Banque mondiale : croissance 2026 la plus faible depuis le | actualites360
La Banque mondiale prévoit la croissance mondiale la plus faible depuis la pandémie pour 2026
Washington, 11 juin 2026
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Summary
La Banque mondiale a abaissé sa prévision de croissance mondiale pour 2026 à 2,5 %, soit le rythme le plus lent depuis le début de la pandémie de Covid-19. L'institution met en cause l'escalade militaire entre les États-Unis et l'Iran, la hausse des prix de l'énergie et l'inflation persistante.
Washington, 11 juin 2026
La Banque mondiale a revu à la baisse, mercredi 11 juin 2026, sa prévision de croissance mondiale pour 2026 à 2,5 %, un niveau qui en ferait l'année la plus faible depuis le début de la pandémie de Covid-19, en raison notamment de l'escalade militaire entre les États-Unis et l'Iran.
Dans son rapport semestriel sur les perspectives économiques mondiales, l'institution basée à Washington justifie cette nouvelle révision par l'envolée des prix de l'énergie, l'inflation persistante et les perturbations du commerce mondial. La croissance du produit intérieur brut mondial serait ainsi ramenée à 2,5 % en 2026, contre une prévision précédente de 2,7 %, précise l'institut. Le chiffre reste en deçà de la moyenne enregistrée durant les années 2010.
Une révision motivée par l'énergie et l'inflation
L'année dernière, l'économie mondiale avait encore progressé de 2,9 %, rappelle la Banque mondiale, qui souligne qu'« environ deux tiers des économies » ont vu leurs prévisions de croissance corrigées à la baisse depuis janvier. La résurgence du conflit au Moyen-Orient, et notamment la reprise des affrontements entre les États-Unis et l'Iran en dépit d'un cessez-le-feu, pèse lourdement sur l'activité, en particulier via le renchérissement du pétrole et les perturbations du transport maritime dans le détroit d'Ormuz.
Les experts de l'institution redoutent que la situation ne dure. Si les goulets d'approvisionnement devaient persister plus longtemps qu'anticipé, l'inflation mondiale pourrait grimper à 4,4 %, contre un taux de 3,3 % enregistré en 2025. Pour 2026, la Banque mondiale table déjà sur une inflation de 4,0 %. Ces chiffres dépassent largement la cible de stabilité des prix visée par la plupart des banques centrales.
« Bei zwei Drittel der Volkswirtschaften wurden die Wachstumsprognosen seit Januar nach unten korrigiert », a fait savoir l'institution. Le Fonds monétaire international (FMI) avait déjà abaissé en avril sa prévision pour 2026 de 0,2 point, à 3,1 %, tout en avertissant que ce scénario présupposait une guerre d'ampleur, d'intensité et de durée limitées et un retour au calme économique d'ici la mi-2026.
Les pays pauvres durement frappés
Les conséquences sociales s'annoncent lourdes pour les pays les plus vulnérables. D'après la Banque mondiale, un quart des pays en développement seront plus pauvres fin 2026 qu'en 2019, et la proportion grimpe à un tiers pour les pays à faible revenu. Dans les États fragiles ou touchés par un conflit, environ la moitié de la population devrait disposer de moins de revenus qu'avant la pandémie de Covid-19.
Face à l'aggravation de la situation, la Banque mondiale a annoncé qu'elle prévoyait de mobiliser entre 50 et 60 milliards de dollars pour soutenir les gouvernements des pays en développement et les exploitations agricoles. Au début de la crise, l'institution avait déjà engagé entre 20 et 25 milliards de dollars d'aide d'urgence, précise-t-elle.
Une réponse financière de la Banque mondiale
« Sollten der Konflikt und die wirtschaftlichen Folgen anhalten, könnte die Finanzierung durch die Weltbankgruppe über einen Zeitraum von 15 Monaten auf 80 bis 100 Milliarden US-Dollar erhöht werden », ajoute l'institution. Le FMI prévoit pour sa part un rebond à 3,2 % en 2027 si les tensions s'apaisent, tandis que la Banque mondiale table sur 2,8 % en 2027 et 2028, à condition que l'approvisionnement énergétique se normalise, que les politiques monétaires se desserrent et que le commerce se redresse.
Sur les marchés financiers, l'annonce a ravivé l'aversion pour le risque. La Bourse de Francfort a terminé en baisse mercredi, le DAX cédant 0,97 % à 24 195,31 points, après avoir brièvement perdu jusqu'à 1,6 % dans la séance, et le MDAX reculant de 1,11 % à 31 292,79 points. Les pertes persistantes dans le secteur technologique américain et les tensions au Moyen-Orient ont alimenté l'incertitude.
Réaction des marchés financiers
L'analyste de marché Timo Emden, d'Emden Research, a résumé le sentiment des investisseurs : « Trump's heightened rhetoric in connection with the conflict in the Middle East is a reminder that geopolitical risks continue to simmer below the surface. » Sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump avait écrit : « Sie haben zu lange gebraucht, um einen für sie grossartigen Deal auszuhandeln, jetzt müssen sie die Konsequenzen tragen! »
Les données américaines d'inflation récemment publiées ont certes un peu apaisé les craintes liées aux taux d'intérêt à court terme, sans pour autant lever le voile sur l'orientation future de la politique monétaire de la Réserve fédérale. La Banque mondiale prévient : si le conflit n'est pas désamorcé d'ici fin juillet, les risques d'un décrochage plus marqué de l'économie mondiale se concrétiseront.
Pour l'institution, l'enjeu dépasse désormais la seule conjoncture : à moyen terme, c'est la capacité des pays les plus pauvres à rattraper leur retard de développement qui est en jeu, dans un contexte où la pandémie de Covid-19, puis la flambée des matières premières, continuent d'éroder les acquis des dernières années.
Questions & Réponses
Pourquoi la Banque mondiale a-t-elle revu à la baisse sa prévision de croissance pour 2026 ?
Elle invoque la hausse de l'inflation, l'envolée des prix de l'énergie et l'escalade militaire entre les États-Unis et l'Iran, qui perturbe notamment le transport maritime dans le détroit d'Ormuz.
Quel niveau de croissance mondiale est attendu en 2026 ?
L'institution prévoit désormais une croissance de 2,5 % du PIB mondial en 2026, contre 2,9 % en 2025, ce qui représenterait le rythme le plus faible depuis la pandémie de Covid-19.
Quelle aide la Banque mondiale prévoit-elle de mobiliser pour les pays en développement ?
Elle prévoit de fournir entre 50 et 60 milliards de dollars, et indique que ce montant pourrait être porté à 80-100 milliards sur quinze mois si le conflit et ses conséquences économiques se prolongent.