Fusillade à Stade : les enquêteurs examinent l'achat d'une arme une semaine avant les faits
Stade, 02 juillet 2026
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Summary
Après les tirs meurtriers à Stade ayant fait six morts, les indices d'un acte prémédité se multiplient : le suspect, âgé de 45 ans, aurait acheté l'arme du crime une semaine auparavant au Kurfürstendamm à Berlin. La police a mis en place une commission d'enquête pour meurtre, et le mandat d'arrêt pour sextuple homicide a été décerné mardi.
Stade, 02 juillet 2026
Après les tirs meurtriers dans un établissement d'aide à la jeunesse à Stade ayant fait six morts, les enquêteurs disposent de nouvelles informations concernant le suspect présumé : l'homme de 45 ans aurait acheté l'arme du crime – un Beretta modèle 70 – environ une semaine avant les faits au Kurfürstendamm à Berlin.
Achat de l'arme à Berlin une semaine avant les faits
Selon le NDR, qui se réfère à ses propres recherches, l'homme de 45 ans, originaire de la région de Hanovre, aurait acheté l'arme à Berlin et aurait payé, avec 21 munitions, environ 4 000 euros. Les indices d'une préparation des faits, survenus lundi dernier, se multiplient ainsi. La police avait interpellé le tireur présumé sur les lieux du crime.
D'après les premières investigations, l'arme est un Beretta modèle 70. La police a dans un premier temps refusé de s'exprimer sur les détails de la provenance de l'arme et a renvoyé aux enquêtes en cours menées par la commission d'enquête pour meurtre mise en place.
Mandat d'arrêt pour sextuple meurtre
Le tribunal d'instance de Stade a décerné mardi après-midi un mandat d'arrêt pour sextuple meurtre à l'encontre du suspect de 45 ans, comme l'a annoncé le parquet en soirée. Le parquet reproche à l'homme d'avoir agi avec perfidie et pour des motifs particulièrement bas.
Lors de l'attaque survenue lundi dans un établissement d'aide à la jeunesse de la région de Hanovre à Stade, quatre femmes et deux hommes ont perdu la vie. Trois des personnes tuées étaient des employés de l'aide à la jeunesse de la région de Hanovre. Cette attaque par arme à feu a provoqué l'effroi dans tout le pays.
La commission d'enquête pour meurtre prend en charge les investigations
La police a annoncé mardi qu'une commission d'enquête pour meurtre avait pris en charge les investigations. Cette commission spéciale a été mise en place car, en raison de l'ampleur et de la complexité des faits, les enquêtes devaient être conduites par une unité spécialisée. Elle devait reprendre les investigations « en raison de l'ampleur et de la complexité des faits », a indiqué la police mardi.
La région de Hanovre s'est dite bouleversée par la perte de trois de ses employés. « Nos pensées et notre profonde compassion vont aux familles, aux amies et amis des personnes tuées ainsi qu'à toutes les collègues et tous les collègues qui doivent surmonter cet événement inconcevable », a communiqué la région de Hanovre. Le président fédéral Steinmeier s'est également dit « profondément bouleversé ».
Débat sur la violence envers les agents de la fonction publique
Le Syndicat allemand des fonctionnaires (DBB) a entre-temps attiré l'attention sur un problème structurel. Le président du DBB, Geyer, a déclaré à la « Rheinische Post » : « Seit Jahren weise der Verband auf die wachsende Zahl von Gewalttaten gegen Beschäftigte des öffentlichen Dienstes hin. » Les faits survenus à Stade doivent être l'occasion d'améliorer la protection des employés de la fonction publique.
Au centre des investigations figure également le passé du mis en cause en lien avec son ancienne compagne et leur fille commune. Selon des informations de la « Süddeutsche Zeitung » (SZ), du NDR et de la WDR, la fille avait été amenée, alors qu'elle était un nourrisson d'environ cinq semaines, par ses parents en urgence dans une clinique à Hanovre.
Antécédents : nourrisson traité en clinique
D'après la SZ, le NDR et la WDR, les parents avaient présenté l'incident à la clinique comme un accident. Les médecins traitants de la clinique ont, selon le parquet, déposé plainte contre l'homme de 45 ans auprès de la police, car ils se seraient notamment sentis menacés par son comportement agressif. Dans cette affaire, il y avait eu un soupçon de maltraitance sur enfant.
Un tribunal familial avait finalement ordonné que le nourrisson soit réuni avec sa mère. Après la sortie de la clinique de Hanovre, la mère et l'enfant avaient été réunis le 26 avec l'homme de 45 ans. Par la suite, d'autres incidents documentés en lien avec l'enfant auraient eu lieu.
La marraine conteste la version des parents
Une version divergente des antécédents a été présentée par la marraine de l'enfant dans un courrier qu'elle a envoyé par e-mail au NDR et à d'autres médias – trois jours avant la date du rendez-vous dans l'établissement de Stade, où elle aurait accompagné l'homme de 45 ans. Elle évoque au contraire, au sujet du séjour à l'hôpital, des « Widersprüchen, Ungereimtheiten und unzulänglichen Dokumentationen des medizinischen Personals ».
Entre autres, les services de la jeunesse n'auraient apparemment pas eu connaissance de manière complète de la version des parents sur les circonstances de l'accident. Du point de vue de la marraine, il y aurait eu des indices d'un déroulement non naturel de l'incident. Cette vision des choses contredit les déclarations du mis en cause.
Dans les heures qui ont suivi les faits, tant la mère de 34 ans de la fille commune que la compagne du suspect présumé de 45 ans avaient été libérées de la garde à vue. Selon les enquêteurs, aucune investigation supplémentaire n'est pour l'instant menée à leur encontre. Le parquet de Stade ne s'est dans un premier temps pas exprimé sur d'éventuels mobiles au-delà du mobile déjà connu.
Hommage prévu à Hanovre
Mercredi (14h00), un hommage doit être rendu à Hanovre aux trois employés de l'aide à la jeunesse de la région de Hanovre. La cérémonie funèbre se déroulera dans l'intimité la plus stricte. La région de Hanovre a annoncé qu'un accompagnement psychologique serait proposé à tous les employés.
Ce message a été diffusé le 01.07.2026 dans le programme Deutschlandfunk. La couverture des faits se poursuit. Les enquêteurs continuent de demander aux témoins pouvant fournir des informations sur les événements de se signaler à la police.
Questions & Réponses
Quelle arme le suspect de Stade aurait-il utilisée ?
Selon les premières investigations, il s'agit d'un Beretta modèle 70, que l'homme de 45 ans aurait acheté, selon des informations du NDR, environ une semaine avant les faits au Kurfürstendamm à Berlin. Il aurait payé environ 4 000 euros pour l'arme et 21 munitions.
Combien de personnes ont été tuées à Stade ?
Lors de l'attaque survenue lundi dans un établissement d'aide à la jeunesse à Stade, quatre femmes et deux hommes ont été tués. Parmi les victimes figurent trois employés de l'aide à la jeunesse de la région de Hanovre.
Que s'est-il passé dans les antécédents concernant l'enfant du suspect ?
Selon des informations de la SZ, du NDR et de la WDR, la fille du suspect avait été amenée dans une clinique à Hanovre alors qu'elle était un nourrisson d'environ cinq semaines, après que les parents eurent présenté l'incident comme un accident. Un tribunal familial a ensuite ordonné que le nourrisson soit réuni avec sa mère.
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