Frida-Levy-Gesamtschule à Essen : plus de la moitié de la classe 10c obtient l'Abitur
Essen, 17 juillet 2026
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Summary
À la Frida-Levy-Gesamtschule d'Essen, 13 élèves sur 25 de la classe 10c ont obtenu les notes de l'Abitur – dans une école où plus de 90 % des apprenants ont un parcours migratoire. Des enseignantes et des élèves témoignent d'un travail relationnel intense, de migrations familiales et du souhait de rendre quelque chose à leurs parents.
Essen, 17 juillet 2026
À la Frida-Levy-Gesamtschule d'Essen, où plus de 90 % des quelque 1 300 élèves ont un parcours migratoire, 13 jeunes sur 25 de la classe 10c ont obtenu les notes de l'Abitur.
Qu'est-ce qui est nouveau depuis le 17 juillet 2026
Mise à jour du 17 juillet 2026 : à la Frida-Levy-Gesamtschule d'Essen, qui présente l'indice social scolaire « neuf » le plus élevé, 13 élèves sur 25 de la classe 10c ont obtenu l'Abitur. La reporter de la WDR s'est rendue sur place dans cette école située à proximité de la gare centrale d'Essen, dont les bâtiments semblent vétustes.
La Frida-Levy-Gesamtschule en bref
Qu'est-ce qui est nouveau depuis le 17 juillet 2026
La classe 10c : 16 pays, une salle de classe
Depuis le dernier reportage, c'est surtout la dimension personnelle de l'histoire qui s'est accentuée. La reporter de la WDR a parlé avec Bilal, 16 ans, qui, malgré le stress et le deuil, a obtenu les notes de l'Abitur. Il déclare : « Ich habe jetzt das geschafft, was ich wollte, ich habe meine Eltern stolz gemacht. » Pour la plupart des élèves de sa classe, le diplôme scolaire a été un véritable exploit, indique le reportage. De plus, les journalistes ont dressé le portrait des deux enseignantes principales de la 10c et mis en lumière leur rôle de référentes de longue date.
Le travail relationnel plutôt que seul l'enseignement
La Frida-Levy-Gesamtschule en bref
Histoires migratoires dans la salle de classe
La Frida-Levy-Gesamtschule se trouve à proximité de la gare centrale d'Essen. Selon la reporter de la WDR, les bâtiments semblent vétustes. L'école accueille quelque 1 300 élèves. Plus de 90 % d'entre eux ont un parcours migratoire, et une part notable des apprenants perçoit des aides publiques. Avec l'indice social scolaire « neuf », l'école atteint le niveau le plus élevé attribué en Rhénanie-du-Nord-Westphalie – un indicateur de défis sociaux particulièrement importants dans son environnement.
L'Abitur néanmoins réservé à une minorité de la classe
La classe 10c : 16 pays, une salle de classe
Bilal veut lui-même devenir enseignant
Dans la classe 10c, les élèves sont originaires de 16 pays différents. Selon le reportage, il n'y a dans la classe qu'un seul enfant sans parcours migratoire. Cette diversité marque le quotidien, mais comporte aussi des obstacles : « Sprachliche Barrieren waren für mich auch schwierig », rapporte une élève. L'enseignante Bayrak, qui accompagne la classe depuis la cinquième, répond sans hésiter à la question de savoir si elle et sa collègue sont un modèle : « Für die meisten schon. »
Perception de l'égalité des chances
Le travail relationnel plutôt que seul l'enseignement
Contexte statistique
L'une des deux enseignantes principales décrit son quotidien de travail avec surprise : « Ich hatte mir mehr Unterricht vorgestellt und weniger Beziehungsarbeit », dit-elle, « aber es ist ganz viel Beziehungsarbeit, die ich persönlich sehr mag und schätze, wodurch man eine enge Verbindung aufbauen kann. » La relation entre les enseignants et les adolescents semble familière. Une seconde enseignante ajoute : « In bestimmten Punkten kann ich besser nachvollziehen, was die Schüler beschäftigt. » Elle fait ainsi allusion à ses propres expériences biographiques, sans les développer davantage dans le reportage.
Réactions et mise en perspective
Histoires migratoires dans la salle de classe
Perspectives
Plusieurs adolescents de la 10c racontent que leurs parents ont délibérément choisi de venir en Allemagne pour leur offrir de meilleures chances. Ainsi, l'élève Ofa déclare : « Meine Eltern haben mir eine bessere Chance gegeben und sind nach Deutschland gekommen. » Une camarade ajoute : « Meine Eltern sind damals extra für uns aus Syrien geflüchtet und hierhergekommen. » Cette histoire familiale motive les adolescents, comme le souligne un autre élève : « Ich möchte mich anstrengen und ihnen etwas zurückgeben. » Il ajoute : « Um uns eine Zukunft zu sichern. »
L'Abitur néanmoins réservé à une minorité de la classe
Malgré les succès, le bilan de la classe 10c reste mitigé : seuls 13 élèves sur 25 ont obtenu les notes de l'Abitur. Les 12 autres obtiendront un autre diplôme. Le taux de réussite à l'Abitur de cette classe est certes supérieur à la moyenne fédérale pour les élèves sans passeport allemand, mais inférieur à la moyenne globale : selon l'Office fédéral de la statistique, en 2024/2025, environ 34 % des élèves titulaires d'un passeport allemand en Allemagne ont obtenu l'Abitur, contre un peu plus de 11 % pour les jeunes sans nationalité allemande.
Bilal veut lui-même devenir enseignant
Bilal, 16 ans, a obtenu les notes de l'Abitur malgré le stress et le deuil. « An denen », dit-il un peu plus fort en regardant ses enseignantes, « nehme ich mir ein großes Vorbild. » Pour lui, son projet professionnel est désormais arrêté : « Ich möchte Lehrer werden. » Ses enseignantes l'auraient beaucoup soutenu. Par ce choix, il s'inscrit dans un motif qui traverse les générations : rendre quelque chose à ses parents, venus en Allemagne au prix de grands sacrifices.
Perception de l'égalité des chances
Malgré leurs réussites personnelles, la plupart des adolescents de la 10c ne se voient pas bénéficier de l'égalité des chances. C'est ce qui ressort du reportage de la WDR. Les différences structurelles – mesurées par l'indice social scolaire « neuf » et par la part largement supérieure à la moyenne d'apprenants percevant des aides publiques – continuent, selon le reportage, de marquer la conscience des élèves. L'un d'eux formule ainsi les choses : « Wenn wir harte Arbeit investieren und darum kämpfen, denke ich, dass wir den Chancenunterschied zunichtemachen können. Indem wir uns zusammenreißen und alles geben. »
Contexte statistique
La Frida-Levy-Gesamtschule illustre, avec ses données, un sujet largement débattu au niveau national. Alors que, durant l'année scolaire 2024/2025, selon l'Office fédéral de la statistique, environ 34 % des élèves titulaires d'un passeport allemand ont obtenu l'accès aux études supérieures, cette proportion était d'un peu plus de 11 % chez les jeunes sans nationalité allemande. Avec un taux de réussite à l'Abitur d'environ 52 %, la classe 10c de la Gesamtschule d'Essen dépasse nettement cette moyenne – malgré l'indice social scolaire « neuf » et une proportion d'élèves issus de l'immigration supérieure à 90 % dans l'ensemble de l'école.
Réactions et mise en perspective
L'émission « Morgenecho » sur WDR 5 a repris cet exemple le 17 juillet 2027 à 6 h 23. Dans le reportage, le lien étroit entre les enseignants et la classe est cité comme une explication possible du succès. Parallèlement, les déclarations des adolescents montrent que de tels résultats ne peuvent être tenus pour acquis : nombre d'élèves ont dû composer avec le deuil, la pression familiale et des obstacles linguistiques tout en travaillant à l'obtention de leur diplôme.
Perspectives
Le reportage de la reporter de la WDR montre clairement que le succès de la 10c n'est pas condamné à rester un cas isolé. Tant les élèves que les enseignants soulignent qu'un travail relationnel étroit et de longue haleine – parfois sur plus de cinq ans – a été déterminant. Reste à savoir si d'autres classes de la Frida-Levy-Gesamtschule pourront obtenir des résultats similaires lors des prochaines promotions d'Abitur. La WDR a annoncé qu'elle continuerait à suivre l'évolution au sein de l'école.
Essen : Frida-Levy-Gesamtschule – la classe 10c obtient | actualites360