L'Italie désactive 850 radars anciens – de nouvelles réglementations pour les radars de vitesse entrent en vigueur
Rome, 12 juillet 2026
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En Italie, de nouvelles réglementations pour les radars de vitesse sont entrées en vigueur dimanche. Environ 850 des quelque 4 000 radars installés doivent être temporairement désactivés, car ils ne satisfont pas aux nouvelles exigences.
Rome, 12 juillet 2026
En Italie, de nouvelles réglementations pour les radars de vitesse sont entrées en vigueur dimanche, à la suite desquelles environ 850 des quelque 4 000 radars installés ont dû être temporairement désactivés.
Contexte du décret
Le décret du ministère des Transports, adopté en juin et désormais publié au Journal officiel, prévoit que les radars de vitesse devront à l'avenir disposer d'une homologation de type formelle. « 850 installations ne satisfont pas aux nouvelles exigences en raison de leur âge et doivent être désactivées », indique le communiqué. Pour les quelque 3 150 autres appareils déjà installés, des dispositions transitoires s'appliquent.
Le contexte du décret est un litige juridique qui dure depuis des décennies concernant l'homologation des radars. « En effet, le ministère des Transports s'est toutefois contenté pendant des années d'une homologation plus simple », comme l'indique le rapport. La Cour de cassation italienne avait clarifié dans plusieurs arrêts que les deux procédures d'homologation ne sont pas juridiquement équivalentes.
La nouvelle réglementation doit mettre fin à cette situation. « La réglementation doit mettre fin à un litige qui dure depuis des décennies. L'objectif est de réglementer de manière uniforme l'homologation des radars », selon le ministère. Pour la première fois, une procédure uniforme est ainsi établie pour l'homologation de type des radars de vitesse.
Ce que prévoit la nouvelle réglementation
Dès l'introduction du Code de la route italien il y a 34 ans, il était déjà prévu que les radars et autres radars de vitesse doivent obtenir une homologation de type formelle avant leur mise en service. Cette exigence n'a toutefois pas été mise en œuvre de manière cohérente dans la pratique pendant longtemps.
Le vide juridique a eu des conséquences notables : les personnes sanctionnées pour excès de vitesse pouvaient souvent contester avec succès devant les tribunaux, car le contrôle avait été effectué avec un appareil non dûment homologué. « les amendes ne peuvent plus être infligées avec des radars de vitesse ne disposant pas de l'homologation de type prescrite », précise le nouveau décret.
À l'avenir, tous les appareils devront être étalonnés avant leur mise en service et satisfaire à des exigences techniques nettement plus strictes. « De plus, des contrôles techniques sont prévus tous les douze mois », indique la réglementation. « Si le certificat de contrôle expire, l'appareil ne peut pas être utilisé jusqu'à un nouveau contrôle réussi et aucune amende ne peut être infligée. »
Conséquences pour les communes et les automobilistes
Selon le ministère des Transports, la désactivation concerne environ un cinquième des quelque 4 000 radars installés à l'échelle nationale. Pour les 3 150 autres appareils, des dispositions transitoires s'appliquent, de sorte que le fonctionnement peut se poursuivre pour l'instant. L'objectif est d'éviter que la surveillance du trafic dans les communes ne s'effondre complètement.
La mesure intervient à un moment où les contrôles de vitesse sont de toute manière très controversés en Italie. « Les radars sont extrêmement controversés en Italie depuis des années », écrit l'agence de presse APA. Pour les communes italiennes, les recettes des amendes issues des contrôles de vitesse constituent un poste important du budget communal.
Dans le même temps, des experts soulignent la question de la sécurité routière. « Chaque année, encore trop de personnes perdent la vie dans la circulation routière en Italie », indique le rapport. Dans ce contexte, des spécialistes avertissent que la désactivation temporaire des 850 appareils pourrait être interprétée par certains automobilistes comme un laissez-passer. « Des experts mettent en garde contre les excès de vitesse que la désactivation pourrait être comprise comme un blanc-seing – notamment au vu du trafic de vacances. »
Contrôles et amendes
Le décret oblige les autorités compétentes à vérifier immédiatement le fonctionnement des installations concernées et, le cas échéant, à engager une mise à niveau ou un nouvel achat. Les communes qui dépendent des recettes des amendes doivent s'attendre à des interruptions prolongées, jusqu'à ce que les appareils remplissent les nouvelles conditions.
Avec la nouvelle réglementation, le ministère des Transports entend avant tout créer une sécurité juridique. À l'avenir, il ne devrait plus être nécessaire de faire la distinction entre une simple homologation et une homologation de type complète. La procédure uniforme définit les contrôles techniques qu'un appareil doit subir avant de pouvoir être utilisé sur la voie publique.
Les contrôles techniques réguliers tous les douze mois doivent également garantir que les valeurs mesurées restent fiables à long terme. Les violations des nouvelles dispositions peuvent entraîner la mise hors service d'un appareil et la possibilité de contester les amendes déjà infligées.
Perspectives de mise en œuvre
Dans l'ensemble, il apparaît que la réforme a des conséquences non seulement techniques, mais aussi juridiques et financières. Alors que les automobilistes doivent s'attendre à moins de contrôles, les communes et les autorités doivent mettre leurs installations en conformité avec les nouvelles exigences. Les observateurs s'attendent à ce que la transition prenne plusieurs mois.
Le gouvernement italien avait adopté le décret en juin et l'avait publié au Journal officiel. Avec l'entrée en vigueur dimanche, la phase de mise en œuvre commence désormais. Le ministère des Transports a annoncé qu'il accompagnerait étroitement le processus et examinerait, si nécessaire, d'autres dispositions transitoires au cas où certaines communes ne pourraient pas respecter les délais.
À long terme, la réforme devrait contribuer à réduire le nombre de contestations réussies contre les amendes et à améliorer la sécurité routière. La question de savoir si cet objectif sera atteint dépend, selon les experts, essentiellement de la rapidité avec laquelle les communes concernées mettront à niveau ou remplaceront leurs installations.
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