Olympia-Referendum Hamburg 2026: 1,3 Millionen stimmen ab | actualites360
Hambourg vote sur sa candidature olympique pour 2036, 2040 ou 2044
HAMBOURG, Allemagne – 29 mai 2026
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Summary
Environ 1,3 million d'électeurs hambourgeois sont appelés aux urnes ce dimanche pour se prononcer sur la candidature de la ville aux Jeux Olympiques et Paralympiques de 2036, 2040 ou 2044. Le vote, qui se déroule dans 178 bureaux et par correspondance, déterminera l'avenir d'un projet soutenu par le Sénat rouge-vert mais critiqué pour ses risques financiers.
HAMBOURG, Allemagne – 29 mai 2026
Les Hambourgeoises et les Hambourgeois se prononcent ce dimanche lors d'un référendum décisif sur la candidature de leur ville pour l'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d'été de 2036, 2040 ou 2044.
Environ 1,3 million de personnes âgées d'au moins 16 ans sont appelées à voter jusqu'à 18 heures dans 178 bureaux de vote répartis dans la ville. Le scrutin a déjà débuté il y a plusieurs semaines par correspondance, et près de 500.000 électeurs ont d'ores et déjà fait leur choix par cette voie. La question posée est sans ambiguïté : "Je suis pour que la Confédération allemande des sports olympiques (DOSB) propose la Ville libre et hanséatique de Hambourg comme site d'accueil pour les Jeux Olympiques et Paralympiques des années 2036, 2040 ou 2044".
Le Statistikamt Nord doit présenter les premiers résultats vers 18h30, et l'ensemble des bulletins devrait être dépouillé d'ici 22 heures. Ce vote ravive le souvenir de l'échec cuisant de 2015, lorsque les Hambourgeois avaient rejeté une candidature pour les Jeux de 2024, poussant le Sénat dirigé par le Premier bourgmestre Peter Tschentscher (SPD) à tout mettre en œuvre pour éviter un nouveau camouflet.
Un concept compact et durable au cœur de la ville
Le projet olympique hambourgeois mise sur la compacité et la durabilité. Sur les 33 sites de compétition prévus, 20 se situent directement dans l'espace urbain, dont 17 dans un rayon de seulement sept kilomètres autour du Heiligengeistfeld. Les organisateurs entendent utiliser les installations sportives existantes à 76 %, les 24 % restants devant être installés de manière temporaire.
Un élément central de la candidature est la construction d'une nouvelle arène multifonctionnelle à côté du Volksparkstadion pour les épreuves d'athlétisme. Le Hamburger SV, qui pourrait utiliser cette enceinte après les Jeux, soutient le projet. Le village olympique serait quant à lui érigé dans le quartier d'Altona avant d'être reconverti en logements et en "Science City", un projet d'urbanisme déjà planifié.
"Das Olympische Dorf soll in Altona entstehen und danach als ohnehin geplante 'Science City' sowie Wohnraum genutzt werden."
Le Premier bourgmestre Peter Tschentscher a défendu avec une ferveur inhabituelle cette vision d'un événement intégré au tissu urbain.
"Wenn wir dort eine Mehrheit bekommen, dann steht uns die Welt offen", avait-il déclaré, soulignant que le concept hambourgeois vise à ce que "es nachhaltig, inklusiv, klimafreundlich zugeht und dass wir eben (...) nicht Hamburg auf den Kopf stellen, sondern die Spiele in die Stadt integrieren".
La division politique et les échos de 2015
La candidature est portée par le Sénat rouge-vert de Peter Tschentscher (SPD) et de la deuxième bourgmestre Katharina Fegebank (Verts), avec le soutien de l'opposition CDU. Le parti Die Linke s'y oppose en revanche fermement. Dans l'espace public, le rapport de force visuel est écrasant : selon une enquête du "Hamburger Abendblatt", près des trois quarts des quelque 28.000 affiches sont favorables à la candidature.
"Die Aufsteller der Initiative 'NOlympia' und der Linken gehen beinahe unter in der Farbenflut des Logos der Hamburger Olympia-Kampagne."
Les opposants, emmenés par l'initiative "NOlympia", reprennent les arguments qui avaient prévalu en 2015 : des risques financiers incalculables et des nuisances pour la population, la ville et l'environnement en raison du trafic, des chantiers et de la hausse des loyers. Eckart Maudrich, porte-parole de NOlympia, juge le budget prévisionnel largement sous-évalué.
"Die Investitionskosten von etwa 1,3 Milliarden Euro sind viel zu gering veranschlagt", a-t-il affirmé.
Le site internet de NOlympia cible également le Comité International Olympique, dénonçant "un club suisse dont les dirigeants se nomment eux-mêmes, se définissent comme bénévoles et empochent jusqu'à 1,6 million d'euros par an".
Des soutiens enthousiastes et des regards tournés vers la concurrence
La candidature peut compter sur des soutiens de poids, à l'image du joueur de tennis professionnel Alexander Zverev, dont l'enthousiasme est affiché sur une banderole.
"Als Hamburger bin ich begeistert von der Idee, diesen Olympischen Geist in meiner Heimatstadt zu sehen", peut-on lire.
Susanne Eibig, professeure de sport, voit dans les expériences passées un argument en faveur du projet.
"Das zeigt, dass die Spiele positive Auswirkungen haben und selbst die Bewerbung dafür. Hamburg ist mit dem Referendum 2015 gescheitert, hat durch das damals entwickelte Active-City-Programm aber dem Breitensport einen echten Schub geben können", a-t-elle expliqué.
Un opposant rencontré dans le quartier de Schanzenviertel a toutefois rétorqué que les améliorations des infrastructures sportives étaient possibles sans les Jeux, preuve que le débat reste vif.
Hambourg n'est pas seule en lice au niveau national. Berlin, Munich et la région Rhin-Ruhr sont également candidates. Lors de référendums locaux, la population de Munich a approuvé le projet à 66,4 % en octobre dernier, et celle de la région Rhin-Ruhr à 66,0 % en avril. Kiel, ville partenaire de Hambourg pour les épreuves de voile, a également dit "oui" à 63,5 %. Peter Tschentscher s'était dit satisfait d'un résultat de 50 % plus une voix, mais un score nettement supérieur renforcerait la position de Hambourg face à ses concurrentes. Philipp Seier, un habitant de Hambourg ayant vécu à Berlin, estime que la ville hanséatique a de bons atouts.
"Ich glaube, Hamburg wird von den anderen unterschätzt. Sollte das Referendum für Olympia ausfallen, hat die Stadt aber gute Chancen", a-t-il déclaré, ajoutant que Berlin, avec son déficit budgétaire bien plus élevé, a d'autres priorités et qu'une attribution des Jeux de 2036 à la capitale serait historiquement délicate, un siècle après les Jeux de 1936.
Le calendrier d'une décision internationale
Si le "oui" l'emporte ce dimanche, le chemin sera encore long. Une commission d'évaluation du DOSB examinera les concepts finaux des candidats allemands, qui doivent être déposés avant le 4 septembre. La décision sur le projet qui sera présenté au niveau international interviendra ensuite. Le DOSB ne s'attend pas à ce que le CIO attribue les Jeux d'été de 2036 avant 2027.
Le résultat de ce soir déterminera si Hambourg poursuit ce marathon olympique ou si, comme en 2015, la volonté populaire met un terme prématuré à l'aventure.
Questions & Réponses
Quelle est la question exacte posée lors du référendum de Hambourg ?
La question est : "Je suis pour que la Confédération allemande des sports olympiques (DOSB) propose la Ville libre et hanséatique de Hambourg comme site d'accueil pour les Jeux Olympiques et Paralympiques des années 2036, 2040 ou 2044".
Quels sont les principaux arguments des opposants à la candidature olympique de Hambourg ?
Les opposants, menés par l'initiative "NOlympia", dénoncent des risques financiers incalculables, des coûts d'investissement sous-évalués