autorités saoudiennes n'aient pas confirmé ces frappes au moment de la rédaction de l'article.
Les autorités saoudiennes avaient auparavant averti les habitants de Jizan et de Yanbu d'une "möglicher Gefahr", suggérant au moins une connaissance préliminaire de tirs entrants. La chaîne iranienne Press TV a également rapporté les attaques nocturnes houthies contre Jizan et Yanbu, soulignant la dimension régionale de la confrontation.
Un point chaud plus large au Moyen-Orient
L'affrontement survient dans un contexte de tensions accrues à travers l'ensemble du Moyen-Orient. Le conflit entre les États-Unis et Israël, qui a débuté en février de cette année, s'est étendu à la mer Rouge et au détroit d'Ormuz, où la guerre avec l'Iran a entraîné à plusieurs reprises des frappes contre des pétroliers et d'autres navires commerciaux. Selon le Wall Street Journal, Trump est devenu ces derniers jours de plus en plus sceptique quant à la possibilité que les négociations avec l'Iran puissent aboutir à une paix durable.
La géographie du différend est significative. Le détroit de Bab al-Mandab, connu sous le nom de "Porte des Larmes" ou "Porte des Lamentations", se situe à l'ouest de la péninsule Arabique et relie le trafic maritime asiatique à l'Europe via le canal de Suez. Le détroit d'Ormuz, en revanche, se trouve à l'est, où des attaques répétées contre des pétroliers ont perturbé le trafic maritime pendant le conflit avec l'Iran.
Enjeux pour le transport maritime mondial
Le Yémen demeure l'un des pays les plus pauvres de la péninsule Arabique. La milice houthie, un groupe chiite soutenu par l'Iran, a progressivement conquis le nord et d'autres parties du Yémen en 2014, plongeant le pays dans une guerre civile qui dure depuis plus d'une décennie. L'Arabie saoudite combat les Houthis aux côtés du gouvernement internationalement reconnu du Yémen.
Les Houthis ont également affirmé que la campagne saoudienne mettait en danger l'île de Kamaran, une petite île yéménite en mer Rouge qui fait partie du théâtre maritime du conflit. La chaîne de télévision Yemen TV, alignée sur le gouvernement yéménite, a rapporté samedi des frappes aériennes contre des positions houthies dans les provinces yéménites de Marib et d'Al-Jawf, sans préciser qui les avait menées.
Le Pakistan, qui entretient une alliance militaire avec Riyad depuis 2025, a été mentionné dans les analyses régionales comme un partenaire potentiel si la confrontation devait s'élargir. L'objectif houthi, selon leurs déclarations, a été de provoquer des "Schockwellen für die Weltwirtschaft" — des ondes de choc pour l'économie mondiale.
Le risque d'une nouvelle escalade plane. Les Houthis ont déclaré que le comportement de l'Arabie saoudite représentait une "gefährliche Eskalation" et ont averti que les frappes ne resteraient pas "nicht unbeantwortet bleiben". La coalition, pour sa part, a présenté ses opérations comme une défense du transport maritime international et une réponse au terrorisme maritime.
Perspectives : risques d'escalade
L'attention internationale s'est concentrée sur la manière dont les États-Unis vont répondre. Trump a affirmé que les États-Unis poursuivaient leurs discussions avec l'Iran, mais les nouvelles attaques houthies et la décision américaine de mettre hors service un pétrolier dans le golfe d'Oman suggèrent que la voie diplomatique est soumise à de fortes tensions. La question de savoir comment Trump va agir est désormais au centre de la trajectoire du conflit.
Au-delà de l'échange militaire immédiat, la reprise des combats a souligné la fragilité du cessez-le-feu de 2022. Bien que la trêve ait considérablement réduit les combats entre la coalition dirigée par l'Arabie saoudite et les Houthis, elle n'a pas produit de solution politique durable, et les analystes avertissent depuis longtemps que toute attaque houthie majeure contre le transport maritime pourrait rallumer la guerre.
Les événements des derniers jours suggèrent que ce seuil a désormais été franchi. Avec les frappes aériennes de la coalition frappant Hodeidah, les roquettes houthies atteignant le territoire saoudien et les États-Unis préparant de nouvelles sanctions militaires, la région semble glisser vers une confrontation plus large qui menace tant le transport maritime en mer Rouge que l'approvisionnement énergétique mondial.
Questions & Réponses
Pourquoi la coalition dirigée par l'Arabie saoudite a-t-elle frappé des positions houthies au Yémen ?
Le porte-parole de la coalition, Turki al-Maliki, a annoncé des frappes aériennes sur des 'legitime militärische Ziele' dans la province yéménite de Hodeidah, en réponse aux nouvelles attaques houthies contre des navires battant pavillon saoudien en mer Rouge, que la coalition a qualifiées de 'maritimer Terrorismus'.
Qui sont les Houthis et quelle est leur relation avec l'Iran ?
Les Houthis sont une milice chiite qui a conquis de grandes parties du Yémen en 2014, déclenchant une guerre civile. Selon les déclarations américaines
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