Étude révèle une nette augmentation de l'infertilité diagnostiquée chez les femmes entre 35 et 49 ans
Vienne, 07 juillet 2026
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Summary
Une analyse publiée dans la revue spécialisée « The Lancet Obstetrics, Gynaecology & Women's Health » montre pour 204 pays une augmentation des cas d'infertilité diagnostiquée chez les femmes entre 35 et 49 ans, passant d'environ 27 millions de cas en 1990 à près de 54 millions en 2023. Des spécialistes viennois mettent toutefois en garde contre les mauvaises interprétations et pointent des faiblesses méthodologiques de l'extrapolation.
Vienne, 07 juillet 2026
Une étude internationale dirigée par Yuanyuan Du montre que le nombre de cas diagnostiqués d'infertilité chez les femmes entre 35 et 49 ans est passé dans le monde d'environ 27 à près de 54 millions entre 1990 et 2023.
Augmentation mondiale des diagnostics
L'analyse a été publiée mardi dans la revue spécialisée « The Lancet Obstetrics, Gynaecology & Women's Health ». Elle se fonde sur les données de l'étude Global Burden of Disease (GBD), qui examine les évolutions dans 204 États entre 1990 et 2023. L'équipe de recherche autour de Yuanyuan Du, du Hangzhou Institute of Medicine et de l'Académie chinoise des sciences, a pour ce faire exploité des données issues de la littérature spécialisée et de bases de données.
« Betroffen seien insbesondere Frauen im Alter zwischen 35 und 49 Jahren », heißt es in der Studie. Demnach stieg die weltweite Rate diagnostizierter Fälle je 100.000 Frauen in dieser Altersgruppe im genannten Zeitraum deutlich an. Insgesamt hätten sich die Diagnosen „von rund 27 Millionen auf fast 54 Millionen" erhöht.
Les chercheurs voient notamment une cause dans le fait que de nombreuses femmes souhaitent avoir des enfants à un âge nettement plus avancé qu'auparavant – et n'y parviennent pas ensuite en raison d'une infertilité liée à l'âge. „Vor allem wohlhabendere Länder seien betroffen, in denen Frauen im Mittel später Kinder bekommen."
Contexte : ovocytes et facteurs de risque
À partir d'environ 35 ans, la réserve ovocytaire ainsi que la qualité des ovocytes diminuent nettement. La probabilité d'une grossesse s'en trouve réduite. Le succès d'une grossesse dépend essentiellement de l'âge de l'ovocyte. Des maladies telles que l'endométriose, le syndrome des ovaires polykystiques, les maladies métaboliques ou le surpoids sont aujourd'hui diagnostiquées plus fréquemment et contribueraient à ce risque.
À l'échelle mondiale, environ huit à douze pour cent des couples connaîtraient des problèmes de fertilité, indique l'étude. Les femmes seraient globalement plus souvent concernées que les hommes.
Base de données et comparaison entre pays
Les valeurs mentionnées portent sur la proportion d'infertilité diagnostiquée dans l'ensemble de la population des 35-49 ans – et non sur le taux d'infertilité biologique chez les femmes ayant actuellement un désir d'enfant. Selon les données, la moyenne mondiale s'élève à 6907 cas pour 100 000 femmes. L'Espagne se situe, avec 2226, nettement en dessous de la moyenne mondiale ; la Belgique arrive en tête des valeurs européennes citées, avec 8499 cas pour 100 000 femmes.
La spécialiste viennoise de la médecine reproductive Beda Hartmann replace les résultats avec nuance. « Die Zahl der Paare mit unerfülltem Kinderwunsch ist sicherlich gestiegen, aber das bedeutet nicht automatisch, dass die biologische primäre Sterilität bei Frauen im gleichen Ausmaß zugenommen hat. » Elle s'attend toutefois à ce que l'intérêt pour ce qu'on appelle le Social Egg Freezing – c'est-à-dire la congélation préventive d'ovocytes non fécondés – augmente dans les années à venir. „Zu empfehlen sei, die Eizellen bereits mit 25 Jahren einzufrieren."
Critiques venues de Vienne
Eva Beaujouan, professeure de démographie à l'Université de Vienne, qui n'a pas participé à l'étude, formule des critiques appuyées auprès du Science Media Center allemand. « Es wäre falsch anzunehmen, die Ergebnisse würden einen Anstieg der Unfruchtbarkeit bei Frauen mit Kinderwunsch zeigen. » L'étude ne saisit pas une valeur de risque individuelle, mais un indicateur populationnel. Elle ne pourrait pas non plus confirmer que les différences entre pays rapportées dans la comparaison internationale existent réellement.
Beaujouan met particulièrement en doute les valeurs concernant l'Autriche, qui semblent « viel zu hoch ». L'Autriche n'est ni en tête pour ce qui est des naissances tardives, ni en pointe dans le recours à la procréation médicalement assistée ; le nombre de traitements de FIV par femme se situe dans la moyenne européenne, voire en dessous. La méthodologie et, en particulier, l'extrapolation ne sont pas non plus décrites de manière suffisante : „Wie präzise die präsentierten Werte tatsächlich sind, lasse sich nur schwer beurteilen".
La démographe viennoise attribue le report du projet de fondation d'une famille à l'allongement des études, à l'incertitude économique et au chômage des jeunes. „Menschen bekommen Kinder in höherem Alter aufgrund längerer Studienzeiten, wirtschaftlicher Unsicherheit und Jugendarbeitslosigkeit." Des facteurs tels que l'allongement de l'espérance de vie et l'évolution des valeurs et des attitudes jouent également un rôle. „Zudem werde in jüngeren Jahren anderen Aktivitäten wie etwa der Karriere oder Reisen Vorrang eingeräumt."
Conséquences politiques
En guise de réponse politique, Beaujouan réclame des conditions cadres fiables. „Ein Staat müsse dafür ausreichend in verlässliche Kinderbetreuung und unterstützende Infrastruktur investieren, sodass jede Person, die Kinder haben möchte, dies in dem von ihr gewünschten Alter tun kann." Il ne sera probablement pas possible d'inverser la tendance, „aber vielleicht stabilisieren". Une évaluation antérieure de l'OMS pour la période 1990-2021 n'avait pas constaté d'augmentation nette de la fréquence de l'infertilité à l'échelle mondiale.
Le présent constat repose sur des diagnostics et non sur une infertilité biologique mesurée ; sa portée est donc limitée s'agissant du risque réel pour les femmes ayant un désir d'enfant.
(Klaus Taschwer, 7.7.2026)
Infertilité chez les femmes à partir de 35 ans : étude | actualites360