Mondial hockey 2026 : l'Autriche doit battre les USA | actualites360
L'Autriche face à son destin : un exploit impératif contre les États-Unis pour atteindre les quarts de finale du Mondial
ZURICH, le 25 mai 2026
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Summary
L'équipe d'Autriche de hockey sur glace joue sa survie dans le tournoi ce mardi à Zurich. Seule une victoire contre les États-Unis, champions olympiques en titre, peut leur ouvrir les portes des quarts de finale du Championnat du monde.
ZURICH, le 25 mai 2026
L'avenir de l'Autriche dans ce Championnat du monde de hockey sur glace se résume à un match couperet, mardi à Zurich, où une victoire contre les États-Unis est impérative pour espérer se qualifier pour les quarts de finale.
Un week-end de Pentecôte glacial pour les espoirs autrichiens
Le week-end de Pentecôte, marqué par une chaleur écrasante de plus de 30 degrés à Zurich, a pourtant été d'une froideur extrême pour l'équipe nationale autrichienne. Les hommes de l'équipe de Roger Bader ont subi deux défaites consécutives qui ont lourdement hypothéqué leurs chances de progression dans le tournoi. Une défaite 6-2 contre l'Allemagne, suivie d'un revers 5-2 face à la Finlande, a placé l'Autriche dans une position extrêmement précaire.
Malgré ces résultats décevants, l'espoir demeure, du moins sur le papier. La configuration de la poule offre encore une chance de qualification pour les quarts de finale. Cependant, le chemin est étroit et ne tolère aucun faux pas. L'équation est simple et brutale : seule une victoire contre les États-Unis, champions olympiques en titre, permettra à Henrik Neubauer et à ses coéquipiers de poursuivre leur route.
La rencontre décisive est programmée pour ce mardi à 16h20, et sera diffusée sur ORF 1. La pression est immense sur les épaules des joueurs autrichiens, qui n'ont plus le droit à l'erreur face à l'une des nations les plus redoutables du hockey mondial. Le défi est de taille, mais l'état d'esprit au sein du groupe semble résolu.
"Ich glaube an uns," a déclaré un attaquant des Black Wings avant cette finale avant l'heure.
Les États-Unis assurent l'essentiel dans la douleur face à la Hongrie
De leur côté, les Américains ont rempli leur contrat ce week-end à Zurich, mais non sans quelques sueurs froides. Opposés à la Hongrie, un adversaire largement à leur portée, ils se sont imposés sur le score de 7 à 3, conservant ainsi intactes leurs propres chances de voir les quarts de finale. La rencontre a pourtant été plus disputée que ne le laisse penser le score final.
Les États-Unis ont démarré la rencontre sur les chapeaux de roues, prenant rapidement le large. La superstar de la NHL Matthew Tkachuk a doublé la mise avant la première pause, portant le score à 2-0 à la 19e minute. La domination américaine s'est accentuée dans le deuxième tiers-temps grâce à des buts de Ryan Leonard à la 23e minute et d'un nouveau but de Faulk à la 28e, creusant un écart apparemment décisif de 4 à 0.
Pourtant, le match a failli basculer dans l'inattendu. La Hongrie, loin d'abdiquer, a sonné la révolte dans le dernier tiers-temps. Csanad Erdely a d'abord sauvé l'honneur à la 31e minute, mais c'est surtout en fin de match que la tension est montée d'un cran. Deux buts hongrois signés Erdely à la 48e et Gabor Tornayai à la 55e minute ont ramené le score à deux buts d'écart, faisant trembler le favori américain. Le dernier but de Max Plante, inscrit 27 secondes seulement avant la sirène finale pour le 7-3, n'a eu qu'une valeur statistique, scellant un succès au forceps.
La statistique la plus révélatrice de cette rencontre reste la domination écrasante des Américains au tir, avec un total de 48 tirs contre seulement 17 pour les Hongrois. Ce chiffre illustre la mainmise des États-Unis sur le jeu, malgré une fin de match poussive qui a rappelé que rien n'est jamais acquis dans ce tournoi.
La Norvège crée la sensation et rejoint les quarts après 14 ans d'attente
L'exploit du week-end est à mettre à l'actif de la Norvège. Les Scandinaves ont réalisé une performance majuscule en dominant la République tchèque, championne du monde en 2024, sur le score sans appel de 4 à 1. Cette victoire éclatante, obtenue à Fribourg, ne se contente pas de marquer les esprits : elle propulse directement la Norvège en quarts de finale, une première depuis 14 ans.
La dernière présence norvégienne à ce stade de la compétition remontait à l'édition 2012, qui s'était déroulée à Stockholm et Helsinki. Le succès contre les Tchèques a été forgé dès les premières minutes de jeu. Les Norvégiens ont réalisé un départ canon, avec un but éclair de Havard Östrem Salsten dès la 3e minute, suivi de près par Michael Brandsegg-Nygard qui a doublé la mise à la 7e minute, portant le score à 2-0.
La réaction tchèque est intervenue avant la fin du premier tiers-temps, grâce à une réalisation de Jaroslvan Chmelar à la 16e minute. Mais ce but n'a été qu'un sursaut sans lendemain. Les favoris tchèques se sont ensuite heurtés à un mur nommé Henrik Haukeland, le gardien norvégien, qui a multiplié les arrêts décisifs. En seconde période, Martin Ronnild à la 48e minute, puis de nouveau Brandsegg-Nygard, ont scellé le sort de la rencontre, infligeant à la République tchèque sa deuxième défaite du tournoi, mais la première dans le temps réglementaire.
Ce succès retentissant permet à la Norvège de dépasser son illustre adversaire au classement et de s'installer solidement à la deuxième place du groupe, synonyme de qualification directe pour la phase à élimination directe.
Les autres forces en présence : l'Allemagne assure, l'Italie reléguée
Dans les autres rencontres du week-end, l'Allemagne a, comme les États-Unis, rempli son contrat en s'imposant 6-3 face à la Grande-Bretagne. La rencontre a été maîtrisée de bout en bout par les Allemands, qui menaient déjà 3-0 après le premier tiers-temps. La profondeur de l'effectif allemand s'est illustrée par la diversité de ses buteurs : six joueurs différents ont trouvé le chemin des filets au cours de la partie.
La lutte pour le maintien a, quant à elle, rendu son verdict. Dans le duel direct opposant la Slovénie à l'Italie, les Slovènes, donnés favoris, ont assumé leur statut en s'imposant 5-1. Le scénario du match a pourtant été indécis dans un premier temps. L'Italie, qui avait impérativement besoin d'une victoire dans le temps réglementaire pour espérer se sauver, a même ouvert le score à la 23e minute. Cependant, la seconde moitié du match a été un cavalier seul des Slovènes, qui ont passé la vitesse supérieure pour déborder complètement le promu italien.
Cette défaite scelle le destin de l'Italie dans cette compétition. La Squadra Azzurra devient la deuxième équipe reléguée en Division 1, après la Grande-Bretagne, et quittera donc l'élite mondiale à l'issue de ce championnat.
Un duel à élimination directe pour le dernier ticket
Tous les regards sont désormais tournés vers le duel décisif de mardi. La situation est limpide : les États-Unis et l'Autriche se disputeront le dernier billet disponible pour les quarts de finale dans un affrontement direct. Pour le tenant du titre américain, une victoire dans le temps réglementaire est également nécessaire pour distancer définitivement l'Allemagne et l'équipe de Roger Bader dans la course à la phase finale.
La pression est donc partagée, mais l'enjeu est identique pour les deux nations. Les Américains, mal